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EDMONTON- La formation canadienne s'attendait à son plus gros test du Championnat mondial junior, lundi, face à la Finlande. Ç'aura finalement été une autre victoire à sens unique.

Grâce à un gain de 6-3, les hommes de Dave Cameron ont conclu la ronde préliminaire avec une fiche parfaite et ont obtenu leur billet pour un duel contre la Suisse en quarts de finale. On peut dès lors s'avancer et affirmer que ça ne risque pas de trop inquiéter les favoris locaux.
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« Les gars savent où ils en sont dans le tournoi, a fait valoir le pilote. Ils connaissent bien l'enjeu. Il faudra simplement leur rappeler de jouer à notre façon, celle qui nous donne les meilleures chances de l'emporter. »
Mason McTavish, avec un but et deux passes, Connor Bedard et Ridly Greig, un but et une aide chacun, ont une fois de plus sonné la charge du côté canadien. Brennan Othmann et Tyson Foerster ont aussi touché la cible alors que le Canada s'est forgé une avance de 3-0 dès le premier vingt pour ne plus regarder derrière.
L'attaquant québécois William Dufour a complété la marque dans un filet désert en fin de match, après avoir été frustré deux fois en échappée pendant la rencontre.
« Je pense qu'il va falloir que je lui donne des conseils en échappée », a rigolé son compatriote Joshua Roy. « Je vais lui montrer ma feinte pour battre le gardien entre les jambes. »
Au rythme où vont les choses, on peut se demander si une nation réussira véritablement à donner du fil à retordre aux Canadiens avant la finale. L'unifolié a dominé ses adversaires 27-7 au chapitre des buts marqués à ses quatre premiers matchs et a également eu le dessus sur la Suède 4-3 en match préparatoire.
« On ne veut pas embarquer dans le jeu des comparaisons, on veut juste jouer à notre façon, a dit Dufour. Si on joue comme aujourd'hui, on n'est pas inquiets. De match en match, on s'est améliorés. À partir de maintenant, tous les matchs sont sans lendemain alors on va jouer le tout pour le tout. »
Samuel Helenius, en fin de première période, Joakim Kemell et Roby Jarventie, au dernier vingt, ont assuré la timide riposte des Finlandais. Le but de Kemell aurait d'ailleurs dû être refusé puisque la rondelle a touché au filet protecteur quelques secondes avant qu'il marque, mais aucune reprise n'a permis de le confirmer.
« Les joueurs qui étaient sur le jeu ont dit qu'ils avaient vu la rondelle toucher au filet, a résumé Cameron. Les gars ont arrêté de jouer pendant quelques secondes. On m'a dit que la reprise n'était pas concluante, mais mes joueurs étaient convaincus de ce qu'ils avaient vu. Je leur ai fait confiance. »
Dylan Garand n'a pas été mis à l'épreuve bien souvent dans les 40 premières minutes de jeu, mais il a vu plus d'action au dernier engagement quand ses coéquipiers ont écopé de quatre pénalités consécutives. Le portier de 20 ans a repoussé 22 rondelles. De l'autre côté, Leevi Merilainen a connu une soirée de travail en dents de scie, réalisant 31 arrêts.
Muselés
On était en droit de s'attendre à une meilleure opposition de la Finlande, surtout que son premier trio, composé de Kemell, Aatu Raty et Roni Hirvonen, fonctionnait à plein régime depuis le début du tournoi.
Les trois complices ont été tenus loin de la zone payante tout au long de la soirée par la brigade canadienne.
C'est d'ailleurs le trio de Greig, Dufour et Roy - trois joueurs habituellement plus offensifs - qui a obtenu le mandat de les garder loin de la feuille de pointage. Ils ont rempli leur mission à la perfection.
« Ils sont imposants et ils protègent bien l'enclave, a observé Raty. Ils ont gagné les batailles. Je pense qu'on a obtenu assez de tirs de qualité, mais nous n'avons pas été assez combatifs devant le filet pour nous emparer des retours ou voiler la vue de leur gardien. »
Même l'unité d'avantage numérique de la Finlande, qui avait inscrit huit buts en 13 occasions, n'a marqué qu'une fois en cinq tentatives dont deux 5-contre-3. Elle s'est également montrée anémique lors d'une pénalité majeure imposée à Will Cuylle pour avoir donné du genou en troisième période.
« Ç'a déraillé du côté de l'indiscipline, a reconnu Nathan Gaucher. Mais ç'a démontré qu'on est une vraie équipe et qu'on est là les uns pour les autres. On a écoulé la punition de cinq minutes sans trop leur laisser de chances. Ça veut tout dire d'une équipe.