MONT-TREMBLANT – Samuel Montembeault, Jake Allen ou Cayden Primeau… Martin St-Louis ne sait pas quel gardien il enverra dans la mêlée pour le match inaugural des Canadiens de Montréal cette saison, dans moins d’une semaine.
« Je ne sais pas qui (sic)… Les trois sont encore en compétition », a affirmé l’entraîneur du Tricolore, jeudi, à l’issue de la séance d’entraînement de l’équipe à Mont-Tremblant.
Avant le camp d’entraînement, Montembeault était pressenti pour être le gardien de confiance, mais il ne s’est pas démarqué au point d’obtenir le titre au cours des dernières semaines. En deux sorties préparatoires, il a cédé cinq buts en 33 lancers. On peut en dire autant du vétéran Allen, qui a permis six buts sur 41 tirs. Le jeune Primeau a peut-être le mieux paru, avec trois buts accordés en 44 lancers.
Les prochaines journées, surtout le dernier match préparatoire à Ottawa samedi, devraient permettre à St-Louis de se faire une tête. Sinon, il se pourrait qu’on amorce la saison avec un ménage à trois devant le filet. Même si ce n’est jamais la solution optimale, ou la solution qui fait le bonheur d'hommes masqués.
« Ça se passe bien pour moi », a assuré Montembeault quand on l’a interrogé sur la situation, jeudi. « Les trois, on s’entend super bien. Nous sommes de bonnes personnes. On gère bien ça avec Éric (Raymond, l’entraîneur des gardiens). À l’entraînement mercredi, vous avez sans doute remarqué, on est allé à tour de rôle sur l’autre patinoire pour peaufiner notre technique pendant une vingtaine de minutes. Aujourd’hui (jeudi), je suis allé sur la glace avant les deux autres pour pratiquer des choses. Demain (vendredi), ce sera le tour d’un autre. »
Le Québécois âgé de 26 ans a dit s’attendre à ce que le principe d’alternance en vigueur entre Allen et lui, la saison dernière, se poursuive en début de campagne.
Il semble toutefois que Primeau n’ait pas dit son dernier mot. Le gardien âgé de 24 ans a un atout dans sa manche cette année : le processus de ballottage par lequel il doit obligatoirement passer, advenant qu'on décide de le rétrograder à la fin du camp. C’est donc dire qu’on courrait le risque de perdre ses services pour rien. Les dirigeants vont donc bien soupeser la décision qu’ils s’apprêtent à prendre.
« Nous sommes trois bons gardiens, tous les trois capables de faire le travail. Ce sera à nous de bien performer si nous en voulons davantage », a terminé Montembeault.




















