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QUÉBEC - Alexandre Carrier a très hâte que la nouvelle saison des Predators de Nashville se mette en branle. Pour deux raisons : premièrement, parce qu'il est en parfaite santé; et, deuxièmement, parce que le vent de renouveau qui souffle sur l'organisation vient raviver l'enthousiasme des joueurs.

« Ce vent de fraîcheur va faire du bien à l'organisation », a argué le défenseur natif de Québec, âgé de 26 ans, dans le cadre du Pro-Am Gagné-Bergeron, la semaine dernière. « Nous sommes tous fébriles pour le début du camp d'entraînement. Personnellement, j'ai très hâte que ça recommence parce que j'ai eu ma part de blessures la saison dernière. »

Carrier a été limité à 43 matchs au cours desquels il a cumulé neuf points (deux buts, sept passes).

Les Predators ont raté les séries pour la première fois depuis 2013-14, soit après huit présences de suite au tournoi printanier.

Le changement majeur, c'est l'entrée en scène de Barry Trotz comme directeur général, en remplacement de l'incontournable David Poile, nouvellement retraité. Poile était là pour les premiers battements de coeur des Predators dans la LNH en 1999. Son successeur, Trotz, est un visage connu au Tennessee puisqu'il a été l'entraîneur des Predators entre 1998 et 2014.

Autre changement significatif derrière le banc : Andrew Brunette succède à John Hynes, qui était aux rênes depuis 2020.

Aussitôt en fonction, Trotz a apposé sa signature sur la culture d'organisation qu'il souhaite créer. Il s'est départi de deux attaquants de premier plan en Ryan Johansen, qu'on a échangé à l'Avalanche du Colorado, et en Matt Duchene, dont on a racheté les trois dernières années de contrat.

La grande acquisition a été la mise sous contrat de l'attaquant Ryan O'Reilly sur le marché des joueurs autonomes. O'Reilly est un gagnant de la Coupe Stanley (2019, Blues de St. Louis) et Trotz souhaite que le leadership du vétéran dépeigne sur les meneurs en devenir.

Le nouveau DG a également engagé le vétéran défenseur Luke Schenn, un autre gagnant de la Coupe Stanley (2020 et 2021, Lightning de Tampa Bay).

« On s'attendait à une saison morte fort occupée, a admis Carrier. C'est 'plate' de voir des coéquipiers et des amis partir. Ce n'est pas que l'atmosphère était négative, mais des changements sont prévisibles quand vous ne participez pas aux séries éliminatoires. Des changements, parfois ça ne fait pas de tort. »

Sur le plan personnel, celui qui a été un choix de quatrième tour des Predators en 2015 (115e au total) souhaite essentiellement demeurer en santé. Il n'a joué que 14 matchs à partir de janvier, dont seulement trois après le 24 janvier.

« Ça allait très bien avant que je me blesse, a-t-il mentionné. J'avais connu un lent début de saison, mais ça s'était bien replacé. Je veux poursuivre dans la même voie, me présenter au camp en forme et avoir du plaisir. »

EDM@NSH: Carrier donne la victoire aux Predators

La saison précédente, Carrier s'était établi comme un joueur à temps plein à la ligne bleue des Predators. Il avait connu beaucoup de succès en amassant 30 points (trois buts, 27 aides) en 77 matchs, en ayant Mattias Ekholm comme partenaire de jeu. Or, Ekholm a été échangé aux Oilers d'Edmonton à la date limite des transactions en mars.

« Mattias, c'était un peu comme mon Patrice Bergeron », a imagé Carrier, qui est un autre grand admirateur des qualités athlétiques et humaines de l'ancien capitaine des Bruins de Boston. « J'ai énormément appris de lui. C'est un vrai professionnel dans tout ce qu'il fait. Il m'avait pris sous son aile dès mon arrivée. J'ai été triste de le voir partir. Ç'a fait mal. »

\Article écrit avec la collaboration de Sébastien Deschambault, directeur de la rédaction LNH.com*