Un mandat taillé sur mesure pour Lecavalier
Le nouveau conseiller spécial des Canadiens est prêt à relever un autre défi aux côtés de St-Louis et Hughes

Le Québécois de 41 ans s'est vu confier le poste de conseiller spécial aux opérations hockey des Canadiens vendredi, et il va rejoindre plusieurs amis très proches au sein de l'organisation : son ancien coéquipier Martin St-Louis, embauché comme entraîneur du Tricolore le 9 février, et son ancien agent Kent Hughes, directeur général de l'équipe depuis le 18 janvier.
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« Je n'ai pas envoyé mon CV à 30 équipes de la LNH pour obtenir un poste comme celui-là », a lancé Lecavalier au cours d'une rencontre avec les médias par visioconférence. « La présence de Martin et Kent dans l'organisation, et le fait qu'il s'agisse des Canadiens de Montréal ont fait en sorte que je n'ai pas eu à y réfléchir longtemps.
« De plus, le poste a été structuré afin que ça fonctionne pour moi et ma famille, et que je puisse demeurer en Floride. »
Les tâches qui vont lui incomber à titre de conseiller spécial couvrent un éventail très large, et c'est exactement ce qui enthousiasme le natif de L'Île-Bizard.
« Ce que j'aime surtout, c'est que je vais pouvoir aider dans tous les départements de l'équipe, que ce soit pour le dépistage ou le personnel des joueurs, ou encore pour discuter avec les joueurs de l'équipe, les entraîneurs, ou encore avec Kent et Jeff [Gorton] », a dit Lecavalier.
« Je suis là pour soutenir Kent et les opérations hockey, mais aussi pour remplir des mandats précis. »
L'ancien porte-couleurs du Lightning de Tampa Bay, des Flyers de Philadelphie et des Kings de Los Angeles semble s'être déjà fait confier quelques-uns de ces mandats au cours des dernières semaines, même si le Tricolore a officiellement annoncé son embauche vendredi.
Lecavalier a en effet indiqué qu'il avait souvent parlé à Hughes après les matchs du Tricolore afin qu'il puisse donner au DG son opinion sur la partie ou encore sur des joueurs en particulier. Il a aussi mentionné avoir regardé, à la demande de Hughes, plusieurs vidéos de l'espoir Emil Heineman, finalement acquis lundi dans la transaction qui a fait passer Tyler Toffoli aux Flames de Calgary.
« Il a confiance dans mon évaluation des joueurs, a assuré Lecavalier. Nous avons une bonne chimie, mais nous ne sommes pas toujours d'accord, et c'est ce qui est intéressant. La décision finale revient à Kent, mais moi je lui donne mon avis. »
Le père de trois enfants âgés de 8, 10 et 11 ans a assuré qu'il n'était pas question pour lui d'occuper un plus grand rôle à court terme au sein de l'organisation. Il a ainsi réfuté les rumeurs qui avançaient qu'il s'était fait offrir le poste de directeur général adjoint de l'équipe.
« Un poste comme celui-là, c'est à temps plein, ça implique de déménager à Montréal. Ça ne marchait pas pour moi et ça ne m'a tout simplement pas été proposé », a tranché Lecavalier.
St-Louis, parmi les meilleurs
Alors que les Canadiens ont posé les premiers jalons de ce qui a tout l'air d'être une reconstruction, le tout premier choix du repêchage 1998 de la LNH est persuadé que tout est en place pour que l'organisation retrouve son prestige passé dans un avenir pas si lointain.
Il a notamment noté la présence de jeunes joueurs prometteurs comme Nick Suzuki et Cole Caufield, en plus de vanter la vision à long terme de Hughes, qu'il a comparée à celle qui a permis au Lightning de s'élever au rang de puissance de la Ligue année après année.
« Les joueurs veulent gagner, mais aussi faire partie du processus qui va éventuellement pouvoir te faire gagner, si ce n'est pas cette année, peut-être dans deux ans, a avancé Lecavalier. Pour ça, il faut croire aux jeunes joueurs de l'organisation, et au projet que l'entraîneur te propose. »
À ce sujet, Lecavalier n'a exprimé aucun doute quant aux capacités de son bon ami St-Louis à connaître du succès derrière le banc.
« Je ne veux pas mettre encore plus de pression sur ses épaules, mais il pourrait devenir l'un des meilleurs entraîneurs, a soumis Lecavalier. Il connaît tellement bien ce sport, il est capable de saisir le pouls de son équipe et il communique tellement bien avec ses joueurs. Je sais comment il peut être dans un vestiaire.
« Il n'est là que depuis une semaine, mais on peut sentir que les joueurs ont acheté son plan, qu'ils veulent apprendre, et je suis persuadé qu'ils seront encore meilleurs dans une semaine. »
La présence de St-Louis ne peut qu'aider Montréal à attirer d'éventuels joueurs autonomes de premier plan, a ajouté Lecavalier.
« Si l'équipe courtise un joueur offensif de premier plan, elle peut lui dire qu'elle possède le meilleur entraîneur pour lui, quelqu'un qui sait comment il réfléchit et qui peut le rendre meilleur. »
Pour comprendre d'où vient l'enthousiasme de Lecavalier concernant la présence d'un entraîneur inspirant au sein de l'organisation montréalaise, il faut savoir qu'il s'agissait pour lui d'un critère essentiel lorsqu'il s'est retrouvé joueur autonome sans compensation pour la seule fois de sa carrière en 2013.
Appelé à expliquer pourquoi il n'avait pas choisi de poursuivre sa carrière à Montréal, Lecavalier a expliqué avoir été séduit par l'entraîneur Peter Laviolette des Flyers de Philadelphie. Michel Therrien était le pilote des Canadiens à l'époque.
« Les Flyers n'étaient même pas sur ma liste, mais quand j'ai rencontré Laviolette, j'ai eu un coup de cœur et je trouvais qu'il me comprenait vraiment. »
À défaut d'avoir endossé le chandail des Canadiens pendant sa carrière de joueur, Lecavalier se réjouit de pouvoir aider l'organisation à retrouver ses lettres de noblesse dans un autre rôle.
« Montréal a toujours occupé une place spéciale pour moi, tout comme le logo des Canadiens, donc de faire partie de l'organisation aujourd'hui et de pouvoir l'aider m'enthousiasme au plus haut point », a déclaré Lecavalier.
« L'objectif est toujours de gagner, et je suis très heureux de me joindre à Martin, Kent et Jeff afin de faire passer l'équipe à un autre niveau. Je pense que je vais faire du très bon travail. »

















