Mark Scheifele sitting down with

Dans le cadre des textes de la série « Tête-à-tête avec… », nous nous entretenons avec des acteurs du monde du hockey afin d'en apprendre plus sur leur vie sur la glace et à l'extérieur. Cette édition met en vedette l'attaquant des Jets de Winnipeg Mark Scheifele.
HENDERSON, Nev. - Mark Scheifele sait qu'il règne un sentiment d'urgence chez les Jets de Winnipeg à l'approche de cette nouvelle saison.

Les Jets, qui accueilleront les Rangers de New York le 14 octobre en lever de rideau, veulent rebondir après avoir échoué à participer aux séries éliminatoires la saison dernière, une première depuis 2016-17. Et ils savent que le temps commence à presser avec le noyau actuel. Scheifele, l'attaquant Blake Wheeler, les défenseurs Brenden Dillon et Dylan DeMelo et le gardien Connor Hellebuyck ont chacun deux années restantes à leur contrat avant d'être libres comme l'air.
« Il n'y a pas beaucoup de gars qui sont sous contrat à long terme, a noté Scheifele. Nous avons peu de temps pour connaître du succès, et nous avons plusieurs joueurs plus vieux qui veulent avoir du succès dès maintenant. Nos attentes en tant qu'équipe sont élevées. Je pense que c'est une bonne chose. »
Winnipeg (39-32-11) a terminé à huit points des Predators de Nashville et de la deuxième place de quatrième as dans l'Association de l'Ouest la saison dernière. Le plus gros changement durant la saison morte a été l'embauche de l'entraîneur Rick Bowness pour remplacer Dave Lowry. Même si peu de changements ont été apportés à la formation, Scheifele croit que son équipe a le potentiel de revenir en force.
« Notre équipe compte plusieurs joueurs fantastiques, a dit Scheifele. Notre top-6 en attaque est plutôt dynamique. Nous avons beaucoup de bons joueurs. Nous avons des joueurs talentueux qui peuvent marquer, nous avons une très bonne brigade défensive et nous avons un des meilleurs gardiens de la Ligue. Donc, nous avons les éléments nécessaires. Il suffit de les combiner de la bonne façon. »
LNH.com s'est entretenu avec Scheifele pendant la Tournée nord-américaine des médias des joueurs de la LNH le 16 septembre. L'attaquant de 29 ans, qui a récolté 70 points (29 buts, 41 passes) en 67 matchs la saison dernière, a bien voulu discuter de la culture chez les Jets, de ses observations quant à son rendement de la dernière saison, de son avenir et de divers autres sujets :
Après son embauche, Bowness a soutenu qu'il fallait possiblement changer la culture au sein de l'équipe. Puis, est venue la décision de retirer le titre de capitaine à Wheeler et de commencer la saison sans capitaine. Est-ce que Bowness t'a posé des questions quant à la culture quand tu l'as rencontré?
« Il m'a demandé ce à quoi ça ressemble dans le vestiaire, et je lui ai donné une réponse honnête en lui disant que nous avons un groupe tissé serré. Nous avons ici plusieurs bons gars qui adorent le hockey, qui veulent travailler sur leur jeu et qui veulent s'améliorer. Ça se passe très bien dans le vestiaire. Je pense que l'an dernier, nous étions un peu perdus. Nous semblions être à la recherche de quelque chose. Avec le départ de l'entraîneur et l'arrivée d'un nouveau pilote par intérim, nous étions un peu perdus. C'était un sentiment nul. Ce n'était pas plaisant. Mais nous sommes fébriles avec ce nouveau départ, avec de nouveaux entraîneurs, une nouvelle voix, de nouvelles idées, une nouvelle structure, etc. »
Comment évaluerais-tu ton jeu individuel de la saison dernière?
« Des montages russes. Il y a eu des séquences où j'aimais vraiment ma façon de jouer et il y a eu des moments où je n'aimais pas mon rendement. J'étais constamment à la recherche de sensations. Je me suis souvent retrouvé sur la glace en cherchant mes repères. J'ai commencé l'année en étant atteint de la COVID et j'ai été loin de la glace pendant 14 jours. Je pense que personne ne peut comprendre à quel point c'est difficile de ne pas être sur la glace pendant 14 jours pour un joueur de hockey. Je ne prends jamais 14 jours de congé, même pendant l'été. […] Ce fut donc une année où il y avait constamment de l'adversité. Une chose après l'autre. C'est pourquoi je suis vraiment excité par ce nouveau départ avec les nouveaux entraîneurs et plusieurs nouveautés. »
Lors du tournoi de golf (Manitoba Open) en août, tu as clarifié les propos que tu avais tenus à la fin de la saison concernant ton avenir avec les Jets. Tu as clairement mentionné que tu ne voulais pas partir. Est-ce que cette situation a été un poids sur tes épaules au cours de l'été?
« Pas vraiment. Tu ne peux pas trop t'attarder à ce genre de chose, car ce n'est pas ton travail. Ton travail est de jouer au hockey, alors je concentre mes énergies sur mon jeu, sur mon travail en gymnase, sur tous les détails que je peux faire pour devenir un meilleur joueur de hockey. Le reste, je n'y porte pas attention. »

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Tu es un membre des Jets depuis le retour de la concession à Winnipeg en 2011. Considères-tu que tu fais partie des fondations?
« Oui, c'est fou de penser que ça fait 11 ans que je suis ici. Je me vois encore comme un des jeunes et pourtant, je suis un des plus vieux de l'équipe. C'est fou de penser à ça, mais je ne connais rien à part les Jets de Winnipeg. Je mange, je dors et je respire pour les Jets de Winnipeg, alors ça explique pourquoi je me soucie autant de cette équipe. Voilà pourquoi mes commentaires à la fin de l'année ont été mal interprétés.
« Tout ce que j'essayais de dire, c'est que je me soucie de cette équipe et que je veux gagner. Je veux que cette organisation gagne. Je veux que les gens comprennent que je me soucie de cette organisation et des gars dans le vestiaire, et que tout ce que je veux est de gagner. Je veux que le plan pour chacun d'entre nous soit d'avoir une culture gagnante et d'apporter la Coupe Stanley à Winnipeg. »
Tu as apporté des changements à ton entraînement estival. Quel est le motif derrière ces changements et qu'as-tu fait de différent?
« J'ai changé d'entraîneurs. J'ai commencé à travailler avec (Brian Galivan) à Plymouth (au Michigan) dans le cadre du programme (de USA Hockey). Andrew Copp (ancien des Jets) est probablement mon meilleur ami. J'ai habité avec lui pendant plusieurs années à Winnipeg. Il a commencé à travailler avec lui l'été dernier et j'aimais beaucoup les entraînements qu'il faisait. Alors je les ai contactés afin de connaître leurs façons de faire, je leur ai donné les miennes, puis nous avons établi une très belle relation. J'ai passé beaucoup de temps au Michigan cet été.
« De bonnes séances là-bas : les frères Hughes (Jack des Devils du New Jersey et Quinn des Canucks de Vancouver), (le défenseur des Blue Jackets de Columbus Zach) Werenski, (l'attaquant des Canadiens de Montréal Cole) Caufield et (l'attaquant des Ducks d'Anaheim Trevor) Zegras y étaient. (L'attaquant des Red Wings de Detroit Dylan) Larkin y était. (L'attaquant des Jets) Kyle Connor y était. 'Dubi' (Pierre-Luc Dubois des Jets) y était à la fin de l'été. Plusieurs joueurs très talentueux. Plusieurs jeunes joueurs qui ont beaucoup d'habiletés et qui sont rapides. J'ai vraiment aimé mon temps là-bas et j'ai passé un bel été avec eux. »
Comment penses-tu que cela va t'être bénéfique?
« Depuis que la COVID m'a frappé, j'étais dans les limbes. Je n'étais pas capable d'aller au gym. Puis j'étais capable, mais je n'avais pas de programme. Je travaillais à moitié avec quelqu'un, je faisais les choses à moitié par moi-même et je n'avais pas les équipements appropriés. Ç'a rendu les choses difficiles. Alors c'était bien d'avoir un plan cet été. Ce que j'essayais d'accomplir était bien établi. Je savais ce que je devais améliorer. Ce fut quatre bons mois d'entraînement. »