MONTRÉAL – Nick Suzuki a marqué le but égalisateur avec 21 petites secondes à jouer pour guider les Canadiens de Montréal vers un gain de 4-3 en tirs de barrage contre les Panthers de la Floride, mardi, au Centre Bell.
Dans le vestiaire du CH après la rencontre, Suzuki a offert un constat très honnête de cette victoire contre les Panthers, une équipe décimée par les blessures.
« C’est bien de sortir de ce match avec deux points, mais nous n’étions pas très bons, a-t-il résumé. De gagner, c’est gros pour le classement. Nous aurons toutefois besoin de jouer du meilleur hockey d’ici la fin de la saison.
« Je crois que ça part de mon trio, a poursuivi Suzuki. J’avais un match assez brutal avant de marquer l’un des buts les plus faciles de ma carrière dans les dernières secondes. Notre trio était trop relaxe et trop mou. Nous aurons besoin d’élever notre jeu contre Tampa jeudi soir. »
Les mots de Suzuki ont fait écho jusqu’à la salle de conférence où Martin St-Louis rencontre les journalistes. Sans connaître le discours du numéro 14, St-Louis a analysé cette rencontre avec les mêmes lunettes.
« Je trouve que nous sommes flats depuis deux matchs, a dit l’entraîneur en chef. Nous avons trouvé une manière de gagner. Nous restons dans le peloton (pour le sommet de la division Atlantique). J’espère que notre prochain match (contre le Lightning) nous aidera à sortir de notre mode flat. »
Malgré des remaniements à trois de ses quatre trios avec les retours de Kirby Dach et d’Alexandre Texier, le CH n’avait pas son entrain des dernières semaines. La fameuse quête du 50e but de Cole Caufield semblait aussi envahir les pensées du principal intéressé, mais aussi de ses coéquipiers.
Si l’équipe restait très loin de son véritable visage, elle n’a pas oublié l’une de ses grandes forces. Le talent a fini par remonter à la surface.
« Même quand on est imparfait ou plus flat, on se garde proche au pointage, a noté St-Louis. Dans le passé, on se tirait plus dans le pied et on avait besoin d’un placement (trois buts) en troisième période. Cette année, on se tient dans le match même quand on ne joue pas du très bon hockey. Avec les cartes à notre disposition et notre talent, on sait qu’on peut aller chercher les gros buts. Et il y a des joueurs qui aiment ces moments-là. »


















