Quentin Miller est un homme occupé. Tellement occupé que le gardien des Remparts de Québec a déjà vu plus de caoutchouc, cette saison, que durant l’entièreté de la dernière campagne.
Et dire que la neige n’a même pas encore recouvert les plaines!
Le choix de quatrième ronde (128e) des Canadiens de Montréal a fait face à 433 tirs en 15 matchs jusqu’à maintenant, alors qu’il en avait affronté 426 en 20 rencontres, la saison dernière, alors qu’il agissait comme adjoint à William Rousseau au sein d’une équipe qui a tout raflé.
« Je joue beaucoup de matchs, et ça me permet vraiment de mieux me comprendre, de mieux me préparer et de mieux savoir comment je me sens, a-t-il énuméré, lors d’un entretien téléphonique. Ça m’aide dans ma préparation et ça m’en apprend beaucoup sur moi. C’est une adaptation, mais j’aime vraiment mieux ça. »
Une adaptation parce que le portier de 18 ans est désormais l’homme de confiance du nouvel entraîneur-chef Éric Veilleux, alors que la formation amorce un nouveau cycle après les conquêtes du Trophée Gilles-Courteau et de la Coupe Memorial, il y a quelques mois.
Cette reconstruction, pour reprendre un terme à la mode, vient évidemment avec un vent de jeunesse. Les Remparts (8-12-0) ne piétinent plus leurs adversaires, comme ce fut souvent le cas dans les deux dernières années. Leur inexpérience ouvre la porte à des erreurs et à des matchs légèrement plus corsés qu’ils ne devraient l’être.
Pas plus tard que la semaine dernière, Miller a dû se dresser devant un barrage de 51 lancers dans un revers de 4-1 face aux Huskies de Rouyn-Noranda.
« C’est le fun de recevoir des rondelles, a lancé le jeune homme. Ça me permet juste de m’améliorer. »


















