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Série Canada-Russie: Groulx débarque en pleine confiance

Le capitaine des Mooseheads de Halifax a bien l'intention de réussir là où il a échoué l'année dernière

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

SAINT-JEAN, Nouveau-Brunswick - Benoit-Olivier Groulx débarque à la Série Canada-Russie avec les même grandes ambitions et le même niveau de confiance que l'an dernier. La différence, c'est qu'on a la vague impression qu'il est désormais beaucoup plus près de son objectif.

Cet objectif - ce qu'il a en tête depuis qu'il a été ignoré par Hockey Canada en décembre dernier - c'est de représenter son pays au Championnat mondial junior (CMJ), qui se tiendra en République tchèque du 26 décembre au 5 janvier prochain.

Après avoir participé au Défi estival du CMJ, il aura deux autres occasions de se faire valoir devant les dirigeants de l'équipe canadienne alors que l'équipe étoile de la LHJMQ se mesurera aux Russes, lundi à Saint-Jean et mardi à Moncton.

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« L'an passé, je suis arrivé à la Série sur une très bonne séquence et j'étais en pleine confiance, a relaté l'attaquant des Mooseheads de Halifax. Je pensais avoir une place au camp de sélection, mais ça n'a pas été le cas. J'ai pris ça comme de l'expérience.

« Cette année, j'ai été nommé capitaine à Halifax, je récolte des points et on s'améliore en tant qu'équipe. Tout est positif en ce moment et j'arrive dans un bon état d'esprit. Je veux montrer que je peux représenter le Canada. »

Avec les cordes qu'il a ajoutées à son arc dans la dernière année, disons que l'espoir des Ducks d'Anaheim a raison d'aborder les choses avec positivisme.

Il a atteint le plateau des 80 points, dont 31 buts, en 65 matchs de saison régulière et a aidé les Mooseheads à atteindre la Finale de la Coupe du Président et celle de la Coupe Memorial par la suite. Même s'il n'a pas réussi à soulever ni l'une ni l'autre, il commence à être habitué aux matchs à haute intensité et à la pression - deux choses assez courantes au CMJ.

Le patineur de 6 pieds 2 pouces et 194 livres a également fort bien fait à son deuxième camp avec les Ducks, ce qui lui a permis de disputer quelques matchs préparatoires et de décrocher son contrat de recrue avec l'organisation californienne. 

Depuis ce temps, il est de retour à Halifax et occupe le deuxième rang des marqueurs l'équipe avec une récolte de six buts et 15 aides en 14 rencontres. Il a sans contredit le vent dans les voiles.

« Ça m'a pris un match à retrouver mon rythme (à mon retour d'Anaheim), a-t-il lancé en riant. Contre Drummondville, on aurait dit que je n'étais plus capable de patiner, je ne savais pas trop ce qui se passait. […] Après, ç'a bien été et ça va mieux depuis... Mes derniers matchs ont été très bons.

« Les dirigeants m'ont vu au Défi estival et ils savent à quoi s'attendre de ma part. Ils voulaient me voir plus rapide que je l'étais pendant l'été. Je me suis amélioré à ce niveau et j'arrive ici avec beaucoup de confiance. Mon but est de me tailler un poste dans l'équipe. »

Grandes responsabilités

Maintenant qu'il en est à sa quatrième saison à Halifax, le Québécois de 19 ans a désormais le mandat de sonner la charge offensivement au sein d'une formation qui a perdu plusieurs éléments-clés après la grosse saison qu'elle vient de connaître. 

Trois des cinq meilleurs marqueurs de l'équipe - Samuel Asselin, Arnaud Durandeau et Antoine Morand - ont fait le saut chez les professionnels, si bien que Groulx et Raphaël Lavoie, un autre aspirant à un poste au sein de la formation canadienne, doivent prendre le relais.

Ajoutez à cela le fait que Jean-Jacques Daigneault a pris la relève d'Éric Veilleux derrière le banc et vous avez un peu une idée du défi d'adaptation auquel font face Groulx et les Mooseheads (8-9-1).

« Nous avons une équipe vraiment jeune et des joueurs qui n'ont pas beaucoup d'expérience dans la Ligue, a-t-il commenté. Les jeunes doivent apprendre à jouer dans notre système et à ce rythme-là. C'est un ajustement et ça paraît un peu dans notre fiche, mais on progresse rapidement.

« Personnellement, je ne pense pas avoir de gros souliers à chausser. C'est la même chose que l'an dernier, j'essaie d'apporter le plus possible à l'équipe. Raphaël et moi, on se met beaucoup de pression sur les épaules parce qu'il y a beaucoup d'attentes envers nous. Ça va bien en ce moment. »

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