MONTRÉAL – Il y a de ces victoires qui peuvent représenter un tournant dans la saison d’une équipe. Même lorsqu’elle n’est vieille que de cinq matchs.
Le gain qu’ont obtenu les Sabres de Buffalo samedi face aux Panthers de la Floride, champions en titre de la Coupe Stanley, est peut-être l’un de ces moments qui laissent entrevoir de plus beaux jours pour une équipe qui tente de mettre fin à une disette de 14 ans sans séries éliminatoires.
Les Sabres ont blanchi les Panthers 3-0 dans un match où tout a fonctionné pour les locaux. Alex Lyon a bloqué les 32 tirs dirigés vers lui, puis le nouveau venu Josh Doan a marqué ses deux premiers buts de la campagne, entre autres. À quelques heures du duel opposant Buffalo aux Canadiens de Montréal, lundi, le capitaine Rasmus Dahlin se réjouissait encore de cette victoire.
« Chaque match est difficile dans cette ligue, mais on sait que si on joue de la bonne manière, on peut battre tout le monde. Reste à le faire chaque soir », a-t-il commenté.
« On n'a pas joué de la manière qu'on voulait lors des premiers matchs, mais contre la Floride, ç’a été l’inverse, a pour sa part analysé le défenseur Mattias Samuelsson. On a montré qu’on pouvait jouer de cette manière. Ce fut un bon match d’apprentissage pour le groupe. »
À la fin de cette rencontre où « tout le monde était sur la même page », dixit Samuelsson, les partisans présents au KeyBank Center ont réservé une ovation debout à leurs favoris. Une scène qui sortait de l’ordinaire sachant qu’une semaine plus tôt, ils étaient plusieurs à avoir lancé la serviette après un départ de 0-3-0.
« Évidemment, nos partisans étaient frustrés de la manière dont notre saison a commencé, et avec raison, mais la saison est longue, a rappelé l’attaquant vedette Tage Thompson. Il n’y avait que trois matchs joués, dont un à domicile. Je comprends quand même qu’ils en voulaient plus de notre part, mais on se concentre sur notre groupe et non sur le bruit extérieur, parce que ça va évidemment fluctuer pendant la saison. Si tu vas bien, ils seront avec toi, et si tu vas mal, tu vas obtenir de la haine. C’est la nature de notre ligue, on savait tous dans quoi on s’embarquait. »
Lundi, l’objectif de la troupe de Lindy Ruff sera de transposer les succès du week-end au match contre les Canadiens en soirée au Centre Bell. Les Sabres seront en quête d’un troisième gain de suite. La clé? Jouer avec rapidité et rendre la vie dure au Tricolore. En ce sens, les deux derniers matchs ont été un pas dans la bonne direction.
Le rendement des unités spéciales est un autre élément de réjouissance chez les Sabres depuis le début du calendrier régulier. L’avantage numérique pointe au sixième rang du circuit avec une efficacité de 27,8 %, tandis que l’infériorité numérique est au premier rang avec une fiche presque immaculée de 22 en 23. Thompson, l’un des piliers du jeu de puissance, et Samuelsson, utilisé à profusion à court d’un homme, avaient chacun une explication aux succès récents dans ces facettes.
« En avantage numérique, c’est facile de tomber dans le piège de trop en faire et de se compliquer la vie, a mentionné Thompson. Nous, on garde les choses simples, on tire des rondelles et on va au filet. On joue de manière directe et intense. Nos buts sont survenus quand il y avait de la circulation devant le filet. »


















