WALMAN CELY BADGE LAFLAMME

MONTRÉAL – Les Canadiens de Montréal ont été à la traîne pendant la majeure partie de la soirée, samedi. En recul 3-0 et 4-2, ils ont finalement forcé la tenue de la prolongation vers la fin du troisième vingt, avant de s’incliner 5-4 face aux Red Wings de Detroit au Centre Bell.

Le défenseur Jake Walman a tranché le débat en trompant la vigilance de Jake Allen à l’aide d’une violente frappe après 54 secondes de temps additionnel.

Joe Veleno, son sixième cette saison, Christian Fischer, Daniel Sprong et Alex DeBrincat, son 13e, ont été les autres marqueurs des Red Wings (14-7-3). Pour DeBrincat, il s’agissait de son 200e but dans la LNH.

« Nous nous sommes probablement tirés dans le pied avec quelques erreurs en troisième période », a commenté l’entraîneur Derek Lalonde. « Il faut leur donner du mérite aussi, ils ont poussé fort. Les gars ont tenu le coup et ont trouvé le moyen d’aller chercher les deux points. »

Justin Barron, Joel Armia, Nick Suzuki, avec son premier but en 10 matchs, et Gustav Lindström ont fourni les réussites du CH (10-11-3), qui encaisse un premier revers en cinq rencontres en prolongation cette saison.

Jake Allen a subi un sixième échec de suite devant le filet du Tricolore, malgré un effort de 28 arrêts. Son vis-à-vis Ville Husso a repoussé 26 tirs.

« Ça n’a pas été une grande première moitié de match pour nous, mais nous nous sommes accrochés, a analysé Allen. Nous avons résisté à quelques jeux de puissance, avant de réussir deux buts importants en troisième. L’aspect positif, c’est que nous avons soutiré un point, mais il y a des aspects à corriger. »

Les Canadiens tenteront d’apporter ces correctifs à l’occasion de l’affrontement à domicile contre le Kraken de Seattle, lundi (19h HE; RDS, SN).

Faux départ

Les visiteurs ont tôt fait de se forger une avance de trois buts en première période. Le Québécois Veleno a lancé les hostilités, à 7:21. Fischer a enchaîné en infériorité numérique, à 11:44, et Sprong a fait mouche à 19:21.

« Plusieurs gars n’étaient pas prêts, a déploré St-Louis. Ça arrive… Ce n’est pas facile quand tu ne pars pas les matchs à l’heure et que tu te tires dans le pied. »

Le capitaine Suzuki a fait remarquer que l’histoire se répète trop souvent pour ses coéquipiers et lui cette saison.

« Nous avons connu une très mauvaise première période. Ça ne doit pas arriver. Nous ne pouvons pas continuellement nous creuser des trous de la sorte », a-t-il manifesté son mécontentement. « Nous sommes revenus forts, mais nous devons éviter les mauvais départs. »

Heureusement pour les Canadiens, Barron a rétréci la marque avec six secondes à écouler à l’engagement initial.

« Ce but nous a donné de l’espoir », a noté St-Louis.

DET@MTL: Jake Walman saborde la tentative de remontée des Canadiens

Un tournant

Le CH allait s’approcher à un filet tôt en deuxième période. Armia a battu Husso à l’aide d’un tir des poignets lourd, à 4:07, au terme d’une descente en surnombre en infériorité.

Les Red Wings allaient toutefois profiter du restant du jeu de puissance afin d’augmenter l’écart à deux filets. DeBrincat a complété la stratégie de Seider et de Sprong, à 4:54.

Le Tricolore a par la suite loupé une occasion unique à cinq contre trois pendant 1:01. Ç’a possiblement été le tournant de la rencontre.

« J’ai pensé utiliser le temps d’arrêt à ma disposition, a confié St-Louis. Nous étions en retard de deux buts et je me suis dit que j’aurais peut-être besoin du temps d’arrêt plus tard. J’ai demandé aux gars s’ils étaient corrects et ils m’ont répondu oui. S’ils m’avaient dit le contraire, j’aurais utilisé le temps d’arrêt. »

Le pilote a ajouté que ses joueurs savaient quelles stratégies déployer, mais que les Red Wings ont fait de l’excellent travail afin de les contrer.

« Nous aurions dû faire davantage appel à notre instinct. Nous avons pu faire du meilleur travail. »  

Des changements payants

En troisième, St-Louis a modifié ses trios, ce qu’il fait rarement. Sean Monahan, qui avait amorcé le match avec Nick Suzuki et Cole Caufield, a été remplacé par Armia, qui était dans une bonne soirée. Monahan s’est retrouvé avec Jake Evans et Josh Anderson. Christian Dvorak avait Brendan Gallagher et Juraj Slafkovsky comme ailiers, Tanner Pearson étant relégué au sein de la quatrième unité.

« Je voulais créer une étincelle, ou n’importe quoi, parce que je trouvais que ça ne marchait pas, a expliqué St-Louis. Pour quelles raisons, je ne le savais pas. Comme entraîneur, on essaie d’apporter des ajustements. »

La stratégie a rapporté des dividendes. Suzuki a d’abord aminci l’écart en mettant fin à une disette de 0-en-28 en supériorité, à 4:12. Le défenseur Lindström a ensuite semé la frénésie chez les spectateurs, en marquant contre son ancienne équipe avec 3:59 à jouer.

« C’est toujours un bon sentiment (de marquer contre ses anciens coéquipiers) », a souligné Lindström, sourire en coin.

Mais Walman allait avoir le tout dernier petit mot… et les derniers pas de danse. Walman a célébré son but, en y allant de sa meilleure imitation de la danse appelée Griddy, inspirée d’un jeu vidéo.

« C’était plutôt bien », s’est autoévalué le héros de la soirée, avec amusement. « J’avais eu un peu de pratique la fois précédente que j’avais marqué en prolongation. »