MINNEAPOLIS – Ce ne fut pas un Picasso – loin de là – mais le Canada a obtenu le résultat qu’il souhaitait. Et dans un tournoi aussi court que le Mondial junior, c’est pas mal tout ce qui importe.
Cole Beaudoin et Brady Martin ont marqué deux fois chacun pour mener leur pays vers une victoire de 7-4 face à la Finlande, mercredi, dans le dernier match du tour préliminaire. Un match dans lequel le jeu défensif a été relégué au second plan. Peut-être même au troisième.
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« Ça signifie beaucoup pour moi de connaître une soirée comme celle-là », a dit Beaudoin, qui a aussi amassé une aide. « On sait que tout le monde regarde ce match en famille à la maison. Mais je n’y serais pas arrivé sans l’aide de mes coéquipiers. »
Malgré quelques difficultés, le Canada (3-1-0-0) a tout de même pris le premier rang du groupe B et a maintenant rendez-vous avec la Slovaquie (1-0-0-3) en quarts de finale, vendredi. Il tentera de franchir cette étape pour la première fois en trois ans.
Le défenseur Zayne Parekh a inscrit son quatrième but du tournoi en plus d’ajouter deux aides, tandis que Sam O’Reilly, qui avait déjà deux passes au compteur, a assuré la victoire dans un filet désert. Tij Iginla a aussi marqué pour le Canada, qui n’a jamais tiré de l’arrière dans ce match de ping-pong.
Caleb Desnoyers et Michael Hage ont tous les deux amassé deux aides dans la victoire.
« On a eu de grosses présences comme trio et on a fait face aux meilleurs éléments adverses à quelques reprises, a souligné Desnoyers. C’est tellement facile de jouer avec Cole et Sam. Ils travaillent tellement fort, ça me permet de tenter de générer plus d’attaque parce qu’ils sont les premiers sur la rondelle. »
Julius Miettinen, Oliver Suvanto, Lasse Boelius et Roope Vesterinen ont donné la réplique du côté des tenaces Finlandais, qui devaient se débrouiller sans leur capitaine Aron Kiviharju – leur défenseur le plus utilisé depuis le début du tournoi. Son absence a paru, surtout en première période.
Les deux équipes se sont échangé trois buts chacune sur huit tirs dès le premier vingt, et ce sont les deux gardiens qui en ont fait les frais. Carter George a profité d’une fin de match plus structurée, repoussant 14 tirs, tandis que Petteri Rimpinen a fait face à 31 lancers.
Le match a été tellement porté sur l’attaque que même George a amassé une mention d’aide, sur le but d’Iginla. Il a repoussé un tir avant que Parekh n’envoie Iginla en échappée avec une brillante passe.
« Ç’a été des montagnes russes d’émotions en première période, a dit le portier. On a donné l’avance trois fois, c’était vraiment fou. […] J’ai seulement essayé d’oublier ce qui s’était passé en début de match. Le plus important pour un gardien, c’est toujours le prochain lancer. »
Dale Hunter avait conservé la même formation que lors de l’éclatante victoire de 9-1 face au Danemark : l’attaquant Carter Bear et le défenseur Keaton Verhoeff ont donc disputé leur deuxième match. Ils ont été très peu utilisés, passant la majeure partie de la rencontre sur le banc.
Comme sur une glace extérieure
Les deux équipes ont semblé laisser l’aspect défensif de côté en première période pour s’éclater offensivement. Au grand plaisir des amateurs, plus bruyants et plus nombreux qu’à l’habitude. Ce fut un peu moins plaisant pour ceux qui portaient les jambières… et pour les entraîneurs.
Après 20 minutes, chaque nation avait inscrit trois buts sur huit lancers. Les quatre premiers tirs de la rencontre – deux de chaque côté – se sont d’ailleurs transformés en buts. Il n’y avait que 5:40 d’écoulées à la rencontre, et le score était déjà 2-2. La soirée s’annonçait plutôt rocambolesque.
Le taux d’efficacité de George et de Rimpinen en a assurément pris pour son rhume à ce moment. Ils n’ont pas tous été de mauvais buts. C’est que les deux brigades semblaient déjà avoir la tête en 2026.
« Depuis le début du tournoi, on se fait piéger offensivement à essayer un peu trop de tricher, a observé Desnoyers. On a eu notre succès en jouant de la bonne manière. Il faut corriger ça pour les quarts. »
La formation canadienne a resserré les choses en deuxième, n’accordant que quatre tirs au but, mais elle n’a pas été en mesure de creuser son avance pour autant. Iginla et Beaudoin ont donné deux buts de priorité aux leurs, mais Vestarinen a réduit l’écart à un but, seulement 35 secondes après la réussite de Beaudoin.
Ce dernier a réussi à redonner aux siens une avance qui a enfin tenu en troisième.
« On est sortis en force en deuxième et à partir de là, on a trouvé notre erre d’aller, a analysé George. Quand tout le monde pousse dans la même direction, personne ne peut nous arrêter. »


















