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Repêchage 2018: « Une année exceptionnelle » pour les gardiens québécois

Alexis Gravel, Olivier Rodrigue et Kevin Mandolese pourraient être les premiers gardiens de la province à être réclamés au repêchage de la LNH depuis 2015

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

CALGARY - Si le Québec a déjà été une mine d'or au chapitre de la production de gardiens de but, c'est désormais loin d'être le cas. Cela n'empêchera toutefois pas la province de connaître un soubresaut au prochain repêchage de 2018.

Mené par Alexis Gravel, des Mooseheads d'Halifax, le contingent composé également d'Olivier Rodrigue, des Voltigeurs de Drummondville, de Kevin Mandolese, des Screaming Eagles du Cap-Breton, de Zachary Bouthillier, des Cataractes de Shawinigan, et de certains autres portiers pourrait brièvement faire revivre l'époque au cours de laquelle le Québec produisait régulièrement des gardiens de but dominants.

Depuis 2015, alors que Samuel Montembeault (Panthers de la Floride) et Callum Booth (Hurricanes de la Caroline) ont été sélectionnés, aucun gardien québécois n'a enfilé le chandail d'une équipe de la LNH au repêchage.

« Ce sera un excellent repêchage pour les gardiens québécois », a fait valoir l'entraîneur des gardiens des Saguenéens de Chicoutimi, Alexandre Carrier, qui est également impliqué au sein de la structure de Hockey Canada.

« C'est vraiment un bon groupe de gardiens, mais c'est exceptionnel. Je ne veux pas être négatif, mais par la suite on reviendra dans un creux de vague pour encore au moins deux ans. » 

On peut déjà observer les conséquences heureuses de cette année « exceptionnelle » alors que trois des quatre gardiens présents au camp de sélection de la formation nationale des moins de 18 ans, qui se tient cette semaine à Calgary, sont originaires de la province.

Gravel, Rodrigue et Mandolese tentent de décrocher l'un des deux postes disponibles en vue du tournoi Ivan-Hlinka en compagnie de l'Ontarien Jacob Ingham, des Steelheads de Mississauga.

« C'est le ''fun'' de voir ça, a déclaré Gravel, que plusieurs voient déjà comme un choix de première ronde. Les gens disaient que la production de gardiens québécois, c'était juste dans le passé alors c'est bien d'avoir une bonne année comme ça.

« Il y a beaucoup de compétition entre nous trois, mais nous sommes tous de bons amis et on se connaît depuis longtemps. »

Invité en raison de la blessure à Carl Stankowski, Mandolese est d'ailleurs passé bien près d'ignorer l'appel d'invitation de Hockey Canada.

« Je ne m'y attendais vraiment pas alors quand j'ai vu le numéro sur mon téléphone, je pensais que je venais de gagner une croisière, a-t-il raconté en riant. J'étais sous le choc. Alexis et Olivier, ce sont mes bons amis alors j'étais bien content de les rejoindre. »

Des efforts

Malgré la bonne année qui se pointe à l'horizon, la Ligue de hockey junior majeur du Québec ne se met pas la tête dans le sable et tente d'améliorer la situation entre les poteaux, selon Carrier.

C'est pourquoi deux gardiens de chaque équipe de la LHJMQ se réuniront dans les prochaines semaines pour un camp de perfectionnement dirigé par Sylvain Rodrigue, le père d'Olivier et l'ancien entraîneur des gardiens des Oilers d'Edmonton.

« On ne se le cachera pas, il faut vraiment investir dans le développement de nos gardiens, a argué Carrier. C'est sûr que Hockey Québec et Hockey Canada travaillent beaucoup dans le but d'améliorer les gardiens de but. Le camp au Québec aura pour but d'aider nos Québécois à se faire repêcher. Nous sommes vraiment en train de nous pencher là-dessus. »

En attendant, on ne peut que souhaiter que ce soubresaut soit éventuellement à l'origine d'une nouvelle vague de ce qui était autrefois une fierté québécoise.

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