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La saison 2019-20 de la LNH est en pause depuis le 12 mars en raison des inquiétudes entourant le coronavirus, mais ça n'empêche pas les amateurs de rêver, de penser et de parler de hockey.

Tout comme vous, les membres du LNH.com s'ennuient intensément des montées de Connor McDavid et des prouesses de Nathan MacKinnon. Afin de vous divertir (et de se divertir eux-mêmes), ils ont pensé faire des tours de table dans le but de connaître leur joueur préféré ou celui qui les a le plus marqués pour chacune des équipes de la LNH.

JOUEURS LES PLUS MARQUANTS : Blues | Lightning | Maple Leafs | Canucks | Golden Knights

Mais attention, on ne parle pas nécessairement ici du meilleur joueur de chaque équipe sur le plan statistique, loin de là! Certes, notre imaginaire peut avoir été marqué par le talent incroyable d'un joueur, mais aussi par la couleur de ses lacets, sa célébration de but, sa chevelure originale, ou encore parce qu'il a été le tortionnaire de notre équipe préférée en séries éliminatoires. Les préférences ne sont pas toujours rationnelles lorsqu'on est un jeune partisan de hockey!

Une petite mise au point s'impose ici. Notre panel étant essentiellement composé de « Milléniaux », avec un seul membre qui a pu voir jouer les Golden Seals de la Californie de son vivant, il ne faut pas s'étonner que les joueurs qui les ont marqués se trouvent presque tous dans l'histoire récente de la LNH.

Aujourd'hui, notre panel dévoile ses joueurs les plus marquants des Capitals de Washington :

Jim Carey (G)

Sébastien Deschambault, directeur de la rédaction LNH.com : La trajectoire de la carrière de Carey est relativement unique… mais pas nécessairement pour les bonnes raisons. Carey a connu un début de carrière spectaculaire, alors qu'il a remporté le titre de recrue et de gardien de l'année dans la Ligue américaine de hockey (LAH) en 1994-95, avant d'exceller à sa première saison complète dans la LNH, alors qu'il a mis la main sur le trophée Vézina en 1995-96. Il semblait voué à un très brillant avenir après avoir signé 35 victoires en 71 matchs cette saison-là. Malheureusement pour lui, il n'est pas parvenu à signer 35 victoires à nouveau… pendant le reste de sa carrière. Disons que les Bruins de Boston pensaient probablement obtenir plus de huit victoires et 29 matchs lorsqu'ils ont cédé Adam Oates, Rick Tocchet et Bill Ranford dans la méga transaction qui a amené Carey à Boston. Après un autre court séjour de quatre matchs avec les Blues en 1998-99, Carey prenait sa retraite.

Mention spéciale à Alexander Semin… et à ses talents de pugiliste!

Alex Ovechkin (AG)

Robert Laflamme, journaliste principal LNH.com : Ovechkin est un incontournable. Quelle machine à scorer il est! Peut-être le plus pur marqueur de toute l'histoire du hockey. La LNH peut s'estimer choyée d'avoir eu deux joueurs du calibre de Sidney Crosby et d'Ovechkin au cours des 15 dernières années. Si Crosby demeure (et demeurera) pour moi le joueur marquant de sa génération, on ne peut que s'incliner face à ce qu'Ovechkin est en train d'accomplir. Rendu à 706 buts, je ne parierais pas contre ses chances de rejoindre Wayne Gretzky et ses 894 buts. C'est une force de la nature, une brute qui a été programmée pour marquer des buts. On ne voit pas le moment où il commencera à ralentir. Quand le hockey reprendra, le Russe coiffera rapidement au classement de l'histoire un autre as marqueur des Capitals, Mike Gartner, campé au septième rang avec 708 buts. Gartner a été pour moi le Yvan Cournoyer des années 1980 et 1990. Pour l'avoir vu filer à vive allure dans le traditionnel match des Anciens du Temple de la renommée en novembre dernier à Toronto, il suivrait le rythme actuel dans la LNH… malgré ses 60 ans bien sonnés!

Philippe Landry, pupitreur LNH.com : Je ne sais même pas de quel autre joueur des Capitals je pourrais parler ici. Avant 2005, considérant mon jeune âge, il y a bien peu de joueurs à Washington qui ont réussi à capter mon attention mis à part Olaf Kolzig - simplement en raison de son nom comique. Ovechkin est le joueur d'une génération, le joueur de ma génération. Bien évidemment, Crosby et lui seront toujours comparés puisqu'ils ont amorcé leur carrière en même temps. Et ils sont tous les deux des joueurs incroyables à leur façon. Mais on a rapidement compris que dans le cas d'Ovechkin, ce serait les buts qui allaient faire de lui une vedette incontestée dans la LNH. Chaque fois qu'il touchait la cible - et c'est encore le cas aujourd'hui - le Russe célébrait comme pas un. Il a toujours été un passionné et il a déjà son billet aller simple pour le Temple de la renommée. Et s'il y a un but dont je me souviendrai toujours, c'est bien celui qu'il a inscrit en tombant contre les Coyotes de Phoenix lors de son année recrue. La séquence avait circulé dans les bulletins sportifs pendant des mois.

Peter Bondra (AD)

Guillaume Lepage, journaliste LNH.com : Avant la belle époque des Ovechkin, Nicklas Backstrom et Evgeny Kuznetsov, pour moi, les Capitals c'était Peter Bondra, Adam Oates et Sergei Gonchar. Il est difficile de repenser au chandail bleu et doré orné d'un gros aigle de l'équipe sans immédiatement avoir le no 12 de Bondra en tête. L'Ukrainien était tout simplement une machine à marquer des buts, comme l'indique sa récolte de 503 buts en 1081 matchs. Cette domination m'incitait la plupart du temps à tenter des transactions virtuelles complètement irréalistes pour faire son acquisition à (très) bas prix. Ça fonctionnait la plupart du temps en changeant quelques paramètres ici et là. Bondra avec les Canadiens de Montréal dans ses bonnes années? C'était beau de rêver!

Olaf Kolzig (G)

Hugues Marcil, pupitreur LNH.com : Les Capitals n'ont pas toujours été l'équipe d'Ovechkin, et avant que ce dernier débarque dans la capitale américaine en 2005-06, le joueur que j'associais aux Capitals était le gardien Kolzig. La raison est fort simple : je possédais de nombreuses cartes de hockey de lui lorsque j'étais petit. Le hasard a fait en sorte qu'il se retrouvait souvent dans les paquets que j'achetais au dépanneur ou que je recevais en cadeau à Noël. En accumulant les cartes du portier allemand dans l'uniforme de Washington orné de l'aigle, j'ai aussi réalisé qu'il était l'un des bons gardiens de la LNH. J'ai donc décidé d'accumuler le plus de cartes possible de lui, tentant de soutirer des cartes de Kolzig à mes amis lorsque nous faisions des échanges. Avec le temps, j'ai dû accumuler deux ou trois pages plastifiées recto verso de cartes de Kolzig, le gardien le plus victorieux de l'histoire des Capitals (301).

Al Iafrate (D)

Nicolas Ducharme, journaliste LNH.com : Ovechkin est assurément le joueur le plus spectaculaire de l'histoire des Capitals, mais il y a un aspect où il ne peut pas rivaliser avec un ancien membre de l'organisation : le look. Personne ne faisait plus peur chez les Capitals au début des années 1990 qu'Iafrate. C'est lors du Match des étoiles 1993, à Montréal, qu'on a pu le voir dans toute sa splendeur, avec une spectaculaire coupe Longueuil où il manquait beaucoup de cheveux. Ce Match des étoiles a aussi permis de confirmer une autre chose : Iafrate possédait aussi le tir le plus menaçant de la LNH. Son lancer de 105,2 MPH demeure l'un des plus puissants de l'histoire, et ce, même si les bâtons de bois de l'époque ont été remplacés par la technologie moderne. À partir de ce moment, Iafrate est devenu pour moi une icône des Capitals.

Nicklas Backstrom (C)

John Ciolfi, producteur senior LNH.com : Quand je pense à Backstrom, le proverbe « méfiez-vous de l'eau qui dort » me vient à l'esprit. Le centre suédois offre toujours une présence calme, surtout en comparaison avec son complice Ovechkin, mais il est particulièrement dangereux. C'est dommage que dans une ère dominée par les Crosby, Evgeni Malkin, Patrice Bergeron, Jonathan Toews et Anze Kopitar, Backstrom soit souvent oublié ou ignoré dans les discussions sur les meilleurs joueurs de centre de la dernière décennie, mais il mérite assurément une place sur la liste. Et à propos d'Ovechkin, aurait-il déjà atteint le plateau des 700 buts ou gagné la Coupe Stanley si Backstrom ne portait l'uniforme des Capitals? Possiblement, mais j'en doute. En effet, comme tous les légendaires duos dynamiques, il est difficile d'imaginer Ovechkin sans Backstrom, et vice versa. Je crois qu'il y a des similarités entre Backstrom et Scottie Pippen : un joueur de basketball exceptionnel qui se faisait souvent éclipser par le brio et le talent incroyable de Michael Jordan, l'un des plus grands de l'histoire de ce sport. Ce dernier avait toutefois besoin de lui afin de remporter le championnat qui avait auparavant semblé hors de portée.

WSH@PIT: Backstrom complète la passe de Vrana