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Repêchage 2018: Philipp Kurashev suit les traces de Nico Hischier

L'attaquant des Remparts pourrait contribuer à l'émergence des joueurs suisses dans la LNH comme son ancien coéquipier

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Quand Philipp Kurashev a vu Nico Hischier débarquer avec la formation des moins de 17 ans du CP Berne en 2014-15, il était loin de se douter que les deux jeunes hommes allaient être considérés comme les prochains porte-étendard du hockey suisse quelques années plus tard.

C'est pourtant ce qui est en train de se produire.

Hischier, le premier choix du dernier encan de la LNH, a déjà une bonne longueur d'avance sur son compatriote, mais son ancien coéquipier a bien l'intention de suivre ses traces. Un peu comme lorsque les deux attaquants faisaient la pluie et le beau temps sur le même trio à Berne.

Cette année-là, Hischier avait terminé la saison avec 61 points, dont 28 buts, en 22 rencontres tandis que Kurashev avait amassé 22 buts et 28 aides en 26 matchs.

« C'est un excellent joueur », a déclaré Hischier, qui en est à sa première saison avec les Devils du New Jersey. « Je n'avais qu'à lui remettre la rondelle et il marquait à coup sûr. Il a un tir incroyable, il décoche rapidement et la rondelle se retrouve dans le filet la plupart du temps. C'est un bon kid, il est un peu gêné, mais il est très drôle. »

Il serait bête de comparer le talent brut des deux amis - Hischier a fait tourner les têtes tout au long de son unique saison avec les Mooseheads d'Halifax dans la LHJMQ - mais Kurashev a certainement les outils nécessaires pour rejoindre tôt ou tard son compatriote dans la grande ligue.

Après avoir récolté 54 points, dont 21 buts, en 65 matchs à sa saison recrue avec les Remparts de Québec, le joueur à la double citoyenneté (suisse et russe) connaît une deuxième campagne en dents de scie.

« Nous voulons qu'il passe à une autre étape, mais il faut être patient, a expliqué son entraîneur Philippe Boucher. Il vient d'avoir 18 ans et on lui en demande beaucoup. Il a des choses à améliorer, mais il doit se servir davantage de ses forces qui sont son coup de patin et son lancer qu'on ne voit pas assez souvent. »

Même s'il n'a que sept buts au compteur, l'attaquant de 6 pieds et 191 livres flirte tout de même avec une moyenne de presque un point par match avec 28 en 29 rencontres.

« C'est ma deuxième saison, je suis plus à l'aise avec tout », a dit le principal intéressé qui vit avec sa mère qui a déménagé à Québec pour l'épauler. « Au départ c'était difficile, mais je me suis habitué à l'environnement. [...] Je veux montrer aux entraîneurs qu'ils peuvent me faire confiance dans toutes les situations. »

En plus des conseils de Boucher, Kurashev peut aussi compter sur ceux de son père Konstantin, un ancien joueur de la ligue soviétique maintenant entraîneur adjoint du club de Sotchi dans la KHL.

C'est notamment lors du passage de Konstantin comme adjoint avec le HC Davos que Philipp a vu le jour, d'où sa nationalité suisse. Le jeune Kurashev a donc toujours baigné dans l'univers du hockey, lui qui s'est entièrement développé dans les circuits mineurs suisses avant de faire le saut dans la LHJMQ l'an dernier.

« Tout ce que j'ai fait, c'est jouer au hockey, a-t-il lancé. C'est ce que je suis. J'adore le hockey. »

Des idoles russes

Puisqu'il a grandi en Suisse, on pourrait croire que Kurashev s'est inspiré des parcours d'un pionnier comme Mark Streit ou d'un jeune défenseur dynamique comme Roman Josi, mais il a plutôt avoué qu'il a un faible pour les attaquants spectaculaires du pays d'origine de ses parents.

« Je regardais plus les Russes, a-t-il dit avec un sourire gêné. En fait, mon père les a déjà dirigés (Streit et Josi), mais j'ai plus regardé les attaquants russes comme Pavel Datsyuk ou Alex Ovechkin. »

Il est vrai que les exemples d'attaquants suisses ayant connu du succès dans la LNH ne pleuvent pas, mais l'émergence des Nino Niederreiter, Sven Andrighetto, Timo Meier et Hischier, désormais, pourrait rapidement changer la donne dans ce pays, qui s'impose de plus en plus sur la scène internationale.

« Je pense que le hockey en Suisse s'améliore chaque année, a poursuivi Kurashev. On peut le voir, il y a de plus en plus de gars dans la LNH et nous faisons de mieux en mieux au niveau international. Ça va continuer de grandir. »

Il ne serait d'ailleurs pas surprenant de voir Kurashev participer à cet essor dans les prochaines années.

« Je suis pas mal certain qu'il sera sélectionné rapidement au repêchage, a avancé Hischier. L'équipe qui mettra la main sur lui pourra se féliciter parce que c'est le genre de joueur que tout le monde recherche. »

Avec la collaboration de Mike G. Morreale

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