Parise a tourné la page après ses années avec le Wild
L'attaquant des Islanders retournera à la maison au Minnesota dimanche pour la première fois depuis que son contrat a été racheté

© John Russell/Getty Images
Pour l'attaquant de 37 ans, c'est l'occasion de passer du temps avec ses coéquipiers, de tisser des liens et d'apprendre à les connaître plutôt que d'être seul chez lui à New York.
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Quand Parise a déménagé à New York pour se joindre aux Islanders après avoir accepté un contrat d'un an le 10 septembre, sa famille est demeurée à la maison au Minnesota. Son épouse, Alisha, est là-bas ainsi que leurs jumeaux, Jaxson et Emelia, et leur fils de 3 ans, Theodore.
« J'ai passé beaucoup de temps chez les Nelson », a dit Parise, faisant référence au joueur de centre des Islanders Brock Nelson. « Ils habitent à deux maisons de chez moi. Nous sommes tous les deux nés au Minnesota, donc je le connaissais un peu avant. Ils m'ont beaucoup aidé avec la transition, et j'ai passé du temps avec eux ici. C'est génial. »
Il y a eu beaucoup de parties de golf, mais également un peu de moments de silence, seul. Parise a tenté d'être chez lui le moins souvent possible. Le séjour à l'étranger a aidé, alors que les travailleurs de la construction mettent actuellement la touche finale au UBS Arena, le nouveau domicile des Islanders qui va ouvrir ses portes le 20 novembre. Le fait que l'organisation soit tissée serré n'a pas nui non plus.
Mais Parise aura la chance d'être réuni avec sa famille dimanche, même si ce sera bref, à l'occasion du match entre les Islanders et le Wild au Xcel Energy Center (20 h HE; BSN, BSWI+, MSG+, ESPN+, NHL LIVE), l'aréna qui a été le domicile de Parise pendant neuf saisons. New York prendra la direction du Minnesota pour un deuxième match en deux jours après avoir affronté les Jets de Winnipeg samedi.
« Quant à ce que je vais ressentir, je suis convaincu que ce sera un peu bizarre de jouer là-bas en tant que visiteur, a admis Parise. Voir tous ceux avec qui j'ai travaillé pendant aussi longtemps dans le camp adverse va être assez différent et étrange.
« Mais c'est un peu ce que je ressentais quand je retournais au New Jersey. Tu as le sentiment que ces gars-là sont tes coéquipiers et tes amis. Mais c'est comme ça dans le monde du hockey. »
Parise a joué avec les Devils du New Jersey pendant ses sept premières saisons en carrière, après avoir été choisi en première ronde (17e au total) lors du repêchage de 2003. Son séjour dans son État natal du Minnesota s'est amorcé avec un coup d'éclat, lorsque lui et le défenseur Ryan Suter ont signé un contrat identique de 13 ans et 98 millions $ le 4 juillet 2012. Il s'est terminé de façon similaire, alors que le Minnesota a décidé de racheter les contrats de Parise et de Suter le 13 juillet dernier.
Pour Suter, il s'agissait d'une surprise, mais il a fini par signer une entente de quatre ans d'une valeur de 14,6 millions $ avec les Stars de Dallas le 28 juillet. Cette stabilité lui a permis de déménager sa famille à Dallas. Parise a été moins surpris, confiant qu'il avait vu venir le rachat de son contrat.
Parise a été retranché dans trois des quatre derniers matchs de saison régulière du Wild et lors des trois premières rencontres en séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Il est revenu après que l'attaquant Marcus Johansson se soit fracturé le bras dans le match no 3 de la série de première ronde contre les Golden Knights de Vegas et il a inscrit trois points (deux buts, une passe) en quatre parties. Le Minnesota a perdu la série en sept matchs.
Parise se doutait de ce qui allait suivre.
« Le choc initial a duré une journée, mais honnêtement, je sentais que quelque chose s'en venait de toute façon, a confié Parise. Je ne peux pas dire que j'ai été très surpris. Je savais qu'il se produirait quelque chose. »
Il avait signé son contrat à une époque où le Wild avait un groupe de jeunes joueurs prometteurs, incluant les attaquants Mikael Granlund, Charlie Coyle et Nino Niederreiter ainsi que les défenseurs Jonas Brodin et Matt Dumba. Il y avait beaucoup d'optimisme chez Parise et au sein de l'équipe. Le potentiel semblait immense.
« Zach avait une éthique de travail remarquable », a mentionné le défenseur du Minnesota Jared Spurgeon. « Il venait de connaître de bonnes années au New Jersey, et on voyait maintenant de nos propres yeux à quel point il travaillait fort sur la glace et à l'extérieur, que ce soit à l'entraînement ou dans le gymnase. Son éthique de travail était contagieuse dans le vestiaire. »
Ça n'a pas été suffisant. Au final, le passage de Parise au Minnesota n'aura pas conduit aux succès attendus au moment de sa signature. Le Wild a participé aux séries dans huit de ses neuf saisons là-bas, mais l'équipe a atteint le deuxième tour seulement deux fois, en 2013-14 et 2014-15, s'inclinant contre les Blackhawks de Chicago à chaque occasion. Chicago a également éliminé le Minnesota au premier tour en 2013.
« Nous avions les meilleures intentions en allant là-bas et nous voulions faire du Minnesota une équipe gagnante et, ultimement, faire de notre mieux pour gagner là-bas, a dit Parise. Ça n'a pas fonctionné. »
Parise a récolté 400 points (199 buts, 201 passes) en 558 matchs de saison régulière avec le Wild, ce qui le classe au troisième rang pour les buts et les points, en septième place pour les matchs joués et au huitième rang pour les mentions d'aide dans l'histoire de l'équipe. Parise est le meneur du Minnesota pour les points en séries, avec 37 (16 filets, 21 aides) en 44 parties.
Cette saison, Parise a récolté deux passes en huit sorties. Il s'acclimate encore à sa troisième équipe dans la LNH.
En s'entendant avec les Islanders, il a suivi les traces de son père, Jean-Paul Parise, qui a passé neuf saisons avec les North Stars du Minnesota et quatre avec les Islanders. Son père a inscrit le but en prolongation contre les Rangers de New York dans le match no 3 de la série au meilleur de trois matchs en ronde préliminaire en 1975, conférant aux Islanders un gain de 4-3 et un premier triomphe en séries. Jean-Paul Parise, décédé en 2015, a amassé 171 points (73 buts, 98 mentions d'aide) en 240 parties de saison régulière avec les Islanders ainsi que 34 points (16 buts, 18 passes) en 41 rencontres des séries.
Parise a remarqué les similitudes entre la carrière de son père et la sienne.
« J'adore jouer ici avec cette équipe. C'est génial jusqu'à maintenant, a-t-il affirmé. Je suis passé à autre chose. Le seul mauvais côté de tout ça est que mon épouse et mes enfants sont à la maison au Minnesota et je suis ici. »
Parise a toutefois remédié à la situation avec une visite éclair au Minnesota lors d'une journée de congé imprévue et en faisant venir sa famille à Nashville pour la voir rapidement. Il verra les siens seulement lors du match de dimanche en raison des deux rencontres en deux jours, d'un match de hockey de son fils et de ses propres obligations avec les Islanders. Mais toute la famille sera réunie à l'Action de grâce et à Noël.
Ce n'est pas idéal, mais c'était la meilleure option pour la famille, puisque les enfants ont leurs amis et leur vie au Minnesota.
« Ç'a été difficile, a mentionné Parise. Comme parent, tu es habitué à être avec eux tout le temps, à les conduire au hockey, à la gymnastique et à leurs différentes activités. Comme parent, c'est quelque chose dont tu t'ennuies. Ce sont des moments importants de leur vie. »
C'est la vie de Parise, pour le moment à tout le moins. Il dit avoir apprécié son passage au Minnesota et avoir tout donné. Il aurait souhaité que les choses tournent en faveur de l'équipe et il aurait aimé que ses années là-bas se terminent différemment.
« Tu signes un contrat quelque part avec les meilleures intentions et, comme je le disais, avec l'objectif de gagner, a dit Parise. C'est tellement difficile, et il n'y a aucune garantie. Mais quand tu y repenses, tu sais que tu as fait de ton mieux. Nous avons eu d'excellentes équipes.
« C'est malheureux que nous ayons affronté les Blackhawks à plusieurs reprises au beau milieu de leur dynastie et que les choses ne se soient pas passées comme prévu. C'est dommage de voir comment ça s'est terminé. Mais tu passes à autre chose. Tu prends des décisions et tu regardes en avant. Je suis heureux là où je suis en ce moment. »

















