Amadio est le cinquième joueur des 25 dernières années à marquer son premier but en séries éliminatoires au-delà de la première période de prolongation, après Alan Quine (Islanders de New York, 2016), James Neal (Penguins de Pittsburgh, 2011), Matt Carkner (Sénateurs d'Ottawa, 2010) et Marek Svatos (Avalanche du Colorado, 2004).
La séquence menant au but a débuté avec l'échec avant du trio d'Amadio. Le défenseur des Jets Dylan Samberg a tenté de dégager la rondelle, mais celle-ci a frappé Ivan Barbashev et bondi vers l'enclave, où Amadio a décoché un tir. Le disque s'est frayé un chemin au-dessus de l'épaule d'Hellebuyck, dont la performance de 43 arrêts a été vaine.
Le but, en plus de procurer la victoire aux Golden Knights, leur a permis d'éviter une douloureuse remise en question.
L'équipe était devant 4-1 après deux périodes et, sans leur défenseur vedette Josh Morrissey, les Jets sont venus de l'arrière pour forcer la prolongation. Adam Lowry a notamment créé l'égalité avec seulement 22 secondes à écouler au temps régulier.
Les Golden Knights ont malgré tout trouvé une manière de freiner la poussée et avoir le dernier mot, gracieuseté d'Amadio.
« On joue pour ce genre de moments », a mentionné le capitaine de Vegas Mark Stone. « Ce sont des moments spéciaux lorsque tu es un jeune enfant et que tu regardes les séries. Et je ne veux toujours pas en rater. »
« C'est pourquoi nous travaillons sans relâche pour en arriver là. Les matchs en prolongation sont spéciaux. Les partisans apprécient. Il y a beaucoup d'occasions et éventuellement, quelqu'un se fatigue et commet une erreur. C'est ce qui est arrivé ce soir. »
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Amadio rêvait de marquer un but gagnant en prolongation lorsqu'il était plus jeune, mais ce rêve semblait de moins en moins accessible.
L'Ontarien voulait simplement demeurer dans la LNH à temps plein, disputer des matchs comme celui de samedi, puis, dans le meilleur des mondes, trouver son importance dans un tel duel. Mais au cours des dernières années, rien n'a été acquis.
Choisi au troisième tour du repêchage de 2014 par les Kings de Los Angeles, Amadio a été réclamé au ballottage par les Golden Knights le 30 octobre 2021. Il en était à une quatrième équipe en sept mois. Sa vie dans la LNH s'est pratiquement toujours déroulée sans la certitude de jouer le prochain match de son équipe.
« Ce qui a le plus changé chez ''Mike'' depuis le début de l'année, ce sont sa constance et son exécution des détails », a expliqué l'entraîneur-chef des Golden Knights, Bruce Cassidy. « Il est meilleur le long des bandes, il travaille beaucoup et est fort avec la rondelle. Son jeu s'est donc développé. Il a récolté 16 buts (en 67 matchs) cette année. C'est une bonne production pour un gars qui n'a jamais vraiment fait sa niche avec une équipe (de la LNH) auparavant. Il est très apprécié de ses coéquipiers, je suis donc heureux pour lui. »
Amadio est affectueusement surnommé « Plan E » par ses coéquipiers, sobriquet d'abord donné par Cassidy lorsque son attaquant a été promu sur le premier trio en raison des nombreuses blessures à l'attaque chez les Golden Knights plus tôt cette saison.
L'attaquant Chandler Stephenson a été le partenaire de trio d'Amadio lors de l'exécution du « Plan E » et depuis, il a développé une appréciation à son égard.
« Il peut jouer avec tout le monde dans l'alignement, a-t-il mentionné. J'aime beaucoup jouer avec lui, comme tout le monde. Il n'obtient pas le crédit qui devrait lui revenir pour sa patience et ses habiletés avec la rondelle. »
Mais ce crédit lui est finalement revenu samedi. Il n'a pas raté sa chance que les partisans des Golden Knights se souviennent longtemps de lui.