Schmaltz UTA

Nick Schmaltz a fini par comprendre qu’il était capable d’être meilleur. Il était conscient qu’il pouvait produire davantage, compte tenu de la fréquence à laquelle il se retrouvait dans l’enclave et de la qualité des occasions qu’il obtenait.

L’attaquant du Mammoth de l’Utah savait qu’il avait le potentiel pour en faire plus.

« J’ai l’impression d’avoir toujours obtenu beaucoup d’occasions dans l’enclave et de m’être souvent retrouvé parmi les meneurs de la Ligue pour les occasions obtenues de cet endroit », a expliqué Schmaltz lorsque rencontré au TD Garden de Boston la semaine dernière. « J’ai simplement l’impression que je devrais être plus efficace pour convertir mes chances. »

Il a alors observé ce qui se faisait ailleurs dans la LNH, en portant une attention particulière à deux attaquants : Sam Reinhart et Brayden Point.

Ils allaient lui servir de modèles. Schmaltz a demandé à l’entraîneur des habiletés de l’Utah de préparer des séquences vidéo des tirs et des buts de Reinhart et de Point, en mettant l’accent sur leurs occasions dans cette zone de la patinoire. Il s’en est servi pour apprendre.

« Surtout devant le filet en l’avantage numérique, ces deux joueurs sont vraiment exceptionnels pour terminer les jeux. Je regarde simplement où ils se placent et où ils tirent lorsqu’ils reçoivent la rondelle », a expliqué Schmaltz. « Ce sont d’excellents joueurs, alors j’essaie de retenir tout ce que je peux de leur jeu et de l’intégrer au mien. »

Depuis qu’il a commencé à étudier Reinhart et Point, il y a un peu plus d’un an, Schmaltz a largement battu ses sommets personnels dans la LNH. Il a récolté 74 points (33 buts, 41 passes) en 82 matchs en 2025-2026, et il vient d’amorcer la saison en amassant huit points en six rencontres, en plus de marquer un but lors de chacun des quatre premiers matchs de l’Utah. Schmaltz partage le premier rang de la LNH avec l’attaquant du Wild du Minnesota Kirill Kaprizov, avec six buts à l’aube du match contre Maple Leafs de Toronto mardi (21 h HE; Mammoth+, Utah16, TSN4).

UTA@BUF: Schmaltz bat Ellis en A.N. sur la passe de Cooley

« Je pense que l’endroit où tu te trouves dans l’enclave va déterminer où tu devrais diriger la rondelle, a expliqué Schmaltz. Si tu es un peu plus à droite, tu voudras peut-être tirer du côté rapproché. Mais si tu es à l’opposé et que le gardien doit se déplacer davantage, le côté éloigné sera ouvert. Les statistiques sur l’endroit où il faut tirer selon l’endroit où on reçoit la rondelle sont vraiment intéressantes. »

Schmaltz n’est pas le seul joueur du Mammoth (4-2-0) à connaître un excellent début de saison. L’équipe partage le cinquième rang de la LNH avec les Golden Knights de Vegas pour la moyenne de buts par match (3,67), et son avantage numérique occupe le premier rang de la Ligue avec un taux d’efficacité de 40 %. Schmaltz a inscrit son quatrième but de la saison en avantage numérique, un sommet dans la LNH, dans la victoire de 4-1 contre les Sabres de Buffalo samedi.

« Nous sommes des joueurs offensifs qui sont instinctifs, et je pense que nous devons nous en servir, a affirmé Schmaltz. Parfois, en avantage numérique, on a tendance à ralentir un peu et à croire que ce sera facile. On reste sur place et on ne bouge pas vraiment.

« Je pense que nous jouons davantage comme à cinq contre cinq en avantage numérique. Nous sommes agressifs et, dès que nous avons une occasion, nous en profitons immédiatement. Nous ne cherchons pas la meilleure option : nous tentons notre chance, puis nous réagissons en fonction du résultat. »

Schmaltz, qui a signé une prolongation de contrat de huit ans d’une valeur annuelle moyenne de 8 millions $ le 11 mars, est un élément essentiel de l’équipe. Il a traversé les années difficiles des Coyotes de l’Arizona et semble renaître à 30 ans avec le Mammoth.

« C’est un joueur extrêmement intelligent, autant comme personne que comme joueur de hockey. Il lit très bien le jeu, il a un excellent bâton et il fait circuler la rondelle, a souligné l’entraîneur-chef de l’Utah, André Tourigny. Ce n’est pas le genre de joueur qui attire immédiatement l’attention avec des gestes spectaculaires. Mais si on l’observe attentivement, on constate qu’il fait tout correctement. Il est toujours bien positionné. Je trouve qu’il est encore très bon près du filet, qu’il sait foncer vers le filet et qu’il a du succès devant le gardien. Je pense que son trio joue bien en ce moment. »

Clayton Keller et Vincent Trocheck sont les attaquants qui complètent ce trio. Keller partage avec Schmaltz le premier rang de l’équipe avec huit points (un but, sept passes). Trocheck, acquis dans une transaction avec les Rangers de New York le 1er juillet, a récolté deux points (un but, une passe) en six matchs et montre un taux d’efficacité de 61,9 % dans le cercle des mises au jeu.

Toutefois, Schmaltz n’a jamais été particulièrement obsédé par les statistiques, pas plus qu’il ne passe son temps à décortiquer les chiffres.

Mais le fait d’avoir étudié le style de jeu de Reinhart et de Point a changé sa perspective. Il parvient maintenant à rendre la tâche plus difficile aux gardiens, ce qui augmente ses chances de marquer et celles du Mammoth de gagner.

« J’essaie de ne pas trop y penser, a confié Schmaltz. J’essaie simplement de me donner des occasions chaque soir. Parfois, la rondelle va entrer; parfois, je pourrais décocher huit tirs sans marquer. Il faut persévérer et continuer à avoir du plaisir. »

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