NEWARK – André Tourigny aurait toutes les raisons d’être tenté de modifier son approche.
Après une première participation aux séries éliminatoires, au printemps dernier, les attentes envers le Mammoth de l’Utah sont désormais plus élevées. Il doit confirmer sa progression et franchir une autre étape. Le niveau de pression, autrefois presque inexistant, grimpe. Tout le contexte est différent.
Mais l’entraîneur québécois reste le même.
« Je ne change rien pantoute, a-t-il lancé lorsqu’on l’a rencontré au New Jersey, mardi dernier. Quand je suis arrivé, il y a six ans, j’ai dit que notre but était d’avoir la même mentalité au début de la reconstruction qu’au moment où on gagnerait le championnat. La question est toujours : comment peut-on être à notre meilleur?
« Qu’est-ce qu’on peut faire aujourd’hui pour y arriver? J’ai toujours cette obsession. Je veux aller chercher le maximum de mes joueurs tous les jours. On ne se concentre pas sur les distractions ou les résultats. »
Cette philosophie a convaincu le directeur général Bill Armstrong de lui consentir, cet été, un nouveau contrat de plusieurs saisons. Une entente qui pourrait lui permettre de récolter les fruits du long travail de reconstruction qu’il a amorcé alors que l’équipe était toujours en Arizona.
À sa première saison, en 2021-22, les Coyotes ont été limités à seulement 25 victoires et 57 points. Quatre ans plus tard, le Mammoth a signé 43 gains et récolté 92 points pour se tailler une place en séries. Son aventure printanière s’est conclue en six matchs au premier tour contre les Golden Knights de Vegas.
« André a toujours été le bon gars pour ce poste, a souligné Armstrong, en épiant l’entraînement des siens. Il a beaucoup grandi depuis qu’on l’a embauché. Il a fait des pas de géant, tout comme notre équipe. Il communique bien et il parvient à créer un environnement dans lequel les joueurs apprennent et évoluent. »



















