Panthers win OT game 3 badge Lepage

SUNRISE, Floride - Les Panthers de la Floride semblaient à l'article de la mort. Mais ils sont plus en vie que jamais.

Matthew Tkachuk a sauvé la mise avec 2:13 à faire au match et Carter Verhaeghe a touché la cible en prolongation pour permettre aux Panthers de la Floride de l'emporter 3-2 face aux Golden Knights de Vegas, lundi, et de réduire l'écart à 2-1 dans la finale de la Coupe Stanley.

« Sans (Sergei) Bobrovsky, nous ne serions pas ici », a dit Verhaeghe au sujet de son gardien, auteur de 25 arrêts. « Il a fait de gros arrêts ce soir. Je n'ai pas tenu le compte, mais il a dû en faire au moins 10 très importants. Nous sommes tellement confiants avec lui devant le but. Il est formidable. »

Avec l'aide de son portier, ce dernier a ainsi procuré à la formation floridienne un premier gain en finale dans leur histoire, et un septième en autant d'occasions en prolongation dans ces séries. La troupe de Paul Maurice aura l'occasion de niveler les chances dans la série, samedi, toujours au FLA Live Arena.

« Carter est un franc-tireur, a vanté Brandon Montour. Nous lui répétons tout le temps de tirer le plus possible. Il n'avait pas marqué dans les derniers matchs, mais il avait eu des chances. C'est un joueur des grandes occasions pour nous. Il en a encore fait la démonstration ce soir. »

Montour a justement donné le ton à la soirée en déjouant Adin Hill à 4:08 du premier engagement, alors que les locaux jouaient nettement mieux que leurs opposants. Ça n'a pas duré bien longtemps, mais Bobrovsky, dans sa forme d'antan, s'est chargé de garder les siens dans la rencontre.

Le brillant travail du gardien russe a été récompensé quand Tkachuk a ramené les deux équipes à la case départ, au moment même où l'espoir s'amenuisait.

« Nous n'avons pas donné grand-chose en troisième, a souligné l'entraîneur des Knights, Bruce Cassidy. À l'autre bout de la glace, on a obtenu de bonnes chances de marquer. Nous n'avons simplement pas pu enfoncer le dernier clou dans le cercueil. Ils ont tenu le coup et ils ont fait du bon travail. »

Mark Stone, en première, et Jonathan Marchessault, en deuxième, ont touché la cible sur le jeu de puissance pour les Knights. L'attaquant québécois a inscrit son 13e but en 12 matchs à la suite d'une superbe passe soulevée de Jack Eichel.

Le natif de Cap-Rouge a ainsi rejoint Leon Draisaitl, des Oilers d'Edmonton, au premier rang des buteurs en séries. Il est aussi devenu le 10e joueur à inscrire au moins un but dans chacun des trois premiers matchs de la finale dans les 50 dernières années.

Stone et Marchessault ont profité de l'indiscipline de leurs adversaires pour s'inscrire à la marque. Les Panthers ont été punis à six reprises au cours de la rencontre et ont payé le prix deux fois. Et quoi qu'en ait pensé la foule du FLA Live Arena, la formation floridienne n'a qu'elle à blâmer pour son indiscipline.

Le premier but des Knights a été marqué à la suite d'une jambette inutile d'Anthony Duclair à l'endroit de Zach Whitecloud, et leur deuxième est survenu après une punition d'obstruction à Aleksander Barkov en zone offensive.

Première victoire en finale pour les Panthers

Les Panthers ont de nouveau péché avec 12 secondes à faire en troisième, mais ils ont réussi à s'en sortir indemnes. C'est ce qu'on appelle jouer avec le feu sans se brûler.

« C'est assez clair qu'on aurait aimé marquer sur cet avantage numérique, a observé Eichel. […] Leur gardien est très athlétique et il réussit plusieurs arrêts, même quand on pense qu'on a réussi à le battre. »

Peu sollicité, Hill a cédé trois fois sur 23 lancers devant la cage de Vegas.

Petite frousse

À la fin du deuxième match, Tkachuk avait signalé aux joueurs des Knights de garder la tête haute après sa dure mise en échec sur Eichel. Il aurait dû lui-même écouter ses conseils.

Le pugnace attaquant des Panthers s'est fait pincer par Keegan Kolesar alors qu'il avait la tête dans les patins avant la marque des six minutes en première période. Il a trébuché en tentant de se relever, et a effectué une présence avant de finalement retraiter au vestiaire.

Les Panthers ont pu pousser un soupir de soulagement en début de deuxième quand il a regagné le banc des siens. Dès son retour sur la glace, les amateurs se sont levés d'un bond et se sont mis à scander « Chucky! Chuky! » avec l'espoir qu'il insuffle un peu d'énergie aux siens.

« Je savais que je reviendrais quand j'ai quitté la glace », a simplement dit celui qui a dû se soumettre au protocole des commotions cérébrales.

Ç'a pris du temps avant qu'on remarque de nouveau sa présence, mais on l'a bien vu quand il a récupéré une rondelle libre devant le filet pour inscrire son 11e des séries.