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MONTRÉAL – Zayne Parekh devra patienter un peu avant de tenter de transposer chez les Flames de Calgary les succès offensifs qu’il vient de connaître au Championnat mondial junior.

Le jeune arrière était de retour avec ses coéquipiers sur la glace du Centre Bell, mercredi matin, mais il n’affrontera pas les Canadiens de Montréal en soirée. Parekh a de petits bobos à soigner après avoir disputé sept matchs en 11 jours avec la formation canadienne, décrochant la médaille de bronze au passage.

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Chez les Flames, on espère que sa récolte de cinq buts et 13 points – et la confiance qu’il en a retirée – lui permettra d’avoir un impact quand il sera réintégré dans la formation.

« Nous voulions qu’il aille là-bas et nous sommes heureux de voir qu’il a connu du succès, a commenté l’entraîneur-chef Ryan Huska. Que tu sois avec les meilleurs de ton âge ou avec un groupe plus âgé comme dans la LNH, les succès vont se transposer.

« Il revient et je crois qu’il se sent un peu plus léger qu’il l’était avant de partir. On s’attend à ce que ça ait un effet bénéfique et que ça lui permette de rebondir quand il reviendra dans la formation. »

Avant d’enfiler le chandail unifolié, Parekh avait raté plus d’un mois d’activités en raison d’une blessure au haut du corps subie au début du mois de novembre. Il avait alors été limité à une petite mention d’aide à ses 11 premiers matchs de la saison – la première qu’il amorce dans la LNH.

Rien à voir, donc, avec la prestation dominante qu’il a offerte au Minnesota. Il était de toutes les missions offensives et il a établi une nouvelle marque pour les points par un défenseur canadien à ce tournoi.

« Il a eu tout un tournoi là-bas, a vanté son coéquipier Jonathan Huberdeau. On sait ce qu’il peut faire offensivement. Il vole sur la glace. Au Canada, tu veux toujours gagner l’or, alors c’est dommage pour lui. C’est sûr qu’il est déçu, mais on sait qu’il a la confiance. »

Huberdeau sait de quoi il parle. Sa première participation au CMJ a eu lieu quelques semaines seulement avant le début de sa première saison dans la grande ligue – celle du lock-out de 2012-13. Il avait été le deuxième pointeur du Canada grâce à ses neuf points en six matchs.

Le Québécois et ses coéquipiers avaient été exclus du podium, après une défaite contre la Russie dans le match pour la médaille de bronze.

« C’était assez unique comme c’était le lock-out, s’est-il souvenu. On était revenus de la Russie, on avait eu une semaine de camp d’entraînement et on avait commencé la saison en janvier. Je n’avais pas trop eu le temps de penser. J’ai pris le bagage et ça m’a aidé à avoir une bonne première année.

« J’étais prêt en revenant d’un tournoi comme celui-là où j’avais joué contre les meilleurs jeunes. Les plus vieux avaient peut-être pris ça plus relax avec quelques bières pendant le lock-out. Moi, j’étais prêt (rires). »

Au beau fixe

Au fil du tournoi, en plus d’impressionner par ses prouesses sur la glace, Parekh a montré sa personnalité éclatée devant les médias. Sa déclaration voulant qu’il ne voulait pas « être un robot comme les gars de la LNH » a fait jaser aux quatre coins de la Ligue, et vous l’imaginez, dans le vestiaire des Flames.

Parce que le jeune homme de 19 ans a aussi ajouté que « certains joueurs à Calgary m’ont dit de garder mes réponses simples aux questions des médias » – jetant ses coéquipiers sous les roues de l’autobus.

« C’est un gars qui a une personnalité, a relativisé Huberdeau. C’est certain que quand tu en dis beaucoup, tu vas revenir dans les médias. C’est de même. Il va apprendre. Parfois, devant les médias, il faut que tu te conserves un peu. Il a été dit qu’on n’a pas aimé ça, mais pour nous, il n’y a rien de grave là-dedans. »

Cette histoire ne serait donc pas aussi grosse qu’elle en a l’air. Parekh s’est excusé quand il en a eu l’occasion après le match pour le bronze, lundi, et il devra probablement le faire à nouveau lorsqu’il sera rendu disponible par les Flames – ce qui n’a pas été le cas mercredi.

« Ça ne nous dérange pas, c’est plus pour lui, a assuré Huberdeau. Quand il va revenir, il va devoir faire face aux médias. Il doit apprendre à mieux parler. C’est le fun de voir la personnalité des gars. Mais quand tu as une personnalité, c’est sûr que tu vas être demandé plus souvent (par les journalistes)! »