Au sein du vestiaire du CH, Lane Hutson a vécu un sort identique à celui de Caufield pour les Olympiques. Mais contrairement à Caufield, Hutson n’a pas obtenu un coup de fil de la part du DG de la formation américaine.
« Je n’avais pas d’attentes, a souligné le numéro 48. C’est une très bonne équipe, ils étaient excellents à la Confrontation des 4 nations. J’ai hâte de les regarder jouer. Ce sera une équipe agréable à suivre. J’ai un boulot à faire ici et je me concentre sur mon équipe.
« Évidemment c’est un rêve d’y aller et j’espère participer aux Jeux olympiques un jour. »
Sur le strict plan offensif, Hutson figure au deuxième rang parmi les défenseurs américains de la LNH avec 42 points (7 buts, 35 passes) en 42 rencontres. Seul Zach Werenski, des Blue Jackets de Columbus, le devance avec 45 points. Werenski sera l’un des défenseurs clés des États-Unis à Milan.
Guerin a mentionné plus d’une fois qu’il désirait miser sur des joueurs complets et physiques pour les Jeux olympiques. Le directeur général du Wild du Minnesota a probablement jugé que Caufield et Hutson ne remplissaient pas les deux critères.
La robustesse n’a jamais fait partie de l’ADN de Caufield et de Hutson, mais les deux joueurs ont démontré encore une fois cette saison qu’ils sont beaucoup plus que de simples moteurs offensifs.
« Historiquement, ce sont des joueurs offensifs, a rappelé Martin St-Louis. Mais si tu les vois tous les jours, tu vois que Cole devient plus un joueur sur 200 pieds. Il est plus qu’un gars qui marque juste en supériorité numérique. Si tu suis Lane pour un entraînement ou pour un match, tu réalises la même chose. Oui, il est reconnu pour son côté offensif, mais son jeu défensif est aussi fatigant. Ils devront continuer de prouver qu’ils sont des joueurs complets. Mais pour les gens qui n’ont pas la chance de les voir tous les jours, ça va peut-être prendre plus de temps pour le prouver. Moi, ils me l’ont prouvé. »
Caufield l’a dit plus d’une fois, mais il s’est transformé en un ailier bien plus complet depuis l’arrivée de St-Louis derrière le banc de l’équipe lors de la saison 2021-22.
« Je sens que j’ai fait de gros progrès. J’ai fait du chemin depuis son arrivée avec nous. Il m’a enseigné à mieux jouer sans la rondelle. C’est une portion tellement importante du jeu. À mes débuts, j’avais de la difficulté. Mais c’est toujours un truc à travailler. Il y a encore des endroits sur la glace où je dois m’améliorer. »