Le blogue de Bob, 2 juillet
Meilleur pour l'égo…

Ce n'est pas que ça figurait sur la liste des événements que je tenais absolument à vivre. Ça m'est tout simplement venu à l'esprit comme ça, vendredi matin, en lisant quelque part que le Centre Bell serait le théâtre d'un premier match de la Finale depuis son ouverture en 1996.
Ben oui, c'est ben que trop vrai, me suis-je dit. Pis pour moi aussi, c'est une première!
J'ai beau être un vétéran journaliste, la conquête de la Coupe de 1993, je ne l'ai pas vécue de près, sauf pour la première ronde. Pour ceux qui ne le savent pas, j'en étais à mes débuts avec La Presse Canadienne, affecté à la couverture de l'ennemi juré, les Nordiques de Québec.
Après l'élimination des Nordiques contre les « méchants » au premier tour, j'avais décroché du hockey.
J'ai souvenir d'avoir jeté un œil au début de la Finale contre les Kings de Los Angeles. Le mesurage du bâton de Marty McSorley dans le match no 2, qui avait pavé la voie à la remontée victorieuse du Tricolore, m'avait fait comprendre que plus rien n'arrêterait cette foutue équipe.
Vingt-huit ans plus tard, me voilà aux premières loges pour le retour des Canadiens en Finale de la Coupe Stanley.
La même magie de l'époque n'avait toujours pas opéré sur la glace après les deux premiers matchs contre le Lightning, qui soit dit en passant est une bien meilleure équipe que les Kings à l'époque.
Les partisans espéraient maintenant que le Centre Bell soit créateur de souvenirs impérissables. C'est malheureux qu'ils n'aient pas été plus nombreux à pouvoir assister à cette première, vendredi.
La décision de la Santé publique de ne pas augmenter l'affluence autorisée de 3500 spectateurs a été surprenante à plusieurs égards. Personnellement, je me serais attendu à ce qu'on la double au moins. Mais ce n'est que moi. Comme je l'ai déjà dit dans ce blogue, il faut faire confiance aux décideurs.
En conduisant vers le Centre Bell, quelques heures avant le match, j'étais curieux de voir s'il y aurait la même ferveur à l'extérieur que lors de la journée de rêve de la Fête nationale, le 24 juin.
De l'échantillonnage que j'ai vu voir, c'était comparable. En tout cas, sur la rue Saint-Antoine. Depuis la demi-finale contre les Golden Knights de Vegas, il se forme une haie d'amateurs des deux côtés de la rue, qui accueillent les joueurs et les visiteurs.
C'est également à cet endroit qu'on peut voir les joueurs des Canadiens qui demeurent dans les tours du CH, les Cole Caufield et Erik Gustafsson entre autres, se rendre au Centre Bell par la passerelle.
C'est très animé et moi j'étais rendu habitué de me faire huer en arrivant à bord de l'autobus identifié aux employés de la LNH. Je dois être rendu aussi « populaire » que mon « boss » Gary, que je me suis mis à penser. Vendredi, après avoir garé mon auto à quelques coins de rue de l'amphithéâtre, je suis rentré incognito à pied dans le stationnement du Centre Bell. C'était meilleur pour l'égo.
À l'intérieur sur la tribune de presse, telle ne fut pas ma surprise de voir qu'on avait installé des plexiglas entre les postes de travail. Depuis le début de la saison qu'on travaillait aux mêmes postes en respectant la distanciation physique entre collègues, comme de grandes personnes.
Moi, double vacciné, qui croyais finalement apercevoir l'arc-en-ciel du « Ça va bien aller », je ne m'attendais pas à ce recul rendu en juillet, en Finale de la Coupe Stanley. D'autant qu'à Tampa, je couvre les matchs au travers de la foule! Mais bon, ça doit être juste moi qui commence à être grognon.

















