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La voix de la sagesse s'exprime

Les anciens capitaines des Canadiens prônent la patience en commentant les insuccès de l'équipe

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - Yvan Cournoyer déteste les défaites en prolongation ou en fusillade. Pour lui, ce sont des matchs nuls.

Ça n'existait pas dans le temps où il faisait la pluie et le beau temps dans la LNH dans les années 1960 et 1970. C'est pour cette raison que l'ancien ailier droit vedette des Canadiens de Montréal n'en tient pas compte dans les séries de défaites.

« On va respirer par le nez. Ce ne sont pas huit défaites d'affilée, mais cinq que les Canadiens ont subies », a tenu à préciser Cournoyer, avant le duel entre les Islanders de New York et le CH au Centre Bell, mardi. « Pour les autres défaites, nous avons eu un point. Nous avons égalé, ce sont comme des matchs nuls. »

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Pour la Sainte-Flanelle de la glorieuse époque où Cournoyer a été capitaine, entre les années 1975 et 1979, huit défaites, ç'a été le total de l'équipe pour toute la durée de la saison 1976-77 !

« Ça ne me dérange pas le vent de panique des partisans, ce qui me dérange c'est qu'on veule échanger tout le monde et mettre les entraîneurs dehors, a poursuivi Cournoyer, qui agit à titre d'ambassadeur du Tricolore. « On a perdu cinq parties d'affilée, on pourrait faire mieux. Mais on ne doit pas perdre de vue que nous avons perdu deux des meilleurs joueurs pour une longue période - les attaquants Jonathan Drouin et Paul Byron. On n'aurait pas perdu tant de parties avec ces deux-là.

« On a une belle équipe à voir jouer, ils sont le 'fun' à regarder. Si on joue comme on l'a fait à Boston l'autre soir, on va gagner plusieurs parties. »

Cournoyer a évoqué que la plus longue séquence d'insuccès qu'il a connue avec les Canadiens, ç'a été six défaites. C'était à l'époque où il était un des adjoints de l'entraîneur Mario Tremblay vers la fin des années 1990.

La voix de la sagesse s'est exprimée avant le match entre les Canadiens et les Islanders.

Outre Cournoyer, 10 autres des 12 capitaines à la retraite de l'organisation étaient présents à l'occasion du 110e anniversaire de la concession. Il ne manquait que Henri Richard, malade, mais on lui a également rendu hommage.

Saku Koivu, qui a été capitaine entre les années 1999 et 2009, a dit que les séries de défaites à Montréal ne lui manquent pas.

« Personne ne s'ennuie de ça. C'est ce qui fait que Montréal soit un endroit si unique, avec son engouement, son exaltation et sa passion. Les joueurs et les entraîneurs veulent s'en sortir et gagner. C'est une saison de 82 matchs, je sais que vous l'avez souvent entendu et chacune des équipes connait des séquences difficiles. Ce n'est pas une situation facile avec toute l'attention que ça génère, ça n'améliore pas les choses. J'espère qu'ils vont se remettre à gagner. »

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Koivu, comme les autres anciens capitaines interviewés, ne pense pas que la solution soit de poser des gestes draconiens.

« La solution c'est de jouer en équipe, de resserrer les rangs en défense et d'avoir le moins de joueurs individualistes possible, a énuméré Serge Savard, qui a été capitaine et directeur général des Canadiens. C'est ce que nous faisions dans des périodes difficiles. On se donnait comme objectif de ne pas donner de but. Les descentes à 2-contre-1 comme l'équipe en a donné dernièrement, dans mon temps ça ne marchait pas.

« Je me rappelle comme D.G. d'avoir dit à mes défenseurs en 1986 que le prochain qui traverserait la ligne bleue de l'adversaire serait retranché pour le match suivant. Le message a passé et on a gagné la Coupe Stanley. Il faut penser comme une équipe. Les Bruins de Boston sont meilleurs. Si on veut les battre, il faut se serrer les coudes et jouer en équipe. Le problème, c'est que nous n'avons pas de joueur du calibre de David Pastrnak. »

Brian Gionta, qui a pris sa retraite au terme de la saison 2017-18, ne demanderait pas mieux que de rechausser les patins afin d'aider d'anciens coéquipiers à se sortir du bourbier.

« J'aimerais être là et pouvoir les aider. Je connais Brendan Gallagher, Carey Price et Joel Armia, que j'ai connu avec les Sabres de Buffalo. J'aimerais être dans les tranchées avec eux parce que je sais ce qu'ils ressentent. »

Gionta, qui a été capitaine entre les années 2010 et 2014, ne doute aucunement que Price va retrouver sa forme d'antan très bientôt.

« Je ne veux pas ramener ça sur le tapis, mais le ''just chill out'' qu'il avait lancé aux partisans, il y a plusieurs années, s'applique à la situation actuelle. Carey va se replacer et il redeviendra le meilleur gardien de la Ligue. »

Koivu a dit que c'est dans des passages à vide comme celui que traverse actuellement le CH qu'on réalise à quel point on a à cœur les succès de l'équipe.

« J'ai toujours dit que Montréal n'est pas la ville la plus facile où évoluer, mais tous les joueurs devraient avoir la chance d'expérimenter ce que c'est de jouer avec les Canadiens pour une journée ou un match. Ils ressentiraient l'exaltation et la différence avec les autres villes. C'est une intensité inégalable nulle pas ailleurs. »

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