Ben Chiarot Canadiens badge Laflamme

MONTRÉAL - L'heure n'est pas aux bilans, pas encore, mais Ben Chiarot n'est pas peu fier de sa première saison dans l'uniforme des Canadiens de Montréal.

Le défenseur âgé 28 ans a relevé être passé à un palier de performance supérieur cette saison. Et ses succès personnels lui ont fait réaliser qu'il peut pousser son potentiel plus loin.

« Ce dont je suis le plus fier, c'est d'être sorti de ma zone de confort en m'amenant à Montréal et d'avoir prouvé, pas uniquement aux gens, mais à moi-même, que je pouvais jouer un plus grand rôle dans une équipe », a-t-il affirmé, mardi, à l'occasion d'une conférence téléphonique organisée par les
Canadiens.

Engagé à titre de joueur autonome l'été dernier, Chiarot était en voie de couronner sa meilleure saison dans la LNH, sa sixième, avec 21 points et un rendement de plus-5 en 69 matchs. La saison dernière, dans l'uniforme des Jets de Winnipeg, il avait totalité 20 points en 79 rencontres.

« C'est un mélange de plusieurs choses », a répondu Chiarot quand on l'a questionné au sujet de son plus grand apport à l'attaque. « Ça aide évidemment d'être davantage utilisé. Claude (Julien, l'entraîneur) et Luke (Richardson, l'entraîneur des défenseurs) me font confiance dans toutes les situations, en incluant les prolongations, et ils m'encouragent à appuyer l'attaque. Ils ne m'ont pas dit une seule fois cette saison de ne pas le faire. Il y a également le style de l'équipe dans lequel je suis à l'aise. »

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Chiarot va même jusqu'à avancer qu'on n'a pas encore vu le meilleur dans son cas.

« J'ai réalisé que je pouvais atteindre un palier supérieur et on m'a fait réaliser que je pouvais en atteindre un plus élevé encore. Il y a des aspects que je peux encore améliorer. »

Fort de ce succès personnel, Chiarot peut témoigner auprès d'éventuels joueurs autonomes que jouer à Montréal n'est pas nécessairement une expérience traumatisante.

« Je dirai à un joueur intéressé de joindre les Canadiens que s'il aime jouer devant une salle comble et des partisans passionnés, le Centre Bell est l'endroit parfait. Pour moi, il n'y a pas de meilleur endroit. C'est la raison pour laquelle j'ai accepté l'offre des Canadiens. »

Un petit bonheur

Le 12 mars est une date que Chiarot n'oubliera pas de sitôt.

« Ç'a été une journée bizarre, la journée où tout a changé », a-t-il noté, au sujet de la date de l'interruption des activités dans la LNH.

Les Canadiens se préparaient à accueillir les Sabres de Buffalo au Centre Bell. Le matin, on a renvoyé tout le monde à la maison jusqu'à nouvel ordre.

Chiarot se tient prêt à reprendre le collier, comme tous ses homologues du CH et des 30 autres équipes de la LNH. D'ici là, la pandémie de coronavirus, qui a mis la planète sur pause, a de positif qu'elle lui permet de voir grandir sa fille Emmerson, âgée de presque 10 mois.

« C'est une occasion unique pour moi d'être avec elle 24 heures sur 24, de me familiariser avec tous les sons qu'elle émet et de reconnaître quand elle est fatiguée ou qu'elle a faim. C'est très agréable pour moi et j'en profite », a-t-il souligné.

Bébé Emmerson est donc choyée puisqu'elle voit maman Jacqueline et papa Ben la câliner à longueur de journée.

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Chiarot n'a pas à aller loin afin de garder la forme parce qu'il a tout ce qu'il lui faut sous la main au sous-sol de la résidence familiale de Waterloo, en Ontario. Il dit occuper le reste du temps à visionner de vieux matchs de hockey.

« J'ai vu Bobby Orr en action pour la première fois de ma vie, la semaine dernière », a-t-il mentionné.

Il constate qu'on pouvait s'en tirer plus facilement dans le temps, en accrochant ou en créant de l'obstruction.

« Sur une montée de Orr, un joueur essaie de le ralentir avec son bâton autour de la taille d'une ligne bleue à l'autre », a-t-il ajouté avec un sourire dans la voix.

Chiarot s'est dit prêt pour toute éventualité ou pour n'importe quel scénario de reprise des activités qu'on mettra de l'avant.

« Si la meilleure solution pour terminer la saison et d'attribuer la Coupe Stanley, c'est de jouer les matchs dans un site neutre et devant des gradins vides, eh bien on doit l'envisager. Ce ne serait pas l'idéal, mais il n'y a rien d'idéal dans la situation actuelle.

« Qu'on décide de recommencer en juillet, en août ou en septembre, je serai prêt. »