« J'ai trouvé ça intéressant quand on a commencé à parler de la séquence de Hart dans les médias parce que je ne connaissais pas l'existence de la statistique ou du record », a admis Thibault en entrevue avec LNH.com.
« Ça m'a fait un velours, mais ça m'a davantage rappelé de bons souvenirs qu'autre chose », a-t-il continué.
Des pans de l'excellente saison écourtée par un conflit que les Nordiques avaient connue lui sont revenus à la mémoire comme le fait que l'entraîneur Marc Crawford n'hésitait pas à faire appel à ses services à titre d'adjoint de Stéphane Fiset. Il avait terminé la saison régulière avec une fiche de 12 victoires, deux défaites et deux verdicts nuls.
« C'est "cool" que mon nom reste associé au record. Mes trois grandes filles, qui sont des joueuses de hockey, n'étaient pas nées dans le temps. Elles ont trouvé ça amusant », a-t-il relevé.
Thibault a estimé qu'il ne serait pas surpris que la marque résiste au temps pendant encore longtemps. À moins que Hart lui-même revienne à la charge cette saison.
« Il n'y a pas une tonne de gardiens d'une part qui font leurs débuts dans la LNH à l'âge de 19 ou de 20 ans, a-t-il mentionné. La parité est rendue tellement forte d'autre part que c'est difficile pour les équipes de connaître de longues séquences de victoires. Nous pourrions donc être encore les codétenteurs du record dans 15 ou 20 ans. »
Thibault a ajouté en riant, qu'à sa connaissance, il ne possède pas d'autre record du genre dans la LNH.
« Je ne suis pas sûr. Je ne suis pas resté accroché aux statistiques ou au passé. J'en apprends au fur et à mesure. »
Thibault est fort occupé depuis quelques saisons dans ses tâches de copropriétaire et de directeur général du Phoenix de Sherbrooke, dans la LHJMQ, ainsi que de gestionnaire du Complexe sportif Thibault GM. Il ne cache pas ça lui donne le goût d'occuper un jour un poste de gérance ou autre dans un calibre plus élevé, voire la LNH. Ce jour n'est pas pour demain.
« Ça m'intéresse pour plus tard, mais j'aime beaucoup de ce que je fais actuellement, a-t-il affirmé. J'ai encore des choses à apprendre, c'est important de prendre le temps, de ne pas aller trop vite. Je touche à tout, j'acquiers des connaissances et je ne suis pas pressé. Je n'ai pas établi d'échéancier. Ce que je sais, c'est que je veux continuer d'œuvrer dans le hockey. Quand mes filles seront à l'université et que je jugerai être prêt à relever le défi, je prêterai l'oreille aux offres qu'on pourrait me faire. J'estime que je peux être un bon homme de hockey. »