RALEIGH, Caroline du Nord – Jordan Martinook avait déjà rangé son équipement et il s’apprêtait à sortir du vestiaire des Hurricanes de la Caroline au Lenovo Center en cette matinée du deuxième match de la finale de la Coupe Stanley contre les Golden Knights de Vegas.
Martinook a interrompu sa petite routine pour s’entretenir de l’un de ses anciens coéquipiers avec les Giants de Vancouver dans la Ligue junior de l’Ouest, Brendan Gallagher.
« J’ai vu les images de Brendan dans le vestiaire des Canadiens et j’ai trouvé ça dur de le voir aussi émotif, a-t-il dit. Mais je le comprends. Il portait cette équipe dans son cœur depuis tellement longtemps. Il a dit que c’était la fin pour lui à Montréal. On ne sait jamais ce qui peut survenir.
« Je joue pour les Hurricanes depuis maintenant huit ans. Dans le cas de Brendan, il était à Montréal depuis 14 ans. Cette ville est devenue sa maison. Il a traversé bien des étapes avec cette organisation. Il a connu de grands moments et des passages plus sombres. Je me sentais mal pour lui en fin de saison. À mes yeux, Gally reste encore un ailier utile pour une bonne équipe. Il est tellement déterminé. Je trouvais ça triste de savoir qu’il était en santé, mais qu’il ne jouait pas contre nous en finale de l’Est. »
Martinook a partagé le même vestiaire que Gallagher pour deux saisons avec les Giants. C’était en 2010-2011 et 2011-2012.
« Gally était le même joueur fatigant dans la WHL, a répliqué le Manitobain de 33 ans avec un sourire dans le visage. Il travaillait fort et il agissait comme un meneur pour notre équipe. Il était notre capitaine. À 16 ans, il jouait déjà dans cette ligue et il avait appris d’un bon leader en Craig Cunningham. »
Le CH avait repêché Gallagher avec un modeste choix de 5e tour (147e au total) en 2010. Dans le cas de Martinook, les Coyotes de l’Arizona avaient parié sur lui au 2e tour (58e au total) lors du repêchage de 2012. Il avait été ignoré à ses deux premières années d’admissibilité au repêchage.
« Je sortais d’une très bonne saison quand les Coyotes m’ont fait confiance, a-t-il rappelé. Quand tu joues bien, tu dois remercier tes coéquipiers. Lors de la saison 2011-2012, je me battais avec Gally pour finir au sommet des marqueurs de notre équipe. Si ma mémoire est bonne, il avait terminé l’année avec 41 buts et j’avais obtenu 40 buts. Il avait donc gagné cette compétition amicale entre nous. »
Martinook a une bonne mémoire. Cette année-là, Gallagher avait bien marqué 41 buts, mais en 54 matchs, alors qu’il en avait réussi 40 en 72 matchs.
Sans trop s’aventurer sur le terrain des prédictions, le numéro 48 des Hurricanes imaginerait assez facilement un retour à la maison pour Gallagher l’an prochain.
« Je ne lis pas l’avenir, mais je ne serais pas surpris de le voir dans l’uniforme des Canucks l’an prochain à Vancouver, a-t-il noté. Les Canucks se retrouvent dans une reconstruction et ils auront besoin de bons vétérans. Gally répond à ce critère. En vieillissant, tu veux aussi gagner. Ce sera à lui de peser les pour et les contre. Je lui souhaite de trouver une équipe où il sera heureux et où il sera désiré. »
Si Gallagher se cherchera une prochaine destination dans les prochaines semaines, Martinook, lui, voudra remporter quatre autres matchs afin de soulever la Coupe Stanley pour une première fois.
Utilisé à l’aile droite du troisième trio avec Jordan Staal et Nikolaj Ehlers depuis le début des séries, l’ailier de 6 pi 1 po et 208 lb a amassé trois points (1 but, 2 passes) en 14 matchs. Il est au cœur des succès de son équipe en infériorité numérique en étant le deuxième attaquant le plus utilisé dans cette facette du jeu après Jordan Staal.


















