Jacob Markstrom trade folo July 2 26

Robb Tallas a contacté Jacob Markstrom dès qu’il a appris qu’il était échangé des Devils du New Jersey aux Panthers de la Floride mardi.

L’entraîneur des gardiens des Panthers souhaitait non seulement la bienvenue à son nouveau protégé, mais il renouait également avec une voix bien familière.

Car Tallas et Markstrom ont déjà travaillé ensemble chez les Panthers, il y a plus de 10 ans. Markstrom en était à ses premiers pas dans la LNH, tandis que Tallas comptait déjà quelques années d’expérience. L’eau a coulé sous les ponts depuis la fin de cette association en 2014.

« J’ai maintenant une barbe, une femme, des enfants », a énuméré Markstrom à la blague jeudi, en visioconférence. « Plus sérieusement, je suis aussi devenu un bien meilleur gardien et je suis maintenant établi dans cette ligue, contrairement à ces années-là. Ce sera très plaisant de travailler à nouveau avec Robb. »

L’échange qui a envoyé Evan Rodrigues, Jesper Boqvist et Ben Steeves aux Devils en retour de Markstrom, marque un retour pour ce dernier au sein de l’équipe qui l’a repêché avec le tout premier choix du deuxième tour au repêchage de 2009. Markstrom n’a toutefois joué que 43 matchs lors de son premier passage en Floride, avant d’aller poursuivre sa carrière avec les Canucks de Vancouver, les Flames de Calgary, puis les Devils.

« Je suis très emballé! Le hockey est tout un monde! », a lancé Markstrom. « Je ne croyais pas être échangé par les Panthers il y a 12 ans, et je ne croyais pas revenir au sein de l’équipe cette semaine! Mais je suis très heureux d’être de retour en Floride et j’ai hâte d’entrer dans ce vestiaire. »

Markstrom a présenté une fiche de 23-9-1 avec une moyenne de 3,07 buts alloués par match, un taux d’efficacité de ,883 et un jeu blanc en 44 matchs avec les Devils la saison dernière. Il amorcera un contrat de deux ans et 12 M$ qu’il a paraphé le 1er novembre 2025.

Cet échange marque aussi un changement de garde devant le filet des Panthers, après sept saisons de Sergei Bobrovsky. Ce dernier est maintenant un membre des Maple Leafs de Toronto, qui lui ont fait signer un contrat de trois ans mercredi.

Markstrom aura le mandat de remplacer un gardien aux portes du Temple de la renommée, mais il ne se laisse pas abattre par cette pression.

« Bobrovsky est évidemment un bon gardien et il a fait de bonnes choses en Floride, tout comme à Columbus (avec les Blue Jackets). Il est l’un des meilleurs gardiens de la LNH depuis plus d’une décennie. Mais lorsque la rondelle est déposée, tu essaies simplement de faire le plus d’arrêts possible et garder le disque à l’extérieur du filet. Je ne veux pas surjouer ou m’ajouter une pression liée au passé. Tout le monde ici souhaite la même chose : gagner à nouveau. »

Pour Markstrom, une éventuelle conquête de la Coupe Stanley représenterait une première dans sa carrière. Il a disputé 31 matchs de séries jusqu’à présent, mais n’a jamais fait mieux qu’une présence au troisième tour.

Il aspire à plus grand.

Et contrairement aux années de son premier passage en Floride, Markstrom a cette fois une vraie chance de se rendre jusqu’au bout.

« Évidemment, en ayant joué contre les Panthers, j’ai vu tout le progrès qu’a fait l’équipe et même toute l’organisation depuis cinq ans, a dénoté Markstrom. Lorsque (le propriétaire) Vinnie Viola est entré en poste, je partais, mais depuis, j’ai vu ce que cette équipe est devenue et c’est incroyable de maintenant en faire partie. J’ai eu de bonnes conversations avec (le directeur général) Bill Zito, (le conseiller spécial) Roberto Luongo et Robby Tallas. C’est un sentiment particulier d’être de retour en Floride, là où j’ai été repêché. »

C’est également en Floride qu’il a disputé son premier match dans la LNH, le 23 janvier 2011 face aux Devils. L’année suivante, il a assisté comme réserviste à la série de premier tour entre les Panthers et les Devils, la première des Floridiens en 11 ans et leur seule entre 2000 et 2015.

À l’époque, Markstrom avait vu à quel point les partisans des Panthers étaient dédiés à leur équipe, même dans un petit marché. Depuis, l’appui n’a fait qu’augmenter. Et le rêve du Suédois est plus vivant que jamais.

« C’est le rêve de tout le monde de soulever la Coupe Stanley, et tu y penses encore plus lorsque tu atteins la trentaine, a conclu Markstrom. Les chances s’amenuisent d’année en année. Mais je sais qu’il me reste encore de bonnes années de hockey à disputer et j’ai hâte d’évoluer avec une bonne équipe de hockey comme les Panthers. Ils ont triomphé deux fois récemment, donc ils savent comment y arriver. »