MILLER BADGE CHAUMONT

BROSSARD – Michael Hage et Alexander Zharovsky ont chacun monopolisé l’attention médiatique lors du camp de développement des Canadiens. Mais il n’y a pas uniquement les deux attaquants qui constituent de beaux espoirs.

On vous offre un tour d’horizon de cinq autres espoirs parmi les 36 joueurs présents à ce camp.

Le petit, mais talentueux et tenace L.J. Mooney

C’était un simple match intraéquipe à quatre contre quatre au début du mois de juillet. Mais L.J. Mooney ressortait du lot pour sa rapidité, ses mains agiles et son esprit combatif. L’Américain a patiné aux côtés d’Alexander Zharovsky.

Âgé de 19 ans, Mooney a produit à un bon rythme à sa première saison à l’Université du Minnesota, obtenant 30 points (7 buts, 23 passes) en 34 matchs. Il a aussi représenté les États-Unis au Championnat du monde junior, où il a récolté trois passes en cinq rencontres.

« J’ai aimé ma saison pour une recrue au Minnesota, mais les résultats collectifs n’étaient pas bons », a affirmé Mooney, un ailier de 5 pi 7 po et 169 lb. « Je ne regarde pas juste les points, je voudrais même en échanger quelques-uns pour plus de victoires. Cette année, j’espère produire encore plus en le faisant au sein d’une bonne équipe. »

Mooney est un choix de 4e tour (113e au total) du Tricolore en 2025.

Owen Protz : un saut avec le Rocket de Laval

Protz n’a pas un profil offensif, mais il a le type d’ADN recherché au sein du CH. À 6 pi 1 po et 217 lb, l’Ontarien préconise un style de jeu très robuste.

Après trois saisons dans la Ligue junior de l’Ontario (OHL), dont les deux dernières avec les Bulldogs de Brantford, le choix de 4e tour (102e) en 2024 fera ses premiers pas chez les professionnels cette saison, fort probablement avec le Rocket de Laval.

« J’espère que le style de la Ligue américaine cadrera avec ma façon de jouer, a-t-il répliqué. Si ce n’est pas le cas, ce serait malheureux. Le jeu physique devrait m’avantager, mais je jouerai contre des joueurs plus vieux et plus talentueux. Je devrai bien me préparer.

PROTZ CADRE

En 64 matchs l’an dernier à Brantford, Protz a obtenu 23 points (5 buts, 18 passes) et il a passé 84 minutes au cachot. Originaire d’Ottawa, le charismatique défenseur gaucher se débrouille assez bien en français, mais pas assez pour parler devant les micros. Il a remercié son enseignante pour ses deux années en immersion française, Madame Sonia Okamoto.

Un choc culturel pour Cournoyer

Alexis Cournoyer, un choix de 5e tour (145e) en 2025, a connu une bonne première saison sur le plan des statistiques à l’Université Cornell. Il a maintenu un dossier de 18-10-0 avec une moyenne de 2,05 et un taux d’efficacité de ,915.

Mais à l’extérieur de la glace, le grand gardien de 6 pi 4 po et 199 lb n’a pas vécu une transition aussi facile.

« En arrivant là-bas, j’ai ressenti un choc culturel, a dit Cournoyer mercredi après-midi. C’est un autre monde, le hockey universitaire est bien différent de ce que je connaissais au Québec. Mais j’ai ‘trippé’ à Cornell et je suis reconnaissant. J’aurais aimé gagner.

« Le choc se vivait au niveau de la culture. Je ne pouvais pas parler en français là-bas. Je me le faisais dire quand je discutais avec Xavier Veilleux. Ça me faisait de quoi, puisque je suis un Québécois. Je lui parlais en anglais dans le vestiaire pour que mes autres coéquipiers puissent comprendre. »

Cournoyer, 20 ans, jouera pour les Badgers du Wisconsin à sa deuxième saison dans la NCAA.

Le petit-fils de Bryan Trottier

Le CH a repêché l’ailier gauche Parker Trottier avec son choix de 6e tour (189e au total) lors du dernier encan au KeyBank Center de Buffalo. Trottier est le petit-fils de l’ancienne légende des Islanders de New York, Bryan.

Né en 2008 au Minnesota, Trottier n’a évidemment aucun souvenir de son grand-père comme joueur, mais aussi comme entraîneur dans la LNH.

« Mon grand-père est incroyable, il m’a toujours encouragé depuis mes débuts au hockey, a affirmé Parker. Il est un modèle pour moi. Quand j’étais tout jeune, il avait ressorti ses patins pour jouer dehors avec moi. Nous avions passé près de deux heures sur la patinoire. Mon père, Bryan junior, m’a coaché plusieurs saisons dans ma jeunesse. »

« J’ai regardé des vidéos de mon grand-père avec les Islanders. J’ai toujours aimé celui où il a marqué un but dès la 5e seconde au début d’une période. Après une mise en jeu un peu chanceuse, il avait décoché un tir frappé de la ligne bleue pour marquer. »

Cette saison, l’ailier de 6 pi et 186 lb poursuivra son apprentissage avec les Pats de Regina dans la Ligue junior de l’Ouest. En 2027-2028, il devrait jouer avec le Fighting Irish de Notre Dame.

Quentin Miller : de Denver à Western Michigan

À l’image de Cournoyer, Quentin Miller changera d’école cette saison. Miller, un choix de 4e tour (128e) en 2023, passera de l’Université de Denver à l’Université Western Michigan.

Gardien partant pour les Pioneers de Denver pour les premiers mois de la saison, Miller a perdu son poste au profit de Johnny Hicks en raison d’une blessure au bas du corps. Les Pioneers ont gagné le championnat national (Frozen Four) avec Hicks devant le filet.

« Quand tu te blesses, ce n’est jamais agréable, mais j’avais une bonne saison avant de me retrouver sur la touche, a noté Miller. Ce n’était pas une blessure grave. Je suis revenu après deux ou trois semaines. Johnny a joué du hockey incroyable jusqu’à la fin de l’année. Je suis resté un bon coéquipier et j’ai continué à encourager mes coéquipiers. J’aidais aussi Johnny. Je ne trouvais pas ça facile puisque je ne jouais plus, mais j’ai placé mon orgueil de côté. Je suis un compétiteur et je voulais jouer. C’est pour ça que j’ai choisi de changer d’école. »

En 25 matchs l’an dernier à Denver, Miller a conservé une fiche de 12-10-2 avec une moyenne de 2,39, un taux d’efficacité de ,916 et trois blanchissages.