MIAMI – « Je pense qu’il joue son meilleur hockey depuis qu’il est avec nous. » Dans une réponse-fleuve, typique de sa personnalité, Paul Maurice a offert ce compliment envers A.J. Greer en guise de conclusion à une question au sujet de l’impact de son robuste ailier depuis le début de la saison.
Maurice avait encensé Greer à quelques heures d’un match entre les Canadiens de Montréal et les Panthers de la Floride au Amerant Bank Arena. Deux jours plus tard, Greer a souri quand on l’a informé des propos de son entraîneur en chef.
« Je sens que je deviens un meilleur joueur avec l’expérience et la maturité, a dit l’attaquant originaire de Joliette. Je comprends plus comment la game fonctionne. C’est comme si le jeu commençait un peu à ralentir. Je profite d’un peu plus de temps pour penser. Je connais aussi toutes les expériences à l’extérieur de la glace. »
« J’ai aussi gagné la Coupe Stanley au mois de juin, a-t-il rappelé avec une belle fierté dans la voix. J’ai joué sur la plus grande scène. J’ai gagné en confiance de cette expérience des séries. »
En séries, Greer a procuré une bonne dose d’énergie aux Panthers en patinant à l’aile du quatrième trio avec Tomas Nosek et Jonah Gadjovich. Maurice a souvent dit que cette unité a changé le cours des choses au deuxième tour des séries contre les Maple Leafs de Toronto. Le charismatique entraîneur des Panthers avait d’ailleurs salué le travail de ses trois attaquants en les envoyant sur la glace pour les dernières secondes du sixième et dernier match de la finale de la Coupe Stanley (victoire de 5-1 face aux Oilers d'Edmonton).
Six mois après cette première conquête pour Greer, l’ailier de 29 ans a hérité de plus grandes responsabilités avec les Panthers. Et il en profite. Après 42 matchs, il a déjà établi un sommet personnel avec sept buts. Avec ses 15 points, il se retrouve également à trois points de battre une autre marque personnelle, lui qui a récolté 17 points en 81 matchs l’an dernier.
« Je vis une expérience spéciale cette saison en jouant au sein du troisième trio, a noté Greer à la veille de la Classique hivernale au loanDepot park de Miami. C’est plate puisque nous avons des joueurs blessés. Mais ça donne une chance pour d’autres gars. J’ai toujours su que je pouvais remplir un rôle plus important. Je me doutais qu’avec un meilleur temps de jeu, je pouvais offrir un peu plus d’offensive et rester un ailier tout aussi intense. »
Pour l’intensité, le numéro 10 des Panthers n’a pas changé. Il trône au sommet de son équipe avec 59 minutes de punition et 110 mises en échec.


















