Gaudreau_talks_to_media

Les Blue Jackets de Columbus étaient au sommet de la liste de Johnny Gaudreau quand il est devenu joueur autonome sans compensation, mercredi.

Tout ce que les Blue Jackets devaient faire, c'était de rédiger un contrat qui conviendrait aux deux parties.
Sept ans et 68,25 millions $ (moyenne annuelle de 9,75 millions $), le tour était joué.
À LIRE AUSSI : Gaudreau : Une victoire pour toute la ville de Columbus | Les Blue Jackets se payent Johnny Gaudreau
Gaudreau a apposé son nom au bas du contrat mercredi soir et il a été présenté à la communauté de Columbus lors d'une conférence de presse au Nationwide Arena jeudi après-midi.
« Je voulais venir jouer ici, a affirmé Gaudreau. Cet endroit a toujours été encerclé sur ma liste. »
L'attaquant de 28 ans a été le meneur des Flames de Calgary et il a terminé deuxième dans la LNH la saison dernière en vertu d'une récolte de 115 points (40 buts, 75 passes) en 82 matchs de saison régulière. Il a mené la LNH au chapitre du différentiel (plus-64), en plus d'établir des sommets en carrière pour les buts, les aides, les points, les buts vainqueurs (neuf) et les tirs (262).
Gaudreau a également mené les Flames en séries éliminatoires de la Coupe Stanley avec 14 points (trois buts, 11 passes) en 12 rencontres.
Les Flames ont fait une offre de contrat de huit ans à Gaudreau qui lui aurait apparemment rapporté plus d'argent qu'avec les Blue Jackets. Mais il a informé le directeur général des Flames Brad Treliving mardi soir qu'il ne serait pas de retour à Calgary.
Une fois cette décision prise, Gaudreau et sa femme Meredith se sont tournés vers l'Association de l'Est afin qu'il puisse évoluer plus près d'où il a grandi à South Jersey. Pour Gaudreau, ç'a toujours été un rêve de jouer pour une équipe de la côte est.
Ils ont choisi Columbus. Même si ce n'est pas si près de la côte, c'était suffisamment proche.
« Je ne jouais ici qu'une seule fois par année et je voyageais de l'hôtel à l'aréna puis de l'aréna à l'hôtel, et je n'étais jamais venu à Columbus auparavant, a relaté Gaudreau. Mais au cours de l'été, j'ai fait mes devoirs sur les endroits qui à mon sens étaient bons pour moi, j'ai parlé à d'anciens joueurs. Chaque fois que je parlais de cette ville à une personne, elle semblait encore plus enthousiaste que la dernière personne à qui j'en avais parlé. Ça semblait être la destination idéale pour nous. »
Le jeune noyau des Blue Jackets a également pesé dans la balance.
« Je pense qu'il y a beaucoup de potentiel, a dit Gaudreau. Ils ont de bons joueurs dans cette équipe. J'ai entendu beaucoup de bonnes choses. Ils ont un groupe tissé serré. Tu veux jouer avec des gars qui s'entendent bien dans le vestiaire et qui aiment se rendre à l'aréna et travailler chaque jour. C'est un environnement sain. »
Les Blue Jackets ne se sont pas qualifiés pour les séries lors des deux dernières saisons, ratant le tournoi éliminatoire par 19 points la saison dernière et par 16 points en 2020-21.
Mais ça n'a pas d'importance pour Gaudreau.
« Je suis tellement excité, je pense que nous avons un excellent groupe ici, a-t-il continué. Je ne m'amène pas à Columbus pour regarder les paysages. Je suis venu ici pour gagner des matchs de hockey. »
Gaudreau a admis que la décision de quitter Calgary avait été difficile à prendre, mais il sentait que c'était la bonne chose à faire pour lui et Meredith, qui est enceinte et qui devrait donner naissance au premier enfant du couple en septembre.
« Il était presque 23 h la veille de l'ouverture du marché des joueurs autonomes quand j'ai décidé que je ne serais pas de retour, a raconté Gaudreau. C'était vraiment une décision difficile, mais (ma femme) Meredith et moi en parlions depuis un bon moment déjà. C'était difficile, mais c'était dans le meilleur de nos intérêts. Nous étions vraiment fébriles de signer un contrat à Columbus. Ils faisaient partie des quelques équipes pour lesquelles nous avions de l'intérêt et quand ils ont appelé, nous avions du mal à arrêter de sourire. »
Le directeur général Jarmo Kekalainen a soutenu que la mise sous contrat de Gaudreau faisait l'unanimité au sein de l'état-major.
« Nous étions tous d'accord sur le fait que nous ne pouvions pas passer à côté de l'occasion de mettre sous contrat un joueur de ce calibre qui veut venir jouer ici, a dit Kekalainen. Il était évidemment convoité par plusieurs équipes. Nous l'avions suivi de près très souvent avec notre personnel de dépisteurs. Nous avons continué les discussions avec son agent et ça s'est réglé plutôt rapidement quand nous avons réalisé que les deux parties voulaient la même chose. C'était une entente qui devait être faite et nous avons pu le mettre sous contrat. »

EDM@CGY, #5: Gaudreau crée l'égalité rapidement

Gaudreau se voit jouer sur le même trio que Patrik Laine, qui est joueur autonome avec compensation. Kekalainen a d'ailleurs précisé que les Blue Jackets s'attendent à conclure une entente avec Laine.
Les options au centre incluent Boone Jenner, Cole Sillinger, Jack Roslovic et potentiellement Kent Johnson, le cinquième choix du repêchage 2021 qui a récolté trois mentions d'aide en neuf matchs la saison dernière.
Pour l'anecdote, Johnson a cédé le numéro 13 à Gaudreau, qui a eu ce numéro pendant ses huit saisons à Calgary.
Johnson portait d'ailleurs ce numéro parce que Gaudreau était son idole quand il était jeune.
« En parlant avec tout le monde après ma signature, je disais que je n'avais pas besoin du 13, qu'il pouvait garder le 13. Je me sens mal. Je ne veux pas prendre son numéro, a lancé Gaudreau. Je vais devoir l'amener souper à quelques occasions. C'est vraiment gentil de sa part. Il n'avait pas à faire ça. Ça démontre qu'on est entouré de gars qui sont prêts à poser des gestes sans attendre quoi que ce soit en retour. »
L'entraîneur des Blue Jackets Brad Larsen n'a pas encore eu l'occasion de discuter avec Gaudreau des joueurs avec lesquels il pourrait jouer, de son rôle ou des systèmes de jeu.
Ces conversations vont avoir lieu, mais pour le moment, l'entraîneur est simplement heureux de savoir que Gaudreau veut faire partie des plans à Columbus.
« Il a choisi de venir ici, a renchéri Larsen. Il nous a choisis, il a choisi cette organisation et cette ville pour établir sa famille pendant les meilleures années de sa carrière. Ça en dit long. »