Les joueurs et entraîneurs dans la LNH n’auront pas de temps à perdre lorsque les séances sur glace des camps d’entraînement se mettront en branle jeudi.
Cette année, les équipes ont environ une semaine de moins que par le passé pour se préparer pour le début de la saison régulière. C’est qu’en vertu de la nouvelle convention collective qui entre en vigueur mercredi, on a raccourci la présaison à quatre matchs préparatoires et ajouté deux rencontres de saison régulière – passant de 82 à 84 parties. Il y aura donc 12 jours entre le premier entraînement et le match inaugural de la saison pour les 10 équipes qui seront en action lors de la première soirée d’activités dans la LNH, le 29 septembre.
« Quatre de ces journées sont des jours de match, et nous devrons bâtir quelque chose en seulement quelques journées de congé », a expliqué l’entraîneur des Rangers de New York Mike Sullivan. « Si vous additionnez nos quatre jours de match et nos deux journées de congé, ça donne six entraînements. Ça va assurément changer la façon dont nous allons préparer l’équipe pour le jour 1. »
Auparavant, la plupart des équipes jouaient six à huit rencontres préparatoires. Ça permettait aux entraîneurs d’intégrer progressivement les vétérans à la formation et d’évaluer plus longuement les jeunes joueurs.
Maintenant, ils n’auront que quatre parties préparatoires pour déterminer quelle sera leur formation et se préparer pour les matchs qui comptent vraiment.
L’entraîneur des Capitals de Washington Spencer Carbery a souligné que la préparation est même plus courte que ça. En vertu de la nouvelle convention collective, les joueurs avec au moins 100 matchs d’expérience dans la LNH ne peuvent jouer que deux rencontres préparatoires.
« Si vous faites le calcul (pour les équipes qui joueront le 29 septembre), on parle de cinq ou six entraînements, de deux matchs et c’est parti », a dit Carbery.
Les joueurs et entraîneurs devront donc tirer le maximum de leur temps, qui, durant le camp d’entraînement, est limité à trois heures par jour, incluant les réunions et les entraînements. Ce sera particulièrement vrai pour les équipes avec de nouveaux entraîneurs qui vont tenter d’enseigner de nouveaux systèmes de jeu et d’apprendre à connaître leurs joueurs.
Le nouvel entraîneur des Kings de Los Angeles, Peter Laviolette, fort de 1594 matchs dirigés dans la LNH, comprend bien la nécessité d’être efficace lors de chaque entraînement et réunion.
« Tout sera nouveau dès le jour 1, donc la fenêtre d’adaptation est réduite et c’est quelque chose avec quoi je devrai composer, a souligné Laviolette. Je devrai enseigner l’information. Parfois, tu ne pratiques pas le jeu de puissance avant le cinquième jour. Avec le nombre de jeunes et la règle des trois heures, je devrai tenter d’intégrer des réunions de jeux de puissance ou utiliser une unité pendant un match préparatoire un peu plus rapidement. »
La LNH a abrégé des camps d’entraînement auparavant, comme lors de la saison 2021-22 en raison de la pandémie et en 2012-13 en raison d’un conflit de travail. Les deux fois, il n’y avait pas eu de matchs préparatoires.
Mais ces camps condensés représentaient des anomalies. Ce sera désormais la norme dans la LNH.
« Nous allons tous apprendre ensemble », a mentionné l’attaquant des Kings Quinton Byfield. « Nous devrons nous unir rapidement. Nous avons plusieurs joueurs plus âgés et un nouveau personnel d’entraîneurs. Ils sont dans la LNH depuis longtemps.
« Je ne pense pas que ce sera un trop gros défi, mais ce sera intéressant et nous allons tous apprendre ensemble. »
Même si les tests physiques obligatoires ont été éliminés – encore une fois en vertu de la convention collective – les entraîneurs ont martelé aux joueurs durant l’été qu’ils devront se mettre en marche dès le premier jour du camp.
« Tu ne peux pas être pris au dépourvu par ça, a prévenu Carbery. Par le passé, les vétérans ne jouaient pas les premiers matchs préparatoires et ils augmentaient l’intensité au fur et à mesure que le camp progressait. Ça ne pourra pas être comme ça cette année. »
Le camp plus court n’aura peut-être pas un très gros impact pour les vétérans qui n’ont pas à gagner leur poste dans la formation. Mais pour les plus jeunes joueurs ou ceux qui ont signé des essais professionnels, moins d’entraînements et moins de matchs signifient moins d’occasions de faire bonne impression.
« C’est logique que lorsqu’il y a moins de matchs, il y ait moins d’opportunités pour ces choses-là, a dit Sullivan. Nous allons certainement prioriser la préparation des Rangers de New York pour le match no 1. Il faut que ce soit l’objectif principal de notre camp.
« Nous allons faire de notre mieux pour nous occuper du reste. »
Les entraîneurs seront toutefois pressés d’assembler leur formation partante plus tôt que par le passé, quand les groupes lors des premiers jours d’un camp étaient souvent composés d’un mélange de jeunes joueurs et de vétérans.
« On se dit qu’il faut préparer les Capitals de Washington pour le match no 1 contre les Hurricanes de la Caroline plutôt que de voir à l’œuvre tous ces jeunes joueurs, essayer différentes combinaisons et faire des évaluations, a convenu Carbery. Ça signifie que la structure du camp va changer un peu. Certaines formations pour les matchs préparatoires vont peut-être changer un peu.
« Vous pourriez dire que c’est un peu injuste pour les joueurs qui tentent de se tailler une place au sein de l’équipe. Mais voici la réalité : le camp sert à évaluer, oui, mais la priorité est de préparer notre équipe de la LNH pour le match d’ouverture contre les Hurricanes de la Caroline. »
\Avec la contribution du chroniqueur NHL.com Nicholas J. Cotsonika, du journaliste principal NHL.com Dan Rosen et de la journaliste NHL.com Tracey Myers.*


















