Storylines 2026

Les camps d’entraînement s’ouvriront mercredi dans la LNH, ce qui est toujours source d’enthousiasme, mais aussi de questions – petites ou grandes.

Les réponses à ces questions auront un impact énorme sur les joueurs et les équipes cette saison.

Voici donc 10 intrigues à surveiller alors que la saison 2026-27 s’amorcera le 29 septembre.

1. Où ira Hellebuyck?

Connor Hellebuyck est toujours avec les Jets de Winnipeg et on s’attend à ce qu’il soit présent au camp d’entraînement.

Le sera-t-il vraiment? Et si oui, combien de temps?

Le 27 août, Hellebuyck a révélé publiquement qu’il avait demandé en privé aux Jets de l’échanger « il y a plusieurs mois ». Il a ajouté que sa position n’a pas changé depuis et qu’il croit qu’un « nouveau départ est la meilleure avenue pour moi et ma famille ».

Le vétéran de 33 ans n’a toutefois pas encore été échangé, et une situation déjà difficile pourrait devenir tout simplement intenable pour les Jets et Hellebuyck si rien n’est fait avant le début de la saison.

Hellebuyck a remporté trois fois le trophée Vézina, remis au meilleur gardien de la LNH. Il amorce la troisième saison d’un contrat de sept ans d’une valeur de 59,5 millions $ (salaire annuel moyen de 8,5 millions $) signé avec Winnipeg le 9 octobre 2023.

2. La situation contractuelle de Quinn Hughes aura-t-elle un impact sur son rendement et celui du Wild?

Le défenseur du Wild du Minnesota est admissible à signer une prolongation de contrat depuis le 1er juillet. Il a jusqu’à mardi pour signer une entente de huit ans, sans quoi la nouvelle convention collective ne permettra qu’un contrat de sept ans.

Hughes pourrait devenir le deuxième joueur de la LNH à empocher un salaire annuel d'au moins 20 millions $. Le défenseur de l’Avalanche du Colorado Cale Makar a accepté une entente record de huit ans et 163,2 millions $ (20,4 millions $ / année) le 29 août.

Hughes a commenté sa situation contractuelle lors de la tournée des médias nord-américaine de la LNH/AJLNH à Las Vegas mercredi dernier, affirmant qu’il n’est pas pressé de signer un contrat avant le début du camp d’entraînement. Il compte prendre son temps pour faire le bon choix, mais il n’a pas voulu révéler ce qu’il recherche exactement.

C’est compréhensible, mais ce dossier va demeurer une distraction chez le Wild s’il n’est pas réglé avant le début du camp.

La bonne nouvelle est que Hughes a affirmé qu’il se voit demeurer au Minnesota au-delà de cette saison, qu’il croit au Wild, au personnel d’entraîneurs et au directeur général Bill Guerin, et qu’il aime le rôle qu’il occupe au sein de l’équipe.

COL@MIN: Hughes double l'avance sur un beau tir en A.N.

3. Quel impact aura le calendrier de 84 matchs sur les camps?

Ça risque de changer la donne pour les vétérans comme pour les espoirs et les entraîneurs, alors que les équipes de la LNH se préparent pour un camp d’entraînement plus court, moins de matchs préparatoires, le début de saison le plus tôt en Amérique du Nord et la plus longue saison régulière depuis 1993-94.

Les équipes joueront 84 rencontres de saison régulière pour la troisième fois dans l’histoire de 109 ans de la LNH. Ce calendrier allongé fait partie des changements apportés à la nouvelle convention collective entre la LNH et l’Association des joueurs de la LNH.

Ce sera la première fois que la LNH disputera des matchs de saison régulière en Amérique du Nord en septembre. Ce sera seulement la deuxième fois qu’elle disputera des matchs avant le mois d’octobre.

La saison 2007-08 s’était amorcée en septembre, quand les Ducks d’Anaheim et les Kings de Los Angeles avaient joué deux rencontres à Londres, au Royaume-Uni.

Chaque équipe disputera deux parties préparatoires de moins, passant de six à quatre. Ça signifie que les joueurs qui luttent pour un poste dans la LNH auront moins de temps pour faire bonne impression. Il y aura aussi moins de journées d’entraînement, puisque les équipes devront donner deux journées de congé obligatoires aux joueurs.

4. Gavin McKenna est-il prêt pour un marché bouillant comme Toronto?

C’est l’heure pour le premier choix au total du dernier repêchage de faire ses preuves, de montrer qu’il est digne de l’engouement à son endroit depuis que les Maple Leafs l’ont repêché au premier rang le 26 juin.

Tous les faits et gestes de l’attaquant seront surveillés et analysés à son premier camp dans la LNH. Il a bien composé avec l’attention jusqu’ici, mais elle s’apprête à monter d’un cran.

Le joueur de 18 ans habitera chez John Tavares, le mentor idéal pour lui avec le capitaine Auston Matthews. Tavares (2009, Islanders de New York) et Matthews (2016, Maple Leafs) ont chacun été repêchés au premier rang, donc ils savent ce que s’apprêtent à vivre McKenna.

Il sera intéressant de voir où le nouvel entraîneur Jim Hiller va placer McKenna dans sa formation et quel rôle il lui donnera.

5. À quoi s’attendre de Mike Babcock à son retour dans la LNH?

Les Oilers d’Edmonton ont embauché Babcock comme entraîneur le 23 juin. L’homme de 63 ans venait de recevoir le feu vert pour revenir dans la LNH à la suite d’une enquête suivant sa démission du poste d’entraîneur des Blue Jackets de Columbus en septembre 2023, avant même qu’il ne dirige un match avec eux.

Babcock n’a pas été derrière un banc de la LNH depuis qu’il a été congédié par Toronto le 20 novembre 2019. Il avait été engagé par les Blue Jackets le 1er juillet 2023, mais il a quitté son poste deux mois et demi plus tard, quand on rapportait qu’il avait demandé à ses joueurs de partager des photos personnelles de leur téléphone cellulaire.

Babcock est de retour et il a le soutien des joueurs vedettes d’Edmonton, dont Zach Hyman, qui a joué sous les ordres de Babcock à Toronto.

Il sera sous les projecteurs toute la saison, ce qui, en fin de compte, n’est pas nouveau pour lui ni pour Connor McDavid ou Leon Draisaitl.

6. Comment Brady et Matthew Tkachuk coexisteront-ils en Floride?

Les deux frères seront réunis avec les Panthers de la Floride cette saison, et l’entraîneur Paul Maurice aura plusieurs options pour utiliser les deux plus grandes pestes du hockey.

Nous saurons tôt durant le camp d’entraînement s’ils seront sur le même trio et la même unité d’avantage numérique, ou si Maurice amorcera la campagne avec Brady et Matthew sur deux lignes différentes. Les deux ont évolué ensemble avec les États-Unis à la Confrontation des 4 nations 2025 et aux Jeux olympiques 2026.

Les Panthers miseront aussi sur un Aleksander Barkov en santé. Le joueur de centre a raté toute la dernière saison en raison d’une blessure à un genou. Ils pourront aussi compter sur Sam Reinhart, Carter Verhaeghe et Sam Bennett dans le top-6, tandis qu’Anton Lundell, Eetu Luostarinen et Brad Marchand pourraient former le troisième trio.

FLA@CAR, #1: Tkachuk compte en quatrième prolongation

7. Les Hurricanes peuvent-ils tout rafler de nouveau?

Tout indique que oui.

Les Hurricanes amorcent leur camp d’entraînement avec essentiellement la même formation que celle qui a remporté la Coupe Stanley le 14 juin dernier.

Les 20 joueurs qui étaient en uniforme pour la victoire décisive en finale seront de retour. Trois des cinq joueurs laissés de côté pour ce match seront aussi de retour.

Le seul qui ne sera pas à Raleigh à l’ouverture du camp d’entraînement est le gardien Frederik Andersen, qui s’est entendu avec les Oilers comme joueur autonome.

Les deux points d’interrogation en Caroline sont le défenseur Alexander Nikishin et l’attaquant Seth Jarvis.

Nikishin est toujours joueur autonome avec compensation, tandis que Jarvis devrait rater le début de la saison en raison d’une opération à une épaule subie après la finale.

Les Penguins de Pittsburgh (2016, 2017), le Lightning de Tampa Bay (2020, 2021) et les Panthers (2024, 2025) sont les trois dernières équipes à avoir remporté la Coupe Stanley deux années de suite.

8. Les Sabres de Buffalo peuvent-ils bâtir sur la saison dernière?

Oui, si leur jeune noyau bâtit sur les succès qu’il a connus la saison dernière, car les Sabres auront un visage un peu différent sans l’attaquant Alex Tuch (Capitals de Washington) et le défenseur Bowen Byram (Blackhawks de Chicago).

Les Sabres ont acquis le défenseur de 23 ans Olen Zellweger pour remplacer Byram, et il pourrait évoluer sur le top-4 avec Rasmus Dahlin, Owen Power et Mattias Samuelsson.

Les Sabres n’ont pas remplacé Tuch, mais de jeunes attaquants comme Zach Benson, Josh Doan ou Jack Quinn pourraient combler sa perte.

Les Sabres ont participé aux séries éliminatoires la saison dernière, une première en 15 ans, terminant au premier rang de la section Atlantique avec 109 points. Ils se sont inclinés au deuxième tour des séries face aux Canadiens de Montréal.

Les attentes seront donc élevées cette saison, d’autant plus que certains les considèrent comme des prétendants à la Coupe Stanley.

9. L’argent, trop de pression pour certains jeunes?

Les Sharks de San Jose, les Ducks d’Anaheim et les Blackhawks de Chicago ont offert un total combiné de 259 millions $ aux attaquants Macklin Celebrini, Leo Carlsson et Connor Bedard durant l’été.

Chacun devra maintenant livrer la marchandise après avoir fait sauter la banque.

Carlsson, 21 ans, a accepté une offre hostile de cinq ans et 90 millions $ des Flyers de Philadelphie le 3 juillet. Les Ducks l’ont égalée le 9 juillet, faisant de Carlsson – à ce moment-là – le joueur le mieux payé de la LNH avec un salaire annuel moyen de 18 millions $.

Bedard, 21 ans, a ensuite signé une entente de cinq ans et 75 millions $ (15 millions $ / année) le 18 juillet. Une blessure à une épaule va vraisemblablement lui faire rater le début de la saison.

Celebrini, qui venait d’établir un record des Sharks avec 115 points (45 buts, 70 passes), a signé un contrat de cinq ans et 94 millions $ (18.8 millions $ / année) le 29 juillet. Cette entente entrera en vigueur la saison prochaine.

Les Ducks ont progressé la saison dernière et atteint le deuxième tour des séries. S’ils vont plus loin cette saison, Carlsson devra être au cœur de cette poussée. Il devra connaître un bon départ, car s’il régresse, il sentira rapidement la soupe chaude.

Les Sharks ont franchi une autre étape en se battant pour une place en séries la saison dernière, les ratant par seulement quatre points.

Celebrini est déjà l’un des visages de la LNH. Il amorce sa troisième saison. Les Sharks pourraient progresser de la même manière que les Ducks la saison dernière, mais ce sera au numéro 71 de sonner la charge.

Les Blackhawks ont terminé au dernier rang de la section Centrale la saison dernière. Ça ne peut plus se produire avec Bedard dans la formation.

SJS@WPG: Celebrini inscrit son 115e point de la saison

10. Quel impact les changements chez les Capitals auront-ils sur Alex Ovechkin?

Le temps de jeu d’Ovechkin va vraisemblablement diminuer pour une cinquième saison consécutive si les choses se passent bien pour Washington. Les Capitals ont amélioré leur top-6 en attaque avec les ajouts de Tuch, Jordan Kyrou et Boone Jenner.

Ovechkin a été le meneur des Capitals avec 32 buts et 64 points la saison dernière, mais son temps de jeu a glissé à 17:27 par match, sa plus basse moyenne en carrière. On voudra que Tuch, Kyrou et Jenner occupent des rôles précis, ce qui signifie moins de temps de glace pour Ovechkin, le meilleur buteur de l’histoire de la LNH (929 buts) qui aura 41 ans jeudi.

Il devrait encore une fois occuper un rôle important sur le jeu de puissance, mais il sera intéressant de voir quel rôle les Capitals vont lui confier à forces égales et de quelle manière ça impactera sa 22e saison dans la LNH.

Voyez les cinq plus beaux buts inscrits par Alex Ovechkin la saison dernière