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David Perron s'est vite retroussé les manches

Le vétéran attaquant des Blues est au sommet de son art après avoir gagné la Coupe Stanley

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

ST. LOUIS - Tous ceux qui croyaient que David Perron se la coulerait douce cette saison après avoir gagné la Coupe Stanley parce qu'il avait affirmé que ça ne le dérangerait pas de ne pas marquer un autre but dans la LNH doivent faire leur mea culpa.

« Je pense avoir prouvé mon point », a lancé le Sherbrookois âgé de 31 ans, jeudi, en s'apprêtant à participer au Match des étoiles Honda 2020 de la LNH, une première en carrière.

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Perron a dit avoir trouvé dommage que certains aient mal interprété les commentaires qu'il a formulés, à chaud après la conquête des Blues de St. Louis, l'été dernier. En affirmant que ça ne le dérangerait pas de réussir un autre but, il a donné l'impression du joueur désintéressé qui avait tout accompli.

Quarante-neuf matchs plus tard, Perron est au sommet de son art, en voie de connaître sa plus fructueuse saison dans la LNH avec 21 buts et 49 points au compteur.

« Je trouve que les gens auraient dû se mettre davantage dans mes souliers », est-il revenu sur sa déclaration. « Tu travailles toute ta vie pour être repêché dans la Ligue nationale. Tu travailles toute ta vie pour jouer un match dans la Ligue nationale. Tu travailles toute ta vie pour t'établir comme un joueur régulier et voilà qu'après tu réalises le rêve ultime qui est de gagner la Coupe Stanley.

« Je crois encore ce que j'ai dit. Tu vis le rêve et tu surfes sur la vague en ayant beaucoup de plaisir, puis à un moment donné il faut que tu tournes la page. Comment on fait ça? Je ne le savais pas. J'ai trouvé ça difficile parce que tu ne reviens pas à la normale tout de suite. Tu descends un peu plus bas et tu dois retrouver la motivation et les bonnes raisons de jouer. C'est surprenant que la Coupe Stanley te fasse sentir de la sorte, mais c'est parfait. »

Perron a réussi à se retrousser les manches et à se remettre à la tâche, avec le résultat éloquent qu'on connaît.

« Si je suis ici, c'est grâce au gars qui est à mes côtés », a-t-il soutenu en parlant du capitaine des Blues Ryan O'Reilly, assis près de lui.  

« Je me considère choyé d'avoir créé une chimie semblable avec lui. Nous avons beaucoup de temps de jeu ensemble. L'entraîneur Craig Berube me fournit une occasion comme jamais auparavant. Dans les réunions d'équipe, je vois mon nom inscrit sur le tableau pour toutes les situations importantes. C'est du jamais vu pour moi, toute cette confiance. »

O'Reilly ne s'est pas fait tordre un bras pour lui renvoyer le compliment.

« David est un rouage très important de nos succès cette saison, a dit O'Reilly. Il marque de gros buts et il fait de gros jeux. Il a été le choix du public, mais on aurait dû l'inclure dans l'équipe de notre section dès la sélection initiale. Il l'aurait amplement mérité. » 

Perron répond brillamment à l'appel, dans le contexte où les Blues ont perdu les services de leur as marqueur Vladimir Tarasenko tôt dans la saison. Tarasenko a été opéré à une épaule et il pourrait ne pas revenir au jeu avant les séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

« L'équipe joue du bon hockey plus la saison progresse. Nous trouvons des façons de gagner. Tout le monde a élevé son niveau de jeu à la suite de la perte de Tarasenko », a mentionné Perron, en ajoutant que ses coéquipiers et lui ne pensent plus à la saison dernière. 

Video: NYR@STL: Perron marque d'un tir sur réception en A.N.

« Le résultat est que nous sommes quatre joueurs de l'équipe au Match des étoiles. C'est super le 'fun'. »

Le défenseur Alex Pietrangelo et le gardien Jordan Binnington sont les deux autres.

De belles retrouvailles

Perron a été nommé dans l'équipe de la section Centrale à l'issue du vote des partisans de la Sélection ultime. Le destin a voulu qu'il en soit à sa première participation en même temps qu'un ancien coéquipier à ses débuts dans la LNH, T.J. Oshie des Capitals de Washington, qui a été la sélection ultime de la section Métropolitaine.

« J'ai croisé T.J. à l'hôtel et nous nous sommes enlacés. Je suis heureux pour lui. Je lui ai dit que c'était spécial que nous soyons ensemble pour notre première participation au Match des étoiles, lui qui en est à sa 12e saison, et que nous ayons été choisis tous les deux par les amateurs. Il était très populaire quand il jouait à St. Louis. Il a gagné la Coupe avec les Capitals il y a deux ans et je lui en ai voulu parce que c'était contre mon équipe, les Golden Knights de Vegas », a-t-il raconté avec le sourire.

Perron pourra également renouer avec la famille Tkachuk. À ses débuts dans la LNH chez les Blues, il a été le coéquipier de Keith Tkachuk, qui est le père de Matthew, des Flames de Calgary, et de Brady, des Sénateurs d'Ottawa.

« J'ai passé beaucoup de temps dans la famille Tkachuk. Disons que Keith m'avait pris sous son aile, mais il ne me ménageait pas. Il était très dur à mon endroit, mais il m'a endurci la couenne. »

Perron a dit se souvenir du temps qu'il a passé avec les jeunes Matthew et Brady à jouer au mini-hockey au sous-sol de la résidence familiale.

« Ils étaient âgés de moins de 10 ans, mais je pouvais voir qu'ils feraient leur chemin dans le hockey. Je me suis beaucoup amusé avec eux. Je me souviens d'avoir fait le voyage avec la famille Tkachuk à bord d'un jet privé pour aller au Match des étoiles à Montréal en 2009. J'avais pris part au match des recrues cette année-là.

« Une dizaine d'années plus tard, c'est particulier de les affronter dans la Ligue nationale et c'est très 'cool' de me retrouver avec les deux au Match des étoiles. »

Perron, qui vivra l'expérience avec sa famille et ses parents qui ont fait le voyage, a relaté une savoureuse anecdote au sujet des frangins Tkachuk.

« Enfants, ils pensaient que leur père n'était pas un bon joueur. Le gars a joué 1200 matchs dans la Ligue. Il a 'scoré' plus de 500 buts et amassé plus de 1000 points, mais ils le méprisaient. C'était tordant de les entendre. Keith ne se laissait pas faire et ça donnait lieu à des échanges très comiques », a raconté Perron.

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