MANALAPAN, Fla. - Avant de devenir directeur général par intérim des Flyers de Philadelphie vendredi, Daniel Brière ignorait que les réunions des directeurs généraux de la LNH approchaient, et il savait encore moins qu'il y participerait.
« C'est vite devenu : "Très bien, je dois me rendre en Floride" », a lancé Brière mardi.
Brière plonge la tête première dans ses nouvelles fonctions
À peine arrivé en poste à la tête des Flyers, le Québécois a dû se rendre en Floride pour les réunions des DG

© Christian Petersen/Getty Images
C'est un tourbillon d'événements depuis que Brière a remplacé Chuck Fletcher, et il admet qu'il doit passer plus de temps près de son équipe pour apprendre à mieux connaître le personnel.
Mais le fait de passer ses quatrième, cinquième et sixième journées en poste à la réunion des directeurs généraux devrait s'avérer une expérience précieuse et enrichissante.
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« Ça rend mon travail un peu plus facile, a dit Brière. J'ai la chance de les voir en personne plutôt que de tenter de les rejoindre par téléphone l'un à la suite de l'autre. En fin de compte, c'était en quelque sorte un bon timing. »
Brière a récolté 696 points (307 buts, 389 passes) en 973 matchs dans la LNH avec les Flyers, les Coyotes de Phoenix, les Sabres de Buffalo, les Canadiens de Montréal et l'Avalanche du Colorado de 1998 à 2015. L'homme de 45 ans a encore le physique de l'emploi.
Mais il se préparait pour ce moment depuis longtemps. Il a étudié le travail des directeurs généraux quand il jouait, et il a agi à titre de président de l'équipe du Maine dans l'ECHL de juin 2017 à février 2022, quand il est devenu l'adjoint spécial de Fletcher.
« Certaines personnes m'ont demandé pourquoi je descendais dans l'ECHL, a dit Brière. Mais je suis tellement reconnaissant de l'avoir fait. »
Le natif de Gatineau a appris à gérer du personnel dans l'ECHL. Il ne s'attendait pas à obtenir un rôle convoité en raison de son statut d'ancien joueur.
« Je pense que ça va grandement m'aider dans le travail que je fais maintenant, a-t-il poursuivi. Mais je voulais surtout montrer aux gens que je n'avais pas peur de travailler, et que j'étais prêt à consacrer du temps pour prouver que je pouvais accomplir n'importe quelle besogne attendue. »
Les nouveaux collègues de Brière l'ont accueilli dans la fraternité des directeurs généraux immédiatement après l'annonce des Flyers.
« Je suis persuadé qu'il a été contacté par chaque DG au moment où on se parle, probablement même avant qu'il n'arrive ici, a mentionné le DG du Lightning de Tampa Bay Julien BriseBois. Je lui ai envoyé un message texte. Je suis certain que les autres ont fait pareil.
« Il est entouré d'un très bon groupe de gestionnaires sur lequel il peut s'appuyer. Il a une tonne d'expérience dans le hockey, alors il connaît beaucoup de gens. Je suis persuadé qu'il a une bonne idée de ce qu'il veut faire. »
Le vice-président et directeur des opérations hockey de la LNH Colin Campbell a formellement souhaité la bienvenue à Brière lorsque la réunion des DG s'est entamée lundi, comme il le fait pour chaque recrue qui fait ses débuts dans ces réunions.
Brière a admis qu'il était nerveux quand il est entré dans la salle pour la première fois, et qu'il était curieux et discret lors des premières sessions.
« Éventuellement, je vais probablement m'exprimer un peu plus, a-t-il dit. Mais pour cette première expérience, je voulais davantage apprendre. »
Une des choses qui l'a aidé, c'est le fait de se retrouver avec Chris Drury (Rangers de New York) et Mike Grier (Sharks de San Jose), deux anciens coéquipiers chez les Sabres de Buffalo. Il avait également eu la chance de rencontrer plusieurs autres des directeurs généraux dans le passé.
Plusieurs DG lui ont offert de l'aide s'il en avait besoin.
« C'est drôle, a dit Brière. Nous sommes tous très compétitifs quand vient le temps des matchs, mais je pense que les gars réalisent tous que peu d'entre nous peuvent se retrouver dans ces positions. C'est beaucoup de pression. Alors ils étaient vraiment prêts à aider si j'avais besoin de quelque chose. Je l'apprécie énormément. »
Après quatre heures de discussions concernant des enjeux liés à la LNH lundi, Brière s'est retrouvé avec BriseBois, le directeur général des Blue Jackets de Columbus Jarmo Kekalainen et le vice-président senior de la sécurité des joueurs George Parros sur le terrain de pickleball.
Non seulement Brière n'avait jamais occupé un rôle de directeur général dans la LNH, il n'avait jamais joué au pickleball. Et maintenant, il devait se mesurer à un vétéran de la trempe de Kekalainen.
« Jarmo est le mieux classé », a dit BriseBois avec un sourire.
Ce qui devait arriver arriva. Kekalainen a gagné.
« Il était très impressionnant, a noté Brière. Il se déplace bien sur le terrain. »
Mais le pickleball ne concernait pas vraiment le pickleball.
Brière connaissait déjà Parros, car ils ont joué ensemble avec les Canadiens. Mais il connaissait très peu BriseBois et encore moins Kekalainen.
« C'est aussi un aspect important de ces réunions, a fait valoir BriseBois. Ça nous donne la chance d'apprendre à nous connaître un peu mieux, à développer des relations et de la confiance. Au final, ça rend notre travail plus facile. »
Kekalainen a souligné qu'il voyait du potentiel en Brière au pickleball.
« Il va jouer plus souvent et il va devenir meilleur rapidement, car il est évidemment un excellent athlète, a dit Kekalainen. On peut voir qu'il est encore jeune et en grande forme. Ces gars-là me font un peu peur, car ils s'améliorent souvent beaucoup trop vite! »
On pourra probablement dire la même chose de Brière en ce qui a trait à son travail de DG.

















