Dans les deux cas, on a pu voir à quel point il était confiant lorsqu'il se pointait en attaque. C'est une approche relativement différente pour Dahlin, qui a pris ce tournant lorsque Don Granato a remplacé Ralph Krueger comme entraîneur le 17 mars 2021.
« La façon dont il a fait son arrivée et comment il nous a parlé, ça nous a permis de jouer avec confiance », avait indiqué Dahlin lors de la Tournée nord-américaine des médias des joueurs de la LNH en août. « Il nous a aussi dit de ne pas penser. Il nous a dit que si on jouait à notre manière, de bonnes choses allaient se produire. Et que tant que tu continues de te forcer, les choses vont aller en s'améliorant.
« J'avais peur de faire des erreurs. J'avais peur d'être sur la glace pour un but, ce qui n'est jamais une bonne chose. [Granato] m'a beaucoup aidé individuellement afin d'être moi-même sur la glace. »
Granato a vu Dahlin grandir de près depuis qu'il s'est joint aux Sabres à titre d'adjoint en 2019-20, et il n'est pas surpris de le voir exceller récemment.
« Je ne crois pas que Dahlin va un jour réussir à me surprendre, a indiqué Granato, jeudi. C'est un compétiteur. Il travaille fort entre les matchs. Demain matin, il va tout donner à l'entraînement. Son éthique de travail est sans reproche. Il est toujours prêt à profiter d'une opportunité qui pourrait s'offrir à lui. »
Le directeur général des Sabres Kevyn Adams a affirmé que Dahlin a toujours été un joueur dédié à connaître du succès, mais que maintenant, il a la chance de jouer pour un entraîneur qui croit en lui.
« Nous lui avons dit qu'il n'avait rien à craindre et qu'il pouvait joueur de la façon qui était nécessaire pour lui afin d'avoir du succès, et que nous sommes tous derrière lui, a raconté Adams, vendredi. Pour tout joueur, mais en particulier Rasmus, quand tu es sur la glace, tu ne peux pas avoir peur de la prochaine erreur que tu vas faire, ou encore penser que tu vas être laissé sur le banc si tu fais une gaffe. C'est le message que Donny lui a témoigné dès qu'il a pris la relève, et ç'a aidé Rasmsus à se calmer un peu et à se dire : 'Je vais être à mon mieux chaque jour'. Avec le talent et l'éthique de travail qu'il possède, c'est toute une combinaison. »
Dahlin ne fait pas que marquer. Il empêche aussi l'adversaire de compter. Depuis le début de la saison, il était sur la glace que pour deux buts du camp adverse à 5-contre-5, et son différentiel de plus-6 le place au deuxième rang de la LNH, derrière Shea Theodore des Golden Knights de Vegas (plus-7). Dahlin joue en moyenne 18:56 par match, alors que pour Theodore, c'est 17:57.
Dahlin a aidé les Sabres à connaître un début de saison de 3-1-0, même s'ils sont au cœur d'un voyage dans l'Ouest nord-américain de quatre matchs, dont la troisième rencontre est prévue samedi contre les Canucks de Vancouver (22 h HE; CBC, SNO, SNP, MSG-B, ESPN+, SN NOW).
« Il joue de manière incroyable récemment, pas seulement offensivement, mais aussi défensivement, a souligné l'attaquant des Sabres Alex Tuch. L'adversaire ne marque pas quand il est sur la glace. Il bloque tout. Il affronte les meilleurs trios et il compte contre les meilleures lignes et paires défensives. Il se joint à l'attaque, mais il ne permet pas une tonne de 2-contre-1. C'est un des joueurs les plus intelligents avec qui j'ai joué. Et je pense qu'il est encore loin de son plein potentiel. »
Dahlin a plutôt bien fait depuis que les Sabres l'ont choisi au premier rang du repêchage de 2018. Il a récolté 166 points en 281 matchs, en plus de participer au Match des étoiles la saison dernière.
Mais maintenant, sa confiance lui permet d'utiliser ses habiletés au maximum.
« Rasmus est une personne incroyablement motivée et déterminée, a mentionné Adams. Il se pousse à être meilleur dans toutes les facettes possibles. C'est son quotidien, et c'est ce qui l'aide, mais qui aide aussi les joueurs autour de lui. Je ne parle pas seulement des matchs, mais aussi de son état d'esprit, sa maturité, la façon dont il s'entraîne et à quel point il est compétitif lors de chaque exercice et chaque répétition. Tout ce qu'il fait compte, chaque journée compte. Tout ce qu'il fait a une importance pour lui.
« Il est aussi très bon pour être dans le moment et comprendre ce qu'il doit faire, plutôt que d'être absorbé par tout ce qui se passe autour. Parfois, ce sont des leçons qui doivent être apprises avec beaucoup d'attention, surtout quand tu es un jeune joueur d'élite qui arrive dans la Ligue. Nous oublions qu'il en est déjà à sa cinquième saison. Il commence sa cinquième saison, mais il n'a que 22 ans. C'est excitant! »
Avec la collaboration de Dan Rosen, journaliste principal NHL.com, et Aaron Vickers, correspondant indépendant NHL.com