Alors que nous franchissons le quart de la saison régulière 2025-26, le LNH.com a consulté son équipe afin de savoir qui sont les joueurs et entraîneurs les plus susceptibles de remporter les différents trophées individuels qu'on décernera à l'issue de la campagne. Aujourd'hui, les prédictions pour le trophée Jack-Adams, remis au meilleur entraîneur de la LNH.
Arriver derrière le banc d’une jeune équipe qui semble tout près d’éclore et la faire passer à la prochaine étape, c’est quelque chose que Joel Quenneville fait bien. Très bien même. Et c’est ce qui fait de lui le favori du LNH.com pour l’obtention du trophée Jack-Adams au quart de la saison.
Quenneville a été embauché par les Ducks d’Anaheim au cours de la saison morte après que l’équipe californienne eut raté les séries éliminatoires pour une septième saison de suite. Cette vilaine séquence semble vouloir prendre fin dès la première campagne du vétéran pilote derrière le banc d’Anaheim.
Après 22 matchs, les Ducks (14-7-1) représentent l’une des belles surprises dans la LNH, alors qu’ils occupent le premier rang de la section Pacifique. Cette étonnante progression a valu à Quenneville sept des 12 votes de première place dans notre scrutin.
« Joel a selon moi obtenu un respect instantané en raison de sa feuille de route, a confié le directeur général des Ducks Pat Verbeek. Les gars voulaient vraiment bien faire et gagner, et je crois qu’il prêche beaucoup la possession de rondelle, ce que les gars ont acheté. Nous avons marqué des buts, et ils sont encore plus convaincus. Le plus difficile à faire au sein d’une équipe, c’est de faire en sorte qu’elle achète le plan de l’entraîneur et qu’elle croit en ce plan. Je pense que notre formation a réussi à le faire. »
Sur cette feuille de route dont Verbeek a fait l’éloge, Quenneville s’est déjà retrouvé dans une situation très similaire à celle dans laquelle il se trouve en ce moment. Lorsqu’il a été embauché comme entraîneur des Blackhawks de Chicago en 2008, l’équipe venait de rater les séries au cours de neuf des dix campagnes précédentes, et misait sur un jeune noyau qui semblait prêt à éclore, avec entre autres les attaquants Jonathan Toews et Patrick Kane, de même que le défenseur Duncan Keith. Quenneville avait rapidement redressé la barre, et avait mené les Blackhawks à trois championnats de la Coupe Stanley (2010, 2013, 2015).
Un parallèle qui n’avait pas échappé à Quenneville à son arrivée à Anaheim.
« Nous misons sur beaucoup de vitesse, d’explosion et de talent, un peu comme à Chicago, avait souligné Quenneville au moment de son embauche. Il est un peu tôt pour dire qu’ils vont obtenir le même type de succès, parce que les Blackhawks ont atteint les plus hauts sommets. Nous devrons faire de même ici.
« Ce serait assurément une bonne chose si certains de ces jeunes joueurs pouvaient devenir un (Jonathan) Toews ou un (Patrick) Kane. On peut rêver en couleurs et voir ce que nous allons accomplir. »
Le rêve est rapidement en train de devenir une réalité. Leo Carlsson, le deuxième choix au total du repêchage 2023, se trouve à égalité au septième rang des pointeurs du circuit à sa troisième saison dans la LNH avec une récolte de 29 points (11 buts, 18 passes) en 22 matchs. Cutter Gauthier, cinquième choix au total de l’encan 2022, est le meneur de l’équipe avec 13 buts, tandis que Beckett Sennecke, le troisième choix au total en 2024, fait partie des meilleures recrues du circuit avec 16 points.
« Nous voulions connaître un bon départ, et je pense que c’est ce que nous avons fait, a noté Quenneville le 10 novembre. Nous voulons maintenant nous assurer de créer un standard, et de continuer à nous améliorer par rapport à ce standard. »




















