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CMJ : Le Canada veut faire oublier le dernier échec

La philosophie de Hockey Canada n'a pas beaucoup changé si ce n'est qu'elle mise davantage sur l'attaque, cette année

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - Une année sans médaille pour le Canada au Championnat mondial junior, c'est une pilule difficile à avaler. Une année sans médaille pour le Canada dans un tournoi présenté en sol canadien, à Vancouver, ce n'est pas loin d'une catastrophe.

Bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis que la formation canadienne s'est inclinée en prolongation en quarts de finale face à la Finlande, mais cette défaite a tout de même laissé des traces.

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Au lendemain de l'élimination, le chef de la direction de Hockey Canada Tom Renney avait lancé des fleurs aux autres nations plutôt que de pointer du doigt le programme canadien. Il avait toutefois soulevé une chose bien importante : l'attaque n'avait pas répondu aux attentes.

« Après une victoire de 14-0 contre le Danemark, c'était facile de penser qu'ils allaient continuer à remplir le filet, avait-il lancé. Mais ça n'a pas été le cas. Les autres équipes sont bien dirigées et très organisées et elles savent comment jouer au hockey comme n'importe qui. »

C'est exactement l'aspect offensif que les dirigeants de la formation canadienne ont voulu mettre de l'avant, cette année, alors que le pays tentera de faire oublier son dernier échec lors du tournoi, qui sera présenté du 26 décembre au 5 janvier à Ostrava et à Trinec, en République tchèque.

« Nous n'avons pas tout chambardé, a expliqué le directeur du recrutement, Brad McEwen. Nous avons apporté quelques modifications ici et là, mais notre philosophie est d'avoir de la profondeur offensive d'un bout à l'autre de la formation. Ce ne sont que de petits ajustements.

« Si on regarde ce qui s'est produit en quarts de finale, c'est une accumulation de petites malchances. La Finlande a ensuite remporté l'or. Nous étions près du but, mais il faut faire avec le résultat. C'est un nouveau départ. J'aime notre profondeur et l'occasion qui se présente à nous. »

L'occasion est là, mais ce ne sera pas de la tarte. Le Canada sera loin de ses quartiers et devra composer avec une patinoire de dimension olympique pour la première fois depuis 2016, alors que le tournoi était présenté à Helsinki, en Finlande - une autre sixième place.

Il faut remonter à 2008, en République tchèque, pour voir le Canada monter sur le podium lors d'un tournoi présenté de l'autre côté de l'Atlantique. Depuis cette conquête de l'or, la formation unifoliée a échoué à trois occasions en sol européen.

Avec les contraintes que pose la grande patinoire, les dirigeants ont opté sur la vitesse avec une attaque qui sera largement pilotée par les Alexis Lafrenière, Joe Veleno et Barrett Hayton - tous des joueurs qui étaient là, l'an dernier.

« C'est sûr que c'était une déception, a indiqué Lafrenière. On voulait gagner l'or comme chaque année et on n'a pas été capables. C'est encore l'objectif principal. […] Ce sera différent sur une grande patinoire. Ça va être un peu plus dur au début, mais on va rapidement s'habituer avec le talent que nous avons.

« On va jouer notre style de hockey, comme on l'aurait fait partout dans le monde. On a une façon de jouer et c'est de travailler fort et d'être intense. On va essayer de profiter du moment et de jouer notre meilleur hockey. »

De la ligne bleue

La formation canadienne a beau compter sur un groupe d'attaquants au potentiel intéressant - sans être spectaculaire - la charge offensive risque de ne pas reposer uniquement sur eux. Surtout sur une grande glace. De ce qu'on a pu voir jusqu'à maintenant, l'attaque partira de la ligne bleue.

Avec une brigade défensive saupoudrée de défenseurs offensifs comme Ty Smith, Bowen Byram, Calen Addison et Jamie Drysdale, on peut s'attendre à ce que la rondelle bouge rapidement vers l'avant.

« Nous avons plusieurs gars très mobiles et offensifs, a dit Byram, l'espoir de l'Avalanche du Colorado. Je crois que ça rend le travail des attaquants un peu plus facile quand nous leur refilons la rondelle à des bons endroits et qu'on les appuie avec de la vitesse. Ce sera un style de jeu bien divertissant. »

Le fait d'être bien appuyé enlèvera peut-être un peu de pression sur les épaules de Lafrenière, qui se présente au tournoi avec les meilleures statistiques de la Ligue canadienne (23 buts, 47 aides en 32 matchs).

On se souviendra que l'éventuel coéquipier de Byram chez l'Avalanche, Cale Makar, avait été l'une des pièces maîtresses de l'offensive de l'équipe canadienne, qui a remporté l'or au tournoi de 2018, avec une récolte de trois buts et cinq aides en sept matchs.

« Tous nos défenseurs sont très bons sur 200 pieds, a dit Lafrenière. Ils sont tous fiables défensivement, mais ils sont aussi capables d'amener beaucoup d'attaque. Ils sont tous bons avec la rondelle, et c'est plaisant en tant qu'attaquant quand les défenseurs peuvent se joindre à nous. »

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