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Carnet de bord match no 2, Pierre-Édouard Bellemare

« Je peux en rire maintenant, mais sur le coup ce n'était pas marrant »

par Pierre-Édouard Bellemare / Collaboration spéciale LNH.com

Je peux en rire maintenant parce que nous avons gagné le match, mais sur le coup ça n'a pas été marrant du tout. 

Ça ne m'était pas arrivé souvent une situation semblable et je touche du bois pour que ça ne se répète pas. Pour les amateurs qui n'ont pas vu, je vous explique. Nous sommes en prolongation, à peu près à mi-chemin de la première période. Je récupère le palet derrière notre but et je vois Will (William Carrier) qui est prêt à décoller le long de la bande. Au moment où je veux le lui envoyer par la bande, il se met à rouler et il se retrouve dans les gradins.

Les joueurs des Kings sur la patinoire lèvent les bras pour signaler aux arbitres que c'est une pénalité pour avoir retardé le jeu. Sur le coup, je fais valoir aux arbitres que le « puck » a effleuré le bâton de Jeff Carter avant d'aboutir dans la foule. C'est ce que je croyais, mais en me poussant vers le banc des pénalités j'ai revu la séquence sur l'écran géant et je me suis dit : « Oh non, ça n'a rien touché du tout. C'est parti directement dans les gradins ». Je me suis essayé. Personne n'est parfait. On fait tous des erreurs et je peux vous dire que j'ai été très stressé en prenant place au banc des pénalités. Honnêtement, ce n'est pas marrant. Il n'y a pas une seule seconde du deux minutes que je n'ai pas été contracté. Je n'aurais pas fait ce carnet de bord, je crois bien, si les Kings avaient marqué le but gagnant en supériorité numérique parce que j'aurais été trop en colère contre moi-même.

S'il y a une pénalité dont j'aurais voulu moi-même écouler le temps, c'est bien celle-là. Je peux vous décrire en détail tout ce qui s'est passé pendant les deux minutes parce que je suis resté concentré sur le jeu et le positionnement de mes coéquipiers. Je me disais que chaque fois qu'on réussirait à déblayer notre territoire, il s'écoulerait une dizaine de secondes. Les Kings ont bourdonné pendant environ une minute 10 secondes au début du jeu de puissance. Ils ont tenté deux jeux en bas de territoire, mais Fleury a fait des arrêts. Par après, les gars ont été très combatifs et ils ont renvoyé la rondelle dans le territoire des Kings. Ils ont bien résisté à mon grand bonheur.

À mon retour au banc, j'ai crié sur tout le monde un gros MERCI. Après la période, j'ai dit aux gars qu'ils avaient fait un bon « kill ». Ça m'a fait du bien. Les mecs ont fait le travail. Ils m'ont sauvé la peau, comme on dit.

J'ai déjà été impliqué dans un match de séries plus long quand je jouais en Suède. Nous avions gagné en troisième période de prolongation, à six minutes de la fin si je me souviens bien. Je jouais beaucoup dans ce temps-là. Je peux comprendre la douleur des joueurs qui ont été grandement utilisés. C'est dur pour le corps. 

Ç'a été un autre match très serré. Ç'aurait pu tourner d'un bord ou de l'autre. Rien n'est joué encore dans la série, nous le savons. Nous avons simplement réussi à conserver notre avantage à la maison. Ce ne sera pas plus facile à Los Angeles. 

Pour le reste, ma journée de vendredi a été tout ce qu'il y a de plus normale. Nous avions tous bien hâte de revoir notre coéquipier Jonathan Marchessault parce qu'il a été papa pour la troisième fois jeudi. Je lui ai envoyé un message-texte de félicitations jeudi soir, mais il n'a pas répondu aux messages. Du coup, chacun est allé le voir vendredi matin pour savoir comment l'accouchement de son épouse s'était déroulé. Nous étions tous contents pour lui que tout se soit passé à merveille. C'est un nouveau bébé dans la grande famille des Golden Knights.

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