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BROSSARD – Vinzenz Rohrer a deux options devant lui : un retour avec les Lions de Zurich ou gagner un poste à la fin du camp avec les Canadiens de Montréal. Rohrer, un choix de troisième tour du CH à l’encan de 2022, devrait logiquement poursuivre son apprentissage pour une troisième saison d’affilée au sein du championnat de Suisse (National League).

À sa sortie d’un premier entraînement au camp des recrues, l’Autrichien a rapidement clarifié sa situation contractuelle.

« Pour moi, c’est la LNH ou un retour à Zurich en Suisse, a-t-il dit. J’ai paraphé une prolongation de contrat à Zurich. Ils ont donc la priorité sur moi si je ne gagne pas un poste avec les Canadiens. J’ai signé un contrat d’une saison. »

À l’instar d’Oliver Kapanen l’an dernier, qui avait toujours un contrat avec l’équipe de Timra en Suède, Rohrer n’aura pas la possibilité de jouer dans la Ligue américaine avec le Rocket de Laval.

« Ça ne change pas trop de choses pour moi à ce camp avec les Canadiens », a répliqué l’ailier qui a célébré ses 21 ans le 9 septembre dernier. « Je resterai moi-même, je voudrai faire de mon mieux. J’imagine que tout le monde doit dire ça. Je dis la même chose. J’aurai besoin de démontrer que je peux aussi bien jouer en Amérique du Nord. »

Le nom de Rohrer figure assez loin dans la hiérarchie de l’équipe. En théorie, les Ivan Demidov, Owen Beck, Oliver Kapanen et Florian Xhekaj ont plus de chances d'entamer la saison à Montréal. Mais son cas reste intrigant.

Après deux saisons avec les 67’s d’Ottawa, dans la Ligue de hockey de l'Ontario, l’attaquant de 5 pieds 10 pouces et 172 livres a décidé de retourner en Europe avec Zurich lors des deux dernières campagnes.

Malgré son jeune âge, Rohrer a suivi la cadence en Suisse, décrochant un rôle assez important au sein de l’équipe de Marc Crawford. À sa première année (2023-2024), il a amassé 19 points (sept buts, 12 passes) en 49 matchs. L’an dernier, il a suivi une progression intéressante avec 25 points (15 buts, 10 passes) en 52 matchs.

Rohrer a également eu le bonheur de gagner deux fois le championnat dans la National League.

« J’aime l’expérience à Zurich, a noté le droitier. Nous comptons sur plusieurs joueurs expérimentés. Nous avons gagné le championnat encore l’an dernier. C’est une bonne chose. Le jeu est aussi différent en Suisse, mais il y a de très bons joueurs. Je désirais jouer à un haut niveau.

« J’ai aussi vécu une bonne expérience au Championnat du monde avec l’Autriche. Nous avons atteint les quarts de finale. Sur une note personnelle, j’ai franchi de grands pas l’an dernier. »

À Zurich, Rohrer est le coéquipier de deux anciens du Tricolore en Sven Andrighetto et Yannick Weber.

Questionné par un collègue sur l’identité qu’il aura besoin de développer afin d’atteindre la LNH, le sympathique attaquant a réfléchi quelques secondes avant d’y répondre.

« C’est une bonne question, a-t-il répliqué. Tu ne le sais jamais, surtout pour atteindre le plus haut niveau avec la LNH. Si je devais parier, je dirais que je ne changerai pas trop mon style. J’aurai besoin de rester le même joueur qu’à Zurich. En Suisse, je joue un rôle important en désavantage numérique et au sein du troisième trio. J’apporte de l’énergie et de la rapidité. Je travaille fort. J’ai aussi une touche offensive. »

Un ami de Reinbacher

À ce camp des recrues, Rohrer a renoué avec une vieille connaissance de son pays natal, David Reinbacher.

« Il est un bon chambreur à l’hôtel! Il me retire du stress par sa simple présence, a dit Rohrer. C’est bien aussi de pouvoir parler dans ma langue maternelle en allemand. Il est un bon ami depuis longtemps. Je ne peux pas le nier. Nous aimons parler de plusieurs sujets avant de nous coucher. Nous parlons de nos vies dans l’ensemble.

« Mais je ne peux pas juste parler à David, je dois aussi connaître les autres joueurs. »

Parmi ceux qu’il a appris à connaître au cours des derniers jours, il y a Ivan Demidov.

« Je suis ici (à Brossard) depuis deux semaines, a mentionné Rohrer. J’ai patiné à quelques reprises avec Demidov. J’imagine que les trucs faciles ressortent quand on doit le décrire. Il a un grand talent. Tout le monde peut le voir. Il a de belles habiletés. Mais pour moi, j’aime aussi parler de ses interactions à l’extérieur de la patinoire. Il a toujours le sourire dans le visage. Il s’est présenté à moi et il m’a salué même s’il ne me connaissait pas. C’est agréable de passer du temps avec lui. »