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MONTRÉAL – Les joueurs des Canadiens de Montréal étaient dans le vestiaire de l’équipe et attendaient impatiemment d’être présentés à la foule quand ils ont entendu un grondement en provenance des gradins.

« On ne savait pas trop ce qui se passait, mais on a vite compris », a lancé le défenseur Noah Dobson.

L’annonceur maison Michel Lacroix venait de présenter l’entraîneur-chef Martin St-Louis à une foule prête à rugir. Et elle l’a fait. Ç’a commencé bruyamment, et le niveau de décibels n’a fait que monter à mesure que les partisans se levaient de leur siège pour accueillir le pilote québécois.

Ce dernier leur a remis en se frappant le cœur à quelques reprises et il n’a pu s’empêcher de sourire pendant les longues secondes de l’ovation. On avait déjà vu quelque chose du genre pour un joueur, mais rarement a-t-on vu une dose d’amour similaire pour un entraîneur.

« J’ai vécu ça avec beaucoup d’émotions, a dit St-Louis après la victoire de 5-4 des siens en prolongation face au Kraken de Seattle. C’est flatteur. J’apprécie l’amour que j’ai des fans. Je les aime autant qu’ils m’aiment. Je suis fier d’être derrière le banc de cette équipe.

« J’ai grandi ici. J’ai été un partisan des Canadiens. J’adore les fans. Je ne prends pas ça à la légère. J’essaie d’aller mériter le respect tous les jours. »

Dans son vestiaire, nul doute qu’il l’impose. Dobson, qui jouait sous les ordres de Patrick Roy il n’y a pas si longtemps, a déjà saisi l’importance de St-Louis dans ce qu’est en train de bâtir le Tricolore.

« Il le mérite vraiment, a commenté l’arrière. Je pense qu’il a fait tout un travail depuis son arrivée pour mettre en place la culture et aider cette équipe à faire des pas vers l’avant. Il apporte tellement de passion et d’énergie dans le vestiaire. Il est très aimé ici et je suis sûr que ç’a été un moment plutôt cool pour lui. »

Les partisans au Centre Bell accueillent les Canadiens

Mike Matheson, son compagnon de duo, s’est tourné vers le même mot lorsque questionné à ce sujet.

« Les partisans voient bien qu’il apporte la passion à cette équipe, a-t-il dit. C’est quelque chose de contagieux. Nous, on a ce sentiment. C’est facile de penser que les partisans l’ont aussi. »

Comme entrée en matière à Montréal, disons que Dobson a eu droit à la totale. La cérémonie de présentation des joueurs était originale, bien rythmée et la foule a répondu avec beaucoup d’énergie. C’était une belle façon de mettre la table pour une saison remplie d’attentes.

« Je ne peux plus dire que je suis surpris parce que je m’attends à ce genre de réaction maintenant, a rigolé Dobson. Mais bizarrement, on dirait que le volume augmente chaque fois. Les partisans sont tellement passionnés. Comme joueur, tu ne peux demander mieux. »

« Je dois me pincer toutes les fois, a renchéri Matheson. Je ne sais pas comment ils ont fait, mais ils ont été encore plus bruyants cette année. »

Bolduc vole le spectacle

L’organisation avait décidé d’innover un brin en permettant aux joueurs de faire leur entrée sur la glace du Centre Bell au son d’une chanson de leur choix. La DJ Miss Shelton a donc eu la lourde tâche de changer de chanson aux 10 secondes, comme un copilote insatisfait de l’ambiance musicale pendant un road trip.

Déjà qu’il allait être accueilli en héros après avoir inscrit trois buts à ses trois premiers matchs dans l’uniforme tricolore, Zachary Bolduc en a ajouté une couche en choisissant l’hymne « Pour mon pays » du rappeur trifluvien Sir Pathétik. Le sourire en coin qu’il avait en s’arrêtant au centre de la glace voulait tout dire.

« C’est un gars de mon coin, a dit Bolduc. En tant que Québécois, je tenais vraiment à avoir une chanson en français. C’est le fun que l’organisation ait organisé ça pour que chaque joueur puisse y mettre sa couleur. »

Bolduc l’ignorait à ce moment, mais il a aussi contribué à l’éducation musicale de certains collègues qui auraient peut-être préféré entendre un succès de Marjo ou d’Offenbach. À noter que Samuel Montembeault a opté pour un succès de Bob Bissonnette et qu’Alexandre Carrier a choisi une pièce de Loud.

« L’ambiance était incroyable », a résumé Bolduc qui, décidément, était dans le thème des classiques québécois.

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