MONTRÉAL – « Doby, Doby, Doby. » Les partisans du Centre Bell ont scandé le surnom de Jakub Dobes pour une première fois. Ils l’ont fait après un arrêt contre Zach Benson en troisième période.
À son casier après cette victoire de 4-2 contre les Sabres de Buffalo lundi soir, Dobes avait un grand sourire dans le visage en revenant sur cet instant de pur bonheur pour lui. Un moment qui est devenu encore plus magique puisque Lane Hutson a marqué le troisième but des siens seulement quelques secondes après l’arrêt clé du jeune gardien de 24 ans.
« J’ai entendu les partisans crier mon nom, a dit Dobes. Je n’avais jamais obtenu une étoile pour un match au Centre Bell. Je viens d’en recevoir une. J’ai vécu plusieurs nouvelles choses. Je me sens bien. J’aime les partisans. Ils m’ont donné de l’amour. Je suis reconnaissant. Ils ont réchauffé mon cœur.
« Je dirais que je peux m’en servir comme motivation (quand ils hurlent son nom), mais j’ai aussi besoin de rester humble et dans ma bulle. Je sens que j’ai bien géré mes émotions. »
Dobes n’avait pas encore terminé sa phrase quand un autre bruit a fait irruption. À l’extérieur du vestiaire, les joueurs du CH regardaient le match entre les Mariners et les Blue Jays. George Springer venait de frapper un circuit de trois points en huitième quand le gardien tchèque a interrompu l’une de ses réponses.
Dobes a gardé son dossier immaculé en décrochant une troisième victoire à son troisième départ. Le numéro 75 a bloqué 30 des 32 tirs des Sabres. Après trois rencontres, il a maintenant une moyenne de 1,63 et un taux d’efficacité de ,939.
« J’étais heureux d’entendre les partisans crier son nom, a affirmé l’ailier Juraj Slafkovsky. J’aime ça pour lui. »
« Dobes joue vraiment bien, a renchéri le défenseur Lane Hutson. Il est calme sous pression et il nous donne une chance de gagner. Nous avons confiance en lui. »
Il n’y a pas encore une controverse de gardiens à Montréal. On gardera un recul après seulement sept matchs. Mais Dobes, qui est techniquement le numéro deux, fait son boulot en soufflant dans le cou de Samuel Montembeault. Pour utiliser les mots de Martin St-Louis, il n’y a rien de mieux qu’une saine compétition à l’interne, peu importe la position.
Slafkovsky : un but et du chamaillage
Le CH a rapidement effacé de sa mémoire la mauvaise troisième période face aux Rangers de New York en rebondissant avec un gain contre les Sabres, une équipe qui venaient de coller deux victoires d’affilée après un faux départ en début de saison.
Si Dobes a hérité de la troisième étoile, Slafkovsky a obtenu la première. Le gros ailier droit a joué un match comme un digne ailier de puissance. Il a marqué le deuxième but des siens au début de la troisième période en se postant devant le filet adverse et il a utilisé sa grosse charpente, notamment après les coups de sifflet avec des escarmouches contre Rasmus Dahlin et Tage Thompson.
« C’est toujours comme ça pour Juraj. Quand il joue à son identité, il augmente le pourcentage pour connaître du succès », a résumé St-Louis en conférence de presse.
« Je ne cherchais pas nécessairement à me chamailler, mais quand je reçois un coup, je vais me défendre, a renchéri Slafkovsky. Il (Dahlin) m’avait donné un double-échec en premier. Je veux juste jouer avec intensité. »
Slafkovsky a logiquement salué le travail de Noah Dobson sur son but.
« Il a fait tout un jeu, a affirmé le Slovaque. J’étais juste là devant le filet et j’attendais une passe. J’aurais pu marquer sur sa première passe, mais ça peut arriver. J’ai profité d’une autre chance et je n’ai pas manqué mon coup. »


















