Au début du mois d’octobre, Michael Andlauer s’est rendu à Belleville pour assister à la cérémonie durant laquelle le domicile des Senators a été rebaptisé. L’aréna dans lequel ils vont jouer s’appellera désormais CIBC Place.
Trois années se sont écoulées depuis le jour où Andlauer s’est installé dans le fauteuil du propriétaire majoritaire de l’équipe. Auparavant, il avait été le propriétaire des Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue américaine, puis dans la Ligue de l’Ontario. Cette formation a été déménagée à Brantford de façon temporaire. Ce déménagement est devenu permanent lorsque l’équipe a été vendue en 2025.
Le jeu des chaises musicales du hockey, le long de l’autoroute 401 s’est poursuivi cette année, lorsque les Islanders de New York ont déménagé leur club école de la Ligue américaine à Hamilton. Ainsi son nés les Hammers. Par un drôle de hasard, les Hammers se trouvaient à Belleville pour affronter les B-Sens, le jour où nous avons discuté avec Andlauer.
Alors qu’Andlauer se trouvait dans le hall d’entrée de la CIBC Place pour une entrevue après la cérémonie, il a aperçu deux visages familiers portant des chandails des Hammers. Il les a reconnus de l’époque où il jouait avec les Bulldogs et les a salués.
« Vous portez des couleurs différentes », a blagué l’homme d’affaires.
« Nous devons continuer de représenter notre ville », a répondu un fan.
« C’est bon, je suis content de vous revoir », a répliqué Andlauer.
Ce dernier est bien heureux de travailler dans l’est de l’Ontario, désormais, que ce soit à Belleville ou à Ottawa.
« J’aime dire que je suis très excité, car nous avons posé des bases fondées sur la stabilité, l’attention et le travail acharné, et je pense que nous commençons à voir les fruits de nos efforts », a déclaré Andlauer, évoquant ses perspectives pour la saison.
« Quand je regarde nos formations pour cette saison, à Ottawa comme à Belleville, et je constate que nous sommes plus forts que dans le passé. J’applaudis le travail accompli par notre équipe des opérations hockey, dirigée par Steve Staios. Dans une ligue très compétitive, nous avons établi une fondation qui nous permettra de connaître du succès, cette année et dans les années à venir. »
Lundi, les Sénateurs ont consolidé ces fondations en prolongeant le contrat de l’entraîneur-chef Travis Green, ce qui le maintiendra à Ottawa pour au moins quatre autres saisons. Staios a également récompensé le personnel de Green, composé de Mike Yeo, Nolan Baumgartner, Ben Sexton et Justin Peters, en leur accordant des prolongations de contrat pluriannuelles.
« C’est une question de stabilité. Je pense qu’au bout du compte, même du point de vue des partisans, il suffit de prendre l’exemple de la prolongation de contrat de Drake Batherson ou de la décision de Claude Giroux de revenir à Ottawa pour y jouer : ils ont tous le choix, et ils décident qu’ils ont envie de continuer d’évoluer dans la stabilité. C’est un environnement dans lequel ils veulent jouer », a déclaré Andlauer.
« Au cours des deuxième et troisième années, nous nous sommes qualifiés pour les séries éliminatoires après une disette de huit ans. C’était donc important pour nos partisans de leur redonner espoir. Mais ce n’est pas un coup de chance isolé. Pour moi, il s’agit de créer une base solide sur laquelle nous pouvons continuer à bâtir et à progresser. »
La prolongation de contrat de Green était la dernière d’une série d’annonces faites dans la salle de presse du Centre Canadian Tire au cours du dernier mois.
Tout d’abord, Thomas Chabot s’est tenu aux côtés de Staios et de Green sur le podium après que sa femme et sa fille nouveau-née lui aient fait la surprise de lui annoncer qu’il allait devenir le prochain capitaine de l’équipe.
Quelques jours plus tard à peine, Staios a présenté Bradley Mitchell, préposé au vestiaire, comme le nouveau gardien de but remplaçant d’urgence (EBUG) de l’équipe lors d’une fausse conférence de presse à laquelle toute l’équipe a assisté.
Ce furent des moments joyeux, illustrant cet « esprit d’entraide » sur lequel Andlauer n’a cessé d’insister au cours des trois dernières saisons.
« C’est un sport d’équipe. Ce n’est pas un sport individuel. Tout le monde doit, soit tirer, soit pousser dans la bonne direction. Et en fin de compte, je pense que l’une des choses qui n’est pas toujours mesurable, c’est le caractère », a déclaré Andlauer.


















