Le vendredi 2 octobre, Andrew Campbell s’est retrouvé derrière le banc d’une équipe pour diriger le premier match de la saison en tant qu’entraîneur-chef. C’était une expérience complètement nouvelle, que l’entraîneur-chef des Senators de Belleville n’avait jamais vécu auparavant.
Les Senators n’ont pas été capables d’aller chercher la victoire dans cette rencontre contre les Hammers de Hamilton, mais ils ont rebondi de belle façon pour vaincre les Americans de Rochester 3-2 en tirs de barrage, deux jours plus tard. Campbell a donc obtenu sa première victoire sans l’étiquette d’entraîneur-chef « intérimaire ».
L’homme de 38 ans est devenu le quatrième entraîneur-chef de l’histoire des B-Sens, en juin. Il avait assuré l’intérim pendant quelques mois, après le congédiement de David Bell en décembre.
Campbell n’avait jamais été entraîneur-chef auparavant, peu importe le niveau.
« En tant qu’entraîneur, tu es tout le temps en mode apprentissage. Tu essaie d’évoluer dans le but de t’améliorer. Dans mon premier tour de piste comme entraîneur-chef, j'ai appris que certaines choses fonctionnent. D’autres, moins. J’ai compris, entre autres choses, qu’il fallait parfois être plus précis quand on veut livrer notre message. »
« Alors, je dirais que que j’essaie constamment de m’améliorer. J’apprends de nouvelles choses tous les jours. Je suis entouré de très bons adjoints et je compte beaucoup sur eux. Vous savez, Stefan Legein a été génial jusqu’à présent. Même chose pour Joe Cirella. Notre entraîneur des gardiens Paul Gibson, notre entraîneur vidéo Tom Black et tous les autres nous aident beaucoup, aussi. Tout ne passe pas nécessairement par moi. Nous formons une équipe unie. Nous avons du plaisir ensemble chaque jour. Nous nous amusons beaucoup. »
Un veteran de 761 matchs dans les rangs professionnels, dans la Ligue nationale et dans la Ligue américaine, l’ancien défenseur a fait la transition vers le coaching dès que sa carrière a pris fin.
Il s’est joint aux Bulldogs de Hamilton en tant qu’entraîneur-adjoint durant la saison 2019-20. Il travaillait alors sous la direction de l’entraîneur-chef Vince Laise. Lorsque Laise a perdu son poste, en mars 2020, Campbell a pu continuer à travailler dans l’équipe qui était dirigée par le président et directeur général Steve Staios.
Campbell, Staios et le directeur general Michael Andlauer ont guidé les Bulldogs vers la conquête de la Coupe Robertson, dans la Ligue de l’Ontario (OHL) en 2022. Ce championnat a convaincu Staios d’offrir à Campbell la chance de faire le saut à Belleville, en tant qu’adjoint, avant le début de la saison 2024-25.
Campbell était heureux de poursuivre son association avec le duo Staios/Andlauer. En mai 2025, lorsque Matt Turek a obtenu le rôle de directeur général à Belleville, le lien entre les deux organisations est devenu encore plus solide.
« J’ai toujours eu l’impression de faire partie d’un grand groupe, avec tout le monde qui pousse dans la même direction. Et ça commence au sommet de la pyramide avec Michael », a dit Campbell lors de son passage au podcast Locked On Senators, cet été.
« Parfois, on avait un match par un froid mercredi soir, au beau milieu du mois de janvier, et Michael était là pour nous regarder. Ça vous prouve à quel point il était fier des Bulldogs. C’est le genre de choses que tous les membres du groupe ressentent. Nous avons été chanceux de connaître autant de succès là-bas. Encore une fois, c’est le genre de chose qui ne serait pas possible sans les gens qui dirigent l’organisation. Tout le monde, chez les Bulldogs, faisait passer l’équipe avant tout le reste. »
Lorsqu’il s’est joint aux Bulldogs, Campbell ne savait pas du tout où cette nouvelle aventure le conduirait. Il ne pouvait pas non plus se douter que ses nouveaux patrons auraient un impact aussi positif sur son parcours.
« À l’époque, ils n’étaient pas propriétaires d’une équipe dans la LNH. Il n’y avait que les Bulldogs. Je me concentrais donc exclusivement sur cette équipe. Tout a coulé naturellement par la suite », dit Campbell.
« Je demeure quand même très reconnaissant d’avoir obtenu cette première opportunité. Je demeure très reconnaissant et loyal, encore aujourd’hui. »


















