Marc-Edouard Vlasic

MONTRÉAL – Marc-Édouard Vlasic n’a peut-être pas mis fin à son association avec les Sharks de San Jose, et par le fait même à sa carrière dans la LNH, de la manière dont il le souhaitait, mais il ne garde pas de rancœur envers son ancienne équipe.

Surtout qu’il a besoin de tout son temps libre pour mener à bien le nouveau rôle qu’il occupe.

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« Je suis un père à temps plein », a indiqué Vlasic, rencontré au Centre Bell alors qu’il assistait au duel entre les Sharks et les Canadiens de Montréal, mardi. « C’est vraiment plaisant. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’adore être davantage à la maison. Je passe tout mon temps avec ma fille, tous les jours. C’est cool de voir son évolution. Elle a commencé à ramper, elle bouge de plus en plus. Elle me donne donc du fil à retordre, mais c’est vraiment plaisant. »

S’il peut passer plus de temps à la maison avec sa fille de 10 mois, Samuelle, et sa conjointe, la journaliste de TVA Sports Frédérique Guay, c’est toutefois parce que les Sharks ont décidé prématurément de couper les ponts avec lui. Au terme de la saison 2024-25, l’organisation a décidé de racheter la dernière année de son contrat de huit ans d’une valeur de 56 millions $.

À l’époque, il avait exprimé sa frustration quant à la manière dont les choses s’étaient terminées. Un peu plus d’un an plus tard, il est beaucoup plus serein, et a même profité du passage de son ancienne équipe à Montréal pour faire un brin de jasette avec son ancien DG Mike Grier.

« J’avais eu une bonne entrevue de fin de saison, a rappelé Vlasic. Ils m’ont dit que je jouais bien, surtout défensivement, et qu’ils aimaient que j’agisse comme mentor pour les jeunes. Ils m’ont dit qu’ils voulaient que je continue de le faire la saison suivante, alors quand je suis parti, je pensais que j’allais être de retour.

« Ça fait plus d’un an et demi. J’ai croisé "Griersy" et je lui ai demandé comment il allait. Je n’ai pas de rancœur. J’aime cette ville, j’aime cette équipe et j’aime cette organisation. Après 10 mois, j’en ai plein les bras avec un nouveau-né. Je me concentre sur mon rôle de père, et les Sharks sont passés à autre chose. Je continue à suivre ce qui se passe à [San Jose]. Mais beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. »

S’il se concentre sur son rôle de père pour le moment, le défenseur québécois n’a pas écarté un retour dans le monde du hockey dans un autre rôle, même s’il ne pense pas qu’un tel retour est imminent.

« C’est encore trop tôt, je ne sais pas encore, a répondu Vlasic. En ce moment, j’élève mon enfant, et si j’en ai un autre, je vais être encore plus occupé, ce qui serait super. J’adore mon quotidien, et c’est ce qui m’occupe en ce moment. »

S’il renoue avec le hockey, il aura une autre occasion de réaliser son rêve et de soulever la Coupe Stanley. Si son palmarès n’est pas à dédaigner, lui qui a notamment remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Sotchi avec le Canada en 2014, il aurait aimé procurer aux Sharks leur premier championnat de la LNH.

« Le rêve demeure de remporter la Coupe, mais j’ai le sentiment d’avoir accompli bien des choses au cours de mes 19 années là-bas, a noté Vlasic. C’est difficile de gagner dans cette ligue. Ce ne sont pas toutes les équipes qui parviennent à gagner, mais je crois que pendant la majeure partie de mon passage là-bas, nous avions une excellente équipe et nous avions une chance de gagner chaque année. 

« Je suis heureux d’avoir pu disputer toute ma carrière à San Jose. J’ai adoré ça là-bas. Je ne connaissais rien de cette ville avant d’y aller la première fois, et c’est maintenant l’un de mes endroits préférés. Les gens, la météo, la région, mon quartier… tout est fantastique. »

Vlasic possède d’ailleurs encore sa maison en Californie et y retourne fréquemment avec sa famille. Il entend continuer à traverser le continent nord-américain pendant quelques années. 

« Nous allons effectuer des allers-retours jusqu’à ce qu’elle soit en âge d’aller à l’école, puis nous allons prendre une décision, a expliqué Vlasic. Mais j’adore San Jose. Nous avons toujours aimé cette ville et la région. Nous allons y retourner et en profiter jusqu’à ce que nous devions décider d’une ville pour l’école. Pour le moment, nous pouvons voyager sans nous poser de questions. Nous ne nous sommes pas enracinés à un seul endroit. »