Quand il est devenu évident que Tkachuk n’avait pas l’intention de signer un nouveau contrat avec les Sénateurs, la machine à rumeurs s’est emballée et le bruit extérieur est devenu impossible à ignorer. La séparation a laissé des traces, et la réaction des partisans pourrait en témoigner mercredi soir.
« Si vous êtes mécontents : venez mécontents, a lancé l’entraîneur des Panthers, Paul Maurice. Si vous avez aimé le regarder jouer, venez le regarder jouer. Si vous vous sentez trahis, assumez-le. Exprimez ce que vous ressentez, peu importe ce que c’est. C’est ça, le hockey et le sport professionnel. »
Une image à défendre
Signe qu’il s’attend à un accueil houleux, Tkachuk a réitéré son souhait de se servir des chandails qui pourraient être lancés sur la patinoire pour lever des fonds pour des œuvres caritatives.
« Il y a certaines choses qui ont circulé et qui n’étaient pas vraies, a expliqué Tkachuk. Le fait que des gens se soient demandé où était ma tête dans les derniers temps et qu’ils aient douté de mon engagement envers l’équipe a probablement été la partie la plus difficile de ce processus.
« Jusqu’à mon dernier match, je pouvais me regarder dans le miroir en sachant que j’avais consacré énormément de sueur, de sang et de larmes à cette équipe et à cette organisation. »
C’est justement cette façon acharnée de jouer, soir après soir, qui avait fait de lui l’un des favoris de la foule d’Ottawa. Et c’est cette image qu’il espère préserver quand la poussière sera retombée, malgré les circonstances de son départ.
« De mon côté, je sais que j’ai tout donné : du sang, de la sueur et des larmes, a conclu Tkachuk. J’ai tout donné et j’ai essayé de le faire chaque soir. Que ce soit en marquant un gros but ou simplement en apportant de l’émotion et de la robustesse, je me suis toujours donné à fond.
« J’espère donc qu’on se souviendra de moi comme d’un gars qui se donnait à 100 % en tout temps. »