La foule du Centre Bell n’a jamais eu peur de se faire entendre, mais elle aurait peut-être dû se garder une gêne envers Macklin Celebrini, mardi. L’habile attaquant a été le fer de lance de la remontée des Sharks de San Jose, qui l’ont emporté 4-3 en prolongation contre les Canadiens de Montréal.
Il faut dire que les partisans du Tricolore avaient de bonnes raisons d’être confiants. Après deux périodes, leurs favoris menaient 3-1 et dominaient complètement les visiteurs, qui disputaient un deuxième match en autant de soirs. Le but de Celebrini, qui avait ouvert la marque à 13:49 de la première période, avait été le seul moment de réjouissance pour les Sharks.
Mais le vent a tourné quand Michael Misa a réduit l’écart à 3-2 lors d’une montée à 2-contre-1 à 5:36. Pendant que les joueurs du Tricolore jouaient nerveusement et versaient dans l’indiscipline, les Sharks s’affirmaient de plus en plus, avec Celebrini qui donnait le ton. Fouetté par les huées à son endroit chaque fois qu’il touchait la rondelle, le capitaine a mis la table pour le but de Tyler Toffoli en avantage numérique qui créait l’égalité en milieu de troisième. Puis en prolongation, c’est lui qui a donné la victoire à San Jose alors qu’encore une fois, un joueur du CH était au cachot.
« C’était une première pour moi! », a noté Celebrini à propos des huées. « Comment aurais-je pu ne pas les entendre? C’était génial! Je suis vraiment content que nous ayons été capables d’aller chercher la victoire. »
La prestation du prolifique attaquant de 20 ans est arrivée à un bon moment pour les Sharks, qui venaient de perdre quatre de leurs cinq matchs précédents (1-3-1), dont celui de lundi au compte de 3-1 contre les Maple Leafs de Toronto. Pour une jeune équipe qui semble en voie de passer à la prochaine étape de sa reconstruction et dont les attentes sont beaucoup plus importantes cette saison, cette mauvaise séquence aurait pu peser lourd en début de saison.
« Nous avons tous connecté, a expliqué Celebrini. Nous savions ce que nous voulions faire, et tout était facile à prédire. (L’entraîneur-chef Ryan Warsofsky) nous a parlé quand il est arrivé dans le vestiaire (après la deuxième période), et nous avons mis son message en application quand nous sommes revenus sur la glace. »


















