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Même s’il a été parachuté dans le rôle d’entraîneur-chef des Blue Jackets de Columbus, Pascal Vincent a assuré que ses troupiers et lui sont prêts à se mettre au travail sur des bases solides. 
 
Jusqu’à dimanche, Vincent croyait qu’il allait amorcer la saison dans le rôle d’entraîneur associé, comme lors des deux dernières saisons à Columbus. C’était avant que Mike Babcock, embauché le 1er juillet, quitte ses fonctions dans la foulée de révélations selon lesquelles il a demandé à des joueurs d’avoir accès à leur téléphone cellulaire pour consulter leurs photos. 
 
Vincent était à Traverse City, au Michigan, où les Blue Jackets disputaient un tournoi de recrues, lorsqu’il a appris qu’il prenait les rênes de l’équipe. Une situation loin d’être idéale, considérant que le camp d’entraînement des Blue Jackets commence mercredi, mais qui n’inquiète pas le principal intéressé. 
 
« Il y a un paquet de choses qui ont été faites cet été pour nous préparer pour le camp d’entraînement, a expliqué Vincent. Nous nous sommes rencontrés tout l’été, et le personnel d’entraîneurs a travaillé sur plusieurs choses. Il y a des petits ajustements que nous voulons faire pour que ce soit un peu plus à notre goût, mais le gros du travail a été fait cet été, donc la transition devrait se faire facilement. 
 
« C’est déjà réglé », a ajouté Vincent en parlant du dossier Babcock. « […] Nous avons eu une réunion (avec les joueurs pour officialiser sa nomination) et à partir de là, nous regardons vers l’avant. Il y a beaucoup de distractions à l’extérieur de l’organisation, mais les joueurs de la Ligue nationale sont des adultes, des hommes, des professionnels. Il y a des échanges qui arrivent et des situations qui se produisent au cours d’une saison, mais ce sont des gars qui tournent la page relativement vite. » 
 
Vincent, qui aura 52 ans vendredi, accède enfin à un poste d’entraîneur-chef après avoir gravi les échelons progressivement. Le Lavallois a dirigé dans l’organisation des Jets de Winnipeg de 2011 à 2021, notamment comme entraîneur-chef de leur club-école dans la Ligue américaine de hockey à partir de 2016. Il s’est joint au personnel des Blue Jackets le 24 juin 2021. 
 
Il est d’avis que cette expérience acquise au fil des années l’aidera à prendre ses aises rapidement, tout comme le fait qu’il connait bien l’organisation. Vincent devra notamment composer avec le défi de passer d’entraîneur associé à entraîneur-chef. Il ne sera plus la courroie de transmission entre les joueurs et l’entraîneur, mais plutôt celui qui devra avoir les conversations difficiles lorsqu’elles s’imposent, ce qui va forcément modifier la relation qu’il entretenait avec ses troupiers. 
 
« Lorsque j’ai été engagé comme entraîneur adjoint, je n’essayais pas de prouver aux autres que je pouvais être un entraîneur-chef. J’avais signé un contrat comme entraîneur adjoint, et la meilleure façon de l’expliquer est de dire que j’essayais d’être l’entraîneur adjoint que j’aurais voulu engager moi-même comme entraîneur-chef. 
 
« C’est certain que la relation avec les joueurs comme adjoint est un peu différente, mais quand j’ai quelque chose à dire, je n’hésite pas à le dire, peu importe mon rôle. Comme je l’ai dit aux joueurs, mon rôle a changé, donc ce sera une description de tâches différente. Mais je ne joue pas de ‘game’. Je suis Pascal Vincent, je ne suis pas quelqu’un d’autre. Je ne suis pas un Pascal Vincent différent parce que je suis adjoint ou entraîneur-chef. » 
 
Les Blue Jackets ont terminé la dernière saison à l’avant-dernier rang du classement général de la LNH (25-48-9), un rendement dicté par les nombreuses blessures qui ont affligé l’équipe. Un total de 41 patineurs ont enfilé l’uniforme de Columbus, et seulement neuf d’entre eux ont disputé plus de 65 matchs. 
 
Le directeur général Jarmo Kekalainen a été actif pour améliorer son équipe, surtout à la ligne bleue en faisant l’acquisition des défenseurs Damon Severson et Ivan Provorov, des Devils du New Jersey et des Flyers de Philadelphie respectivement. C’est sans compter l’ajout de l’attaquant de 18 ans Adam Fantilli, sélectionné au troisième rang du dernier repêchage. 
 
Le pilote québécois a donc bon espoir de voir ses hommes rebondir et il a promis d’aligner une équipe structurée, rapide et qui aura une méthode de travail propre à elle. 
 
« J’ai une vision de comment nous allons jouer, de l’attitude et de la culture que je vais imposer, a-t-il souligné. Tout le monde veut être respecté, mais ce respect-là, il se gagne. Donc nous allons aller chercher ce respect-là avec la façon dont nous allons jouer. Nous avons eu tellement de blessés l’an passé et nous avons placé tellement de joueurs dans des positions difficiles. Oui, ils avaient 12, 15 ou 18 minutes de temps de glace par match, mais ils n’étaient pas dans des positions pour réussir. 
 
« Pour ce qui est de comment la chimie et tout le reste vont s’installer, on se reparle après le camp d’entraînement. J’aurai une bien meilleure réponse. »

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