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Un retour sur les débuts de Marleau à l'approche de son match record

Granato, Hrudey et plusieurs autres ont partagé leurs souvenirs de l'attaquant des Sharks, qui va battre la marque de Howe pour les parties jouées

par Mike Zeisberger @Zeisberger / Journaliste NHL.com

Patrick Marleau a affiché ce sourire en coin si typique de lui quand on lui a demandé quel était son souvenir le plus marquant de son premier match dans la LNH il y a 24 ans.

« La première chose qui me vient en tête, c'est Bryan Marchment, qui a tenté de me sonner les cloches avec une bonne mise en échec à ma première présence », a répondu l'attaquant des Sharks de San Jose. « Par chance, j'ai dû trébucher ou faire quelque chose, car je suis tombé et je n'étais plus dans son chemin.

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« C'est probablement ce dont je me souviens le plus. »

Marleau a admis qu'il a évité un désastre en esquivant de justesse la tentative de mise en échec du robuste défenseur des Oilers d'Edmonton. C'est grâce à ce genre de jeu que le vétéran est sur le point de marquer l'histoire de la LNH en devenant le joueur ayant disputé le plus de matchs.

Le joueur de 41 ans a disputé 1767 rencontres, égalant le record détenu par le membre du Temple de la renommée Gordie Howe. Il va s'emparer du premier rang de tous les temps quand les Sharks vont rendre visite aux Golden Knights de Vegas lundi (22 h HE; ATTSN-RM, NBCSCA, NHLN, NHL.TV), 6108 jours après avoir fait ses débuts dans la LNH avec les Sharks contre les Oilers le 1er octobre 1997.

« C'est fou de penser à tous ces jours et à ces matchs qui ont passé », a affirmé l'ancien gardien Curtis Joseph, qui a stoppé 36 des 39 tirs de San Jose dans la victoire de 5-3 à l'étranger d'Edmonton au SAP Center ce soir-là. « Être en mesure d'éviter des mises en échec comme celle de Marchment pendant toutes ces années, éviter les blessures, ne pas tomber malade et demeurer en santé, c'est extraordinaire. »

Marleau en a fait du chemin depuis que les Sharks l'ont sélectionné au deuxième rang total du Repêchage 1997 de la LNH. Puisque sa fête est le 15 septembre, il n'était encore qu'un adolescent de 17 ans quand le camp d'entraînement s'est amorcé plus tôt ce mois-là.

« Bien sûr, beaucoup de choses lui sont arrivées depuis ce premier match, ce premier camp d'entraînement », a indiqué Kelly Hrudey, qui était alors gardien avec les Sharks. « Mais Patty demeure la même personne humble. Les choses ne tournent jamais autour de Patty, c'est toujours l'équipe qui passe en premier. »

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Marleau a récolté 1196 points (566 buts, 630 passes) en 1767 parties dans la LNH avec les Sharks, les Maple Leafs de Toronto et les Penguins de Pittsburgh. Il a amassé 127 points (72 buts, 55 aides) en 195 matchs des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Alors que cette soirée historique approche, LNH.com s'est entretenu avec Marleau, Marchment, Joseph, Hrudey et plusieurs autres au sujet de son premier match dans la LNH.

Les Sharks avaient maintenu une fiche de 27-47-8 en 1996-97 et ils étaient en reconstruction quand ils ont sélectionné Marleau, tout de suite après que les Bruins de Boston eurent jeté leur dévolu sur l'attaquant Joe Thornton au premier rang total lors du Repêchage 1997. Le directeur général de San Jose Dean Lombardi comptait sur des vétérans comme Hrudey et Tony Granato pour veiller sur le petit gars de la campagne, qui arrivait d'Aneroid, en Saskatchewan, et qui venait d'amasser 125 points (51 buts, 74 passes) avec Seattle, dans la Ligue de hockey de l'Ouest (WHL).

Granato : « Je me rappelle que Dean était venu nous voir, les vétérans et moi, pour nous dire : "Nous avons un jeune qui arrive d'une petite ville au Canada. Il fait partie de notre avenir et nous sommes heureux d'avoir pu le repêcher. Il est spécial et il va être important pour cette organisation, donc aidez-le." Nous savions tous qui il était lorsqu'il est débarqué au camp d'entraînement. Il était tellement humble et talentueux. Il n'a pas déçu. »

Hrudey : « Nous avons fait tout un travail pour prendre soin de lui. Regardez ce qu'il a accompli (rires). Mais je suis sérieux. Il est venu habiter avec moi et ma famille, et ç'a été un plaisir. Il était discret et humble. »

Marleau : « C'était énorme pour moi de pouvoir faire partie de la famille d'un vétéran. Ils m'ont accueilli dans leur maison. J'habitais dans la maison d'invités, mais j'étais toujours là pour les repas. J'ai même aidé Kelly et Donna à emballer les cadeaux de Noël de leurs enfants. Je pouvais avoir l'avis de Kelly sur certaines choses. J'ai appris plusieurs choses de lui sur la glace et à l'extérieur : les contrats et la manière dont ça fonctionne dans la LNH. Je ne pourrai jamais assez les remercier, lui et sa famille, pour ce qu'ils ont fait pour moi pendant cette première année. »

Randy Hahn (descripteur des matchs des Sharks) : « Darryl Sutter venait d'être embauché comme entraîneur, et il fallait que les joueurs marchent droit. Ses mentors étaient Mike Keenan et Scotty Bowman. Il y avait une école de pensée selon laquelle ce jeune homme de 17 ans allait être renvoyé dans les rangs juniors. Mais Darryl a évidemment vu quelque chose en lui. »

Sutter : « Il n'était qu'un petit gars d'une petite ville qui voulait jouer dans la LNH et il tentait de s'acclimater à tout ça. Tu n'avais pas grand-chose à faire avec Patty, à part lui dire de travailler fort. Et c'est exactement ce qu'il faisait : il travaillait fort. Ça lui a permis d'aller loin. Quand on y pense, il est le modèle du joueur parfait. »

Marleau : « Apprendre des choses comme me replier défensivement tôt dans ma carrière avec Darryl m'a permis de connaître une longue carrière et de jouer autant de matchs. Quand tu affrontes les meilleurs trios adverses pendant la majeure partie de ta carrière, tu dois être capable de tenir ton bout dans ton propre territoire. »

Granato : « Ce dont je me souviens encore plus que son premier match est un de ses buts dans une partie préparatoire, quelques jours avant qu'il ait 18 ans. Je pense que c'était à San Diego. Voilà un jeune de 17 ans qui marquait, et tout le monde se disait qu'il était un joueur spécial. »

Hrudey : « Plusieurs choses m'ont marqué rapidement chez Patty. D'abord, sa façon de dégainer rapidement. Deuxièmement, son coup de patin. Je me souviens d'une fois où nous venions de terminer un exercice au camp, et je me suis rendu vers le banc pour prendre une gorgée d'eau. Tony était là. Nous avions été coéquipiers avec les Kings de Los Angeles. Il m'a regardé et il m'a dit : "Je ne peux pas croire à quel point il est rapide." C'est ce qui m'a marqué dans l'aspect hockey. L'autre chose, c'est qu'il me rappelait moi-même, quand j'avais commencé avec les Islanders de New York. J'étais gêné et j'écoutais, mais je ne parlais pas beaucoup, exactement comme Patty. C'est un peu pour ça que je lui ai demandé de venir habiter avec notre famille. »

Granato : « Il incarnait ce dont nous avions besoin. Nous n'avions pas seulement besoin de talent, mais aussi d'une personnalité nouvelle, de quelque chose qui lancerait cette concession à San Jose. Il y avait donc beaucoup de pression à son endroit de ce point de vue. Mais il ne l'a jamais démontré. »

Hahn : « Patty n'était pas orgueilleux. Mais même à l'époque, il avait ce sourire subtil, ce signe de confiance en soi. C'est comme s'il savait qu'il pourrait connaître du succès, peu importe ce que les gens pensaient. »

Pat Brisson (agent de joueurs dans la LNH) : « Il n'a pas changé. Je ne le représentais pas à l'époque, mais je savais qu'il était un joueur doué. Maintenant que j'ai appris à le connaître, je dirais que le fait qu'il n'a jamais changé en dit beaucoup sur Patty. »

Lorsque le soir de la partie est arrivé, Marleau a reçu une ovation debout quand on l'a présenté dans la cérémonie d'avant-match. Il a joué 12:15 à ses débuts dans la LNH, a été utilisé en avantage numérique et a décoché trois tirs au but. Pendant ce temps, ses fiers parents Denis et Jeannette travaillaient à la ferme d'Aneroid.  

Marleau : « Personne n'y était. Ils ont voyagé pour les traditionnels matchs offerts par l'équipe aux parents lors de votre premier contrat. Alors j'étais seul. Mais je savais qu'ils regardaient pour me soutenir, ça signifiait beaucoup pour moi. »

Hrudey : « Patty était discret et timide, alors s'il était nerveux pour ce premier match, il ne m'en a pas fait part. Comme je l'ai dit, nous, les vétérans, étions protecteurs à l'endroit de Patty. Il n'y avait aucune intimidation de notre part. Nous ne faisions rien de ridicule pour rendre un jeune joueur mal à l'aise. Nous étions là pour l'aider. En fonction de ce qu'il a accompli, je dirais que ç'a fonctionné. »

Granato : « Les attentes étaient-elles trop élevées envers lui? Absolument pas. Même lors de ce premier camp, ce premier match, il vous regardait avec une petite étincelle dans les yeux et son petit sourire narquois comme s'il disait "Je m'en charge". Ça n'a jamais changé. »

Marchment : « Il dit avoir heureusement évité une mise en échec de ma part lors de sa première présence? Il est trop gentil. Ce dont je me souviens de cette rencontre, c'est qu'il m'a écrasé. Je me souviens m'être rendu au banc en pensant : "Mais qui est ce jeune? " Il était un enfant, mais un homme à la fois. C'était une mise en échec légale, mais il m'a secoué. C'était un solide contact près du banc. Ça fait très longtemps, mais je me souviens de la mise en échec. Je ne me souvenais cependant pas que c'était lors de son premier match dans la Ligue nationale de hockey. »

Joseph : « En jouant contre lui, tu réalisais qu'il était un patineur très fluide. Il avait besoin de faire seulement une enjambée quand d'autres se devaient d'en faire deux ou trois. Il fallait toujours savoir où il était sur la glace parce qu'il pouvait se rendre du point A au point B en un instant. »

Marchment : « Comme la plupart d'entre nous à l'âge de 17 ou 18 ans, nos visages montraient que nous étions des enfants. Mais en plus de son talent, Patty avait un corps déjà très développé. Il pouvait s'en servir. »

Granato : « Quand on regarde en arrière, on voit que ce qu'il a accompli est incroyable. Mis à part Wayne Gretzky, avec qui j'ai joué à Los Angeles, je ne voyais pas qui pourrait battre les records de Gordie. Et voilà que Patty est sur le point de battre un de ceux-là. Ce que cela signifie est que Patty est sur le point de devenir un immortel dans le monde du hockey. Et il le mérite amplement. »

Marchment est aujourd'hui dépisteur pour les Sharks. Granato est l'entraîneur de l'Université du Wisconsin. Hrudey est analyste pour Sportsnet et pour la Soirée du hockey au Canada. Hahn est le descripteur et la voix des Sharks depuis la saison 1991-92. Sutter est l'entraîneur des Flames de Calgary. Joseph est ambassadeur pour les Maple Leafs de Toronto. Brisson agit à titre d'agent pour Marleau depuis plusieurs saisons.

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