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Touchette : Ils apprennent vite, les Maple Leafs

Les Maple Leafs de Mike Babcock et Auston Matthews grandissent plus vite que prévu

par Serge Touchette / Chroniqueur LNH.com

Pincez-moi quelqu'un.

Les Maple Leafs de Toronto gagnent.

Et souvent.

Ce n'est pas la première fois, direz-vous, qu'ils nous font le coup. Vrai. 

Dans le passé, ils ont déjà connu de superbes séquences qui supposaient la fin prochaine de leurs années de misères.

Mais ce n'était qu'illusion. Ils remontaient pour mieux retomber.

Et parfois encore plus bas qu'avant.

Or les revoilà de nouveau en pleine escalade. Et ils grimpent de plus en plus vite. Cette fois, on a presqu'envie d'y croire.

Le mirage des dernières années a, semble-t-il, cédé la place à une réalité qui, graduellement, s'impose à travers la LNH.

Ils grandissent plus vite que prévu, les Maple Leafs.

En début de saison, ils étaient encore au jardin de l'enfance. Aujourd'hui, ils sont sur le point de compléter leur secondaire.

Et avec grande distinction, s'il vous plait.

Finies les blagues

Non, ils ne font plus rire personne, les Maple Leafs.

Finies les mauvaises blagues, les propos teintés de cynisme à leur égard.

Ils ont été très bons en première moitié de saison et ils risquent d'être encore meilleurs en deuxième moitié.

Ils mûrissent à vue d'œil. Ils gagnent plein de matchs qu'ils avaient l'habitude de perdre.

Après leurs 41 premiers matchs, ils montrent 48 points. La dernière fois qu'ils ont réalisé un parcours de 41 matchs aussi fructueuse, c'était en 2012-13 alors qu'ils avaient accumulé 51 points, mais c'était seulement une saison de 48 matchs en raison du lockout. Et les Maple Leafs ont participé aux Séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la seule fois seulement au cours des 12 dernières campagnes.

Pourquoi faudrait-il les prendre au sérieux cette fois ?

Bonne question.

Parce qu'ils sont jeunes. Et doués. Et certainement merveilleusement bien dirigés par un homme, Mike Babcock, qui n'a plus rien à prouver.

Comme Kane et Toews

Leurs jeunes loups font des merveilles. À commencer, bien sûr, par Auston Matthews, premier choix du repêchage 2016 de la LNH et sérieux candidat au trophée Calder, et Mitch Marner, qui n'est pas moins impressionnant.

L'autre jour, l'entraîneur des Blackhawks de Chicago, Joel Quenneville, dans une entrevue accordée à la radio, a comparé la fondation de la concession des Maple Leafs (Matthews et Marner) à celle qui a fait la gloire des Blackhawks (Jonathan Toews et Patrick Kane) au cours des dernières années.

Un bien beau compliment que celui-là, un compliment qui confirme que les Maple Leafs, aux yeux des observateurs les plus avertis, n'ont plus rien d'un feu de paille, d'un mirage.

Mais le succès des Maple Leafs, on s'entend, n'est pas uniquement l'affaire de Matthews et Marner, qui totalisent 37 et 35 points respectivement.

Pour un, Nazem Kadri connait les meilleurs moments de sa carrière. Il a déjà marqué 18 buts. C'est un de plus que son total de la dernière campagne.

À cette liste, il faut aussi ajouter les noms de James van Riemsdyk et du défenseur Morgan Rielly, qui a rapidement chaussé les bottines du vétéran Dion Phaneuf, échangé aux Sénateurs d'Ottawa l'an passé.

Divertissants

Les Maple Leafs ne sont pas seulement une excellente équipe à en devenir.

À cause de leur vitesse, ils sont spectaculaires, souvent imprévisibles.

Il n'y pas si longtemps, quand les Maple Leafs jouaient à la télé, bien des gens n'avaient qu'une envie: changer de poste.

Et vite à part à ça.

Ce temps-là, vraisemblablement, est révolu.

Aujourd'hui, ils changent de poste dans le but justement ... de voir jouer les Maple Leafs.

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