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La nouvelle réalité de Tom Wilson

L'attaquant des Capitals est conscient qu'il devra changer sa manière de jouer pour éviter d'être suspendu à nouveau

par Nicolas Ducharme @nicolasducharme / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - La saison s'est amorcée beaucoup plus tard que prévu pour Tom Wilson. Suspendu pour 20 rencontres après avoir frappé à la tête Oskar Sundqvist des Blues de St. Louis lors du calendrier préparatoire, l'attaquant comprend maintenant qu'il devra changer son style de jeu pour demeurer un atout pour les Capitals de Washington.

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La suspension de Wilson, qui a finalement été d'une durée de 16 rencontres après avoir été réduite par un arbitre indépendant, n'était pas sa première. Depuis le calendrier préparatoire de 2017, il a écopé de quatre suspensions, dont deux fois pour mise en échec à la tête. Face à cette accumulation, le Département de la sécurité des joueurs de la LNH y est allé d'une sanction exemplaire en début de saison. Le message semble avoir fait effet.

« Je ne peux plus manquer autant de matchs et me retrouver dans les estrades », a reconnu Wilson, lundi après l'entraînement de l'équipe à quelques heures du duel face aux Canadiens de Montréal (19 h 30 (HE); RDS, TSN2, NBCSWA, NHL.TV. « Peu importe ce que je dois changer, je dois le faire. Je vais devoir laisser faire certaines mises en échec. Ces mises en échec percutantes qui changeaient l'allure d'une partie et qui ont toujours fait partie du hockey, c'est un gros risque aujourd'hui. Le Département de la sécurité des joueurs met beaucoup l'accent sur ce type de contact. Parfois, ça ne vaut plus la peine. Tu dois jouer avec intensité, mais de la bonne manière. Je dois avant tout être sur la patinoire pour aider l'équipe. »

Wilson peut en effet aider son équipe. Même s'il traîne une certaine réputation à la suite de ses quatre suspensions, il est avant tout l'ailier droit au sein du premier trio des Capitals. Son rôle : créer de l'espace pour Alex Ovechkin et Evgeny Kuznetzov. C'est ce qui lui a permis d'obtenir 33 points à forces égales l'année dernière, alors que ses deux compagnons de trio en amassaient 56 et 52 respectivement. Durant son absence, l'entraîneur-chef Todd Reirden n'a pas semblé en mesure de lui trouver un remplaçant. Dmitrij Jaskin, Brett Connoly et Jakub Vrana ont tous joué entre 36 et 50 minutes avec les deux vedettes depuis le début de la saison.

Video: WSH@MIN: Wilson fonce au filet et fait 2-0

« Je n'ai jamais été le type de joueur qui cible des gars, qui frappe haut, a estimé Wilson. Sur la glace, je tente de donner de bonnes mises en échec. On ne me voit pas sortir le coude, le genou, darder un adversaire ou des coups salauds du genre. Malheureusement, mes dernières mises en échec n'ont pas eu le résultat désiré et je dois changer ça.

« C'est difficile parce que chaque contact est différent, a-t-il ajouté. Il y a des situations où tu peux tout faire de la bonne façon, être en contrôle de tout, dans la bonne position, tu ne te penches pas, tu ne sautes pas, tu ne sors pas le genou, mais ça ne finit pas comme tu voudrais. Les mises en échec à haute vitesse, c'est devenu risqué. »

Wilson a effectué son retour au jeu le 13 novembre contre le Wild du Minnesota. Il a marqué dès la première période en fonçant au filet. Alors que la rondelle entrait, il est entré en contact avec le gardien Devan Dubnyk et a été puni pour obstruction. Le but a tout de même été accordé.

Reirden a rapidement ajouté des responsabilités à Wilson. Après deux matchs en deux soirs, il avait une moyenne de temps de jeu de 16:39. Vendredi, contre l'Avalanche du Colorado, il a été sur la glace pendant 24:24 et a amassé deux passes. Comme quoi les 16 rencontres manquées n'ont pas eu une trop grande incidence sur son conditionnement physique.

« C'est facile de se garder en forme quand tu patines tous les jours pendant et après l'entraînement, tout seul. Mais les petites choses, les petits jeux, la rouille, le positionnement, patiner à la vitesse du jeu, les contacts, tu ne peux pas reproduire ça dans un entraînement. Je dois jouer plus et je crois qu'en disputant 24 minutes, j'ai un peu réussi. Je ne dois maintenant plus regarder en arrière et j'espère aider l'équipe », a-t-il conclu.

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